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De quoi Macron est-il vraiment le « non » ?

9 août 20177
De quoi Macron est-il vraiment le « non » ? 4.75/5 40 votes

Il est temps pour La Plume de revenir enfin plus en détails sur la dernière élection présidentielle et accessoirement sur les législatives qui ont suivi, sur la défaite finalement assez cinglante du camp patriote lors de ces deux scrutins, et sur l’intronisation d’Emmanuel Macron à la tête de l’Etat français. Que signifie réellement sa victoire, et de quoi est-elle véritablement le « non » ? Je vous propose ici quelques éléments de réponse…

Macron à l’Elysée : petit historique d’un véritable putsch médiatico-électoral

Jusqu’à l’ultime minute précédant la proclamation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, le dimanche 23 avril, nous fûmes sans doute très nombreux à espérer, à croire même – et presque dur comme fer – que la baudruche politico-médiatique Macron, cet objet électoral improbable lancé comme une nouvelle marque de lessive qui laverait plus blanc par la quasi-totalité de notre médiacrature, baudruche gonflée par celle-ci (et jusqu’à l’overdose) à l’hélium du politiquement correct, des libéralismes économique et sociétal débridés, de l’européisme et de l’atlantisme béats, c’est-à-dire, n’ayons pas peur des mots, au carburant frelaté – mais très en cour dans nos « élites » fort peu nationales – de tout ce qui constitue l’antiFrance, exploserait en plein vol à l’issue du premier tour de scrutin.

Non ! Décidément, on nous l’avait bien trop survendu, cet « homme neuf » qui avait pourtant passé les cinq années du pitoyable quinquennat hollandien à être le plus proche conseiller, ou carrément le Ministre de l’économie du pire Président de ces cinquante dernières années. Cet ectoplasme surgi de presque nulle part qui était son poulain politique, son candidat de remplacement, sa peau de banane jetée sous les pieds électoraux du parti de la rue de Solferino, après son lâchage par celui-ci en rase campagne électorale, sa réponse machiavélique enfin au monumental coup de pied au cul électoral que lui promettaient tous les sondages d’opinion en cas de candidature jusqu’au-boutiste à sa propre succession.

Comment diable cet insipide « puceau électoral », tout droit sorti de la banque Rothschild, qui avait endossé, inspiré ou incarné toutes les pathétiques décisions, tous les dérisoires bégaiements, tous les consternants renoncements du bibendum élyséen, parviendrait-il à passer aux yeux des Français pour la réponse adéquate, pour le remède à la purge qu’ils venaient de se fader jusqu’à l’indigestion pendant cinq ans ? Comment diable le télévangéliste éructant et grotesque de ses meetings de campagne, comment le thuriféraire de la « pensée printemps » pourrait-il emporter les suffrages en assez grand nombre pour ne pas se gaufrer spectaculairement dès le premier tour de scrutin ?

Il suffisait aussi de se rappeler, et sur le fond plus encore que sur la forme, certaines de ses déclarations plus sidérantes les unes que les autres, avant ou durant la campagne, comme celles sur la non-existence de la culture nationale ou sur le « crime contre l’humanité » colonial français, pour se persuader que, certes déjà rudoyés par les cinq dernières présidences de la Cinquième République et bien plus singulièrement encore par celles des deux derniers locataires de l’Elysée, les Français, considérés jusqu’alors comme constituant un peuple éminemment « politique », attaché à ses singularités civilisationnelles et sociales, renverraient aux poubelles de l’histoire électorale, comme le premier Balladur, le premier DSK ou le dernier Juppé venus, ce nouveau candidat providentiel et « incontournable » que nos zélites voulaient une fois de plus nous coller à l’Elysée, pour qu’au fond, même sous le vernis fallacieux de la jeunesse triomphante… rien ne change vraiment !

Mais hélas, comme le dit le dicton, « le diable se cache toujours dans les détails » et même, lorsque le système en éprouve vraiment le besoin, lorsque le péril « populiste » pointe dangereusement le bout de son nez, dans un certain et célébrissime « point de détail »… fusse-t-il nécessaire de le ressortir encore et encore, celui-là, et depuis plus de trente ans malgré la retraite politique presque actée de son géniteur, de la naphtaline « politichienne » où il devrait depuis longtemps croupir, à chaque fois que le besoin oligarchique et antinational s’en fait plus ou moins sentir… C’est malheureusement, encore et toujours, dans les vieilles marmites bienpensantes qu’on fait les meilleures tambouilles électorales.

Un triomphe présidentiel en trompe-l’œil

Si le candidat porté jusqu’à plus soif par l’oligarchie et toute la caste médiatique est bien « parvenu » (un mot particulièrement de circonstance) à décrocher l’Elysée, l’opération d’ingénierie sociale qu’à réussi à mener à bien le système n’est pourtant pas celle qu’on croit, et si l’on regarde plus attentivement les chiffres de l’élection, au premier comme au second tour, le constat final que nous devons tirer de cette « réussite » consternante est à nuancer très fortement.

En effet, lors d’une élection présidentielle, l’électorat choisi au premier tour le candidat qui emporte au plus près son adhésion (par son positionnement sur l’échiquier politique, son programme, sa personnalité, etc.), puis il compare les deux concurrents restés en lice et, en fonction des mêmes éléments qui lui sont propres, mais aussi de la dynamique du moment et, il faut bien le constater, de l’atmosphère médiatique de l’époque, il effectue un choix final, très souvent donc par défaut. Pour résumer, au premier tour, il vote « pour », et au second, il vote « contre », il dit initialement « oui », et finalement « non ».

Ce constat, presque toujours vérifié lors des scrutins présidentiels français, est encore plus flagrant dans l’élection qui nous occupe. La belle affaire, diront certains : le résultat est le même, Macron est à l’Elysée ! Et bien non, justement : la différence est de taille, et nous allons le voir. Mais tout d’abord, un petit rappel des chiffres…

Au premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a obtenu à peine 24,01% des suffrages exprimés, Marine le Pen 21,30%, François Fillon 20,01%, Jean-Luc Mélenchon 19,58% (1). Ces quatre candidats sont arrivés très largement devant tous les autres, actant l’apparition d’un véritable « quadripartisme » jusqu’alors inédit en France, du moins dans cette presque égalité des quatre forces qui le composent.

Plus spectaculaire et inédit encore : le fameux, le fumeux clivage gauche-droite qui structurait la vie politique française depuis presque ses origines a pour bonne partie volé en éclats, la République en Marche de Macron se goinfrant largement (en terme de personnel politique) aux râteliers traditionnels de la gauche socialiste et de la droite dite « de gouvernement ».

Mieux : dans ce qui demeure encore vivace de cette naguère si structurante opposition entre la gauche et la droite est apparue, pour la première fois et d’une façon particulièrement spectaculaire, une séparation très nette entre les mondialistes d’un côté (PS et EELV à « gauche », LR et UDI à « droite ») et les souverainistes de l’autre (France Insoumise à « gauche », Front National, DLR, UPR et… Jean Lassalle à « droite »).

Ce double constat (implosion du clivage gauche-droite, apparition d’un nouveau clivage mondialisme-souverainisme) a d’ores et déjà eu des conséquences considérables sur la vie politique française, en rendant caduques les rapports de forces jusqu’alors en place, en atomisant les deux principaux partis de gouvernement qui se partageaient le pouvoir depuis plus de trente ans, et il en aura forcément encore plus à l’avenir, et notamment sur la suite des évènements qui pourraient, qui devraient intervenir durant le présent quinquennat.

Allons plus loin encore dans la relecture des chiffres : si Emmanuel Macron a bien obtenu 24,01% des suffrages au premier tour, un score historiquement bas pour un futur Président de la République, il n’a en réalité obtenu que 18,19% des inscrits (une fois déduits les votes blancs et les abstentions), et même… à peine 15% des suffrages des Français, si l’on prend aussi en compte nos concitoyens en âge de voter qui ne se sont pas inscrits sur les listes électorales ! Et pourtant, cela lui a suffi, mode de scrutin et vote « contre » aidant, pour poser ses valises oligarchiques à l’Elysée…

Une victoire « légale », mais une totale illégitimité démocratique

Si l’on fait les mêmes observations et calculs avec le résultat des élections législatives, l’illégitimité démocratique est encore plus effarante : abstention (51,30%), votes blancs, non inscrits… au final, la République en marche n’a obtenu au premier tour des législatives que 13,4% des inscrits… soit, si l’on fait le même calcul que précédemment, l’adhésion réelle d’environ 10% des Français en âge de voter (2) ! L’habituel, le presque mécanique phénomène d’entraînement électoral, d’amplification du succès présidentiel lors des législatives n’a cette fois même pas eu lieu !  Moyennant quoi, par la magie d’un scrutin majoritaire à deux tours déjà totalement antidémocratique pour des élections à la députation, cette fois en plus combiné à l’irruption du quadripartisme évoqué plus haut, LRM a obtenu, à partir de ses 10% initiaux, une très confortable majorité absolue à l’Assemblée nationale (308 sur 577, soit plus de 53%) ! Avec donc à peine un Français sur dix convaincu, on peut aujourd’hui très confortablement, « hégémoniquement » même, gouverner la France… jamais sans doute l’écart entre le pays réel et le pays « légal » n’aura été aussi abyssal. Et on ose encore nous parler de « démocratie représentative » !

Contrairement à ce que beaucoup de commentateurs macronophiles, voire macronolâtres se sont évertués à nous faire croire, et malgré la propagande médiatique inouïe qui a précédé (mais aussi suivi) le scrutin, Emmanuel Macron n’a donc pas été choisi par les Français et triomphalement élu à la Présidence de la République. Mieux : seuls 15% d’entre eux on l’a vu ont vraiment été impactés par la diarrhée merdiatique (c’est le cas de le dire !) qui nous a été imposée. La véritable réussite – éclatante, tout de même ! – de notre médiacrature, de cette manipulation dont nous avons tous été les victimes plus ou moins consentantes, n’a donc pas été de nous convaincre de voter pour son improbable champion, pour sa « chose », mais bien de nous dissuader de voter pour ses adversaires souverainistes ou de droite gouvernementale au premier tour, puis de nous persuader de l’inutilité de voter contre lui au second. Essayons pour finir de regarder de plus près les raisons de cette réussite là, et d’en tirer les conclusions qui s’imposent si l’on veut pouvoir un jour inverser le cours des évènements…

Pas un vote « pour », mais un vote « contre » : de quoi Macron est-il le « non » ?

Le premier des refus qui s’est exprimé lors de cette séquence électorale est celui qui a sanctionné durement la candidature de François Fillon, et cela dès le premier tour des présidentielles.

Après le mandat catastrophique de François Hollande, la droite estampillée LR et son satellite centriste semblaient pourtant avoir un véritable boulevard électoral devant eux. La question, quelques mois avant le scrutin, n’était absolument pas de savoir si leur candidat allait pouvoir remporter la victoire, mais bien seulement de connaître le nom de celui qui poserait finalement le pied à l’Elysée : Juppé, Sarkozy, Fillon… le gagnant des primaires de la droite serait à coup sûr celui des élections présidentielles ! L’électorat LR sélectionna finalement le terne député de la Sarthe, l’ancien « collaborateur » du tout petit Nicolas : le soufflé oligarchique, le crâne en peau de fesse bordelais que cherchait à nous vendre le système (qui du coup se rabattra sur Macron) fit en effet un gigantesque flop, et plus personne ou presque ne voulait de l’ex-Pinocchio élyséen. Ce fut donc François Fillon qui, « finissant premier dans un sacré concours de circonstances », emporta à la surprise générale la timbale des primaires.

Certes, l’opération médiatique de grande ampleur qui fut alors lancée dans les pattes électorales de celui que nos élites antinationales trouvaient encore bien trop estampillé « France d’avant » (c’est assez dire où nous en sommes arrivés !), je veux bien entendu parler de l’« affaire Penelope », fit beaucoup pour déclencher sa défaite ou bien plus encore, sa déroute présidentielle… mais elle ne fût pas seule responsable de ce fiasco sans précédent, et loin s’en faut ! Tout d’abord, dans cette histoire de cornecul politicien abondamment relayée puis entretenue jour après jour par les médias, il n’y avait pas de « fumée sans feu » : il est évident que les généreux émoluments versés à la femme du Sarthois pendant des années étaient totalement indus, et donc réellement scandaleux. Les dégâts qui en découlèrent furent d’autant plus considérables que le gaillard n’avait eu de cesse, avec un culot, une indécence sans pareils, de se draper dans les habits immaculés – devenus fort rares en ces temps désolants – de la modestie, de la probité et du désintéressement ! De plus, son positionnement politique même, ouvertement « tatchérien », ses propositions économiques ultralibérales aux conséquences sociales probablement cataclysmiques, refroidirent très vite une bonne partie de l’électorat qui avait « voté sans savoir » et ainsi permis son improbable victoire lors des primaires. Dès le 23 avril, les Français dirent donc un « non » cinglant à François Fillon, qui ne revint même pas en deuxième semaine !

Le second refus a bien sûr été celui qui fût clairement adressé au second tour de scrutin à Marine Le Pen… j’ai déjà évoqué assez longuement, ici ou , les raisons de ce refus du vote pour la candidate souverainiste. La diabolisation qui, quoi que celle-ci puisse dire ou faire, perdure… le nom même de « Le Pen » qui fonctionne encore et toujours comme un véritable épouvantail pour une grand partie de l’électorat français… la peur du VRAI changement, celui-là… et bien sûr ses errements et impasses de campagne, ou le débat raté d’entre-deux tours… tout cela explique assez aisément son échec très net lors de la confrontation finale.

Deux « non » incontestables des Français, du moins de ceux qui sont allés voter, ont donc débouché sur l’élection – quelques semaines auparavant pourtant totalement improbable – d’Emmanuel Macron : celui adressé à une fausse « droite » de gouvernement, empêtrée jusqu’au cou dans son pathétique bilan des dernières décennies, dans ses mensonges et ses arrangements avec la morale, et celui opposé à une « ni droite-ni gauche » nationale qui s’est révélée… bien gauche, oubliant de mettre en avant ses fameux « fondamentaux » identitaires pourtant très majoritairement partagés dans l’opinion, au seul « bénéfice » (pour le système) d’une sortie de l’Euro certes nécessaire, mais anxiogène, et donc impossible à porter électoralement avec une quelconque chance de succès.

On peut d’ailleurs fort judicieusement rajouter à ces deux « non » un troisième, peut-être encore plus impressionnant : celui de tous ceux qui, pas satisfaits de l’offre politique qu’on leur proposait (ou simplement de l’incarnation qui en était faite), soit ne se sont pas déplacés pour voter, soit ont glissé un bulletin blanc ou nul dans l’urne (ce qui représente tout de même 34,03% des inscrits lors du second tour de la présidentielle, et… 61,56% lors du deuxième tour des législatives, excusez du peu !). La boucle était dès lors bouclée, et le putsch médiatico-électoral pleinement réussi !

Savoir enfin se retrouver, pour pouvoir enfin rebondir ?

Quel constat final dresser de ce tableau électoral, qui a tout, pour ceux qui ont la France au cœur, d’un champ de ruines… cachant pourtant à peine des trésors potentiels qu’il suffirait de vouloir ramasser ?

Premièrement, que le système, pourtant à bout de souffle, a encore les moyens (principalement médiatiques, mais aussi idéologiques) de retourner une situation fort périlleuse à son seul avantage.

Deuxièmement que désormais, très clairement, ni la droite de gouvernement (c’est une nouveauté), ni bien entendu le Front National (c’est beaucoup plus habituel) n’ont, et n’auront jamais plus sans doute les moyens, si le paysage politique conservateur ne s’ouvre pas radicalement, d’accéder seuls au pouvoir.

La droite, suite à un processus qui s’est enclenché dès le départ du général de Gaulle, a sans doute définitivement perdu le peuple, et le FN échoue encore et toujours à convaincre la bourgeoisie et les retraités. Ces deux électorats, devenus de façon irrationnelle totalement inconciliables dans les urnes, alors même qu’ils sont très majoritairement d’accord sur la plupart des sujets essentiels qui devraient structurer la vie politique lors des prochaines années (indépendance nationale, identité, valeurs, éducation, sécurité, refus de l’immigration et du communautarisme), ne se trouvant en réalité de vraies différences (et à mon sens pas incontournables) que sur le plan économique, doivent absolument désormais se retrouver, et le plus vite possible, s’ils veulent avoir une chance de sauver la France. A eux – c’est-à-dire à nous – d’inciter, de forcer même ceux qui prétendent encore nous représenter (fort peu) ou qui affirment aspirer à nous défendre (bien mal), à envoyer par-dessus tête les barrières mortifères dressées en son temps par François Mitterrand entre la droite dite de gouvernement et le Front National, barrières soigneusement, farouchement même entretenues et défendues par tous ceux, de droite ou de gauche, qui lui ont depuis succédé.

Le même François Mitterrand avait su, en 1981, faire avec les communistes de Georges Marchais et malgré des points de désaccords persistants, le « programme commun de la gauche », pour renverser la table politique française et porter au pouvoir une gauche jusqu’alors condamnée à l’opposition perpétuelle. Ce que la gauche en son temps de disettes électorales a su faire, la droite, nationale ou conservatrice, ne saurait pas le faire, ne pourrait pas le faire, alors qu’elle est très nettement majoritaire dans le pays (plus de 60% de l’électorat), et que la France est désormais dans un état de péril tel qu’il questionne très sérieusement sa survie ? Il est vrai que cette droite-là a souvent été définie comme étant la plus bête du monde…

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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1) https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle-2017/(path)/presidentielle-2017/FE.html

2) https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Legislatives/elecresult__legislatives-2017/(path)/legislatives-2017/FE.html

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7 Responses to De quoi Macron est-il vraiment le « non » ?

  1. JOSEPHINE le 19 août 2017 à 21 h 02 min

    Marc vous allez mieux ? Sans doute êtes-vous reparti vous oxygéner en attendant la rentrée. Bonne méditation en pleine nature. AIMEZ-VOUS !

    Et nous toutes et tous ici, aimons-nous VIVANTS !

  2. Catherine le 19 août 2017 à 20 h 40 min

    Nous pensons comme des minus, nous périrons comme des minus, ce n’est que justice ma foi! faut bien qu’y'en ai une, braves gens(?) de justice, et celle-là, c’est l’ultime!

  3. JOSEPHINE le 18 août 2017 à 10 h 26 min

    Qu’attendent les Français pour dire NON à Macron qui dit non pour notre sécurité, en s’indignant dans la rue partout en FRANCE ? Sept Sorts qui auraient pu s’appeler Sept Morts, avec Barcelone hier, c’est bizarre car même mode opératoire que celui dont on nous dit qu’il serait Irlandais…jovial, mais attention Il est, il est quoi ? Il est instable. « Merde » ! Faut faire gaffe avec ces gens-là. Pour de la drogue le Patterson s’est obligatoirement rapproché de dealers pas très catholiques. Fauché comme les blés puisqu’il a perdu son emploi de vigile suite à un « stupide » accident de travail, il vit dans une maison confortable dans un quartier dit résidentiel, roule au volant d’une belle BMW. Où trouve t-il du fric pour sa consommation excessive de drogue ? Auprès des « doux sauvageons » qui l’ont sans doute enrôlé facilement pour de la chnouffe !!! T’en veux ? T’as qu’à bosser pour nous sans avoir à gueuler allah akbar !

    La différence entre la France et l’Espagne c’est que Macron a fait dire pour Sept Sorts que c’était une attaque due au geste désespéré d’un suicidaire qualifié d’instable, alors que l’Espagne n’a pas hésité à parler d’attaque terroriste islamiste en communiquant aussitôt l’identité du fou d’allah.
    INSURRECTION , INSURRECTION et vite car le temps presse !

    Je vous espère allant toujours mieux Marc !

  4. JOSEPHINE le 11 août 2017 à 7 h 35 min

    Bravo pour votre article ! La Plume sergent major a tenu le coup ? Il vous reste de l’encre ? Revenir sur cette période de l’élection présidentielle c’est remuer un couteau dans une plaie qui a du mal à cicatriser. J’étais persuadée que Marine l’emporterait dès le premier tour et que la France serait sauvée. Lorsqu’il m’a été permis de lire juste après le premier tour de la présidentielle que des personnes avaient pu voter six fois à des endroits différents et que d’autres n’avaient pas pu voter sans raison crédible, m’a fait me poser une question : n’y aurait-il pas eu truquage programmé à l’avance ? Toujours est-il que nous avons un dictateur qui fait tout pour que la France connaisse une invasion migratoire du genre tsunami et que la France ne soit plus la France et que les Français n’ont plus rien à foutre chez EUX ! Si rien ne bouge à l’automne nous sommes foutus ! Macron est bien un psychopathe dangereux. Sa « cagole oxydée » va coûter aux Français la petite somme de 2,4 Milliards d’euros. Macron c’est aussi l’histoire d’un mec qui offre TROIS MILLIARDS à Rihanna qu’il a invitée un soir à l’Elysée et qui ne trouve pas pour la sécurité des Français la somme de 850 millions d’euros. Macron c’est l’histoire d’un dictateur à VIRER avant qu’il ne soit trop tard !

  5. trechelaplaine le 10 août 2017 à 20 h 39 min

    « Mazette » ! comme le dirait la Plume, quel article ! Quelle plume ! Quel retour tonitruant ! Ca fait du bien !

    Macron est effectivement un petit président mal élu et qui ne fera pas mieux que son prédécesseur dont il a déjà un tic caractéristique : la reculade dès que le ton monte. Son élection est une coïncidence qui était hélas très prévisible : un président sortant pitoyable, des primaires pour que le pire se produise, un zeste de souverainistes fantaisistes et inquiétants, une poignée d’artistes pommés, trois ou quatre psychopathes et voici la tête de gondole du consumérisme élue dans un fauteuil ! `
    Et ce n’est pas fini !

  6. Christophe le 10 août 2017 à 11 h 44 min

    Bonjour Marc,
    Voici un assez bon résumé de cet épisode électoral. Nous allons mettre du temps à décortiquer et à digérer cette triste farce. D’abord parce qu’elle est atypique pour plusieurs raisons.

    - Les élections les plus biaisées et les plus manipulées – Feu M. Emmanuel Ratier nous avait jadis prédit l’avènement du candidat « unique » issu de l’alliance des partis de gouvernement pour endiguer la monté du populisme. Il ne pouvait en prédire la forme mais nous savons aujourd’hui, qu’il avait eu, une fois de plus, raison !
    Acte I = Contrairement aux usages républicains de la cinquième, le parti de gouvernement (PS) décide de ne pas investir de fait le président sortant, et organise des primaires.
    Acte II = Hollande met en place une revanche sur le PS en la personne de M. Macron, candidat de synthèse adoubé par toute l’oligarchie.
    Acte III = Il convient alors de dézinguer tous les candidats qui font obstacle, c’est le travail de ce que l’on nommera : « le cabinet noir de l’Élisée » et du tribunal taubiresque financier. Cela n’absous en rien M. Fillon, et la droite dite « républicaine » étant ce qu’elle est, nous offrira un spectacle des plus lamentable ! Reste ensuite au système médiatique à démonisé les un ou promouvoir les autres … Le but étant d’obtenir un deuxième tour de la présidentielle entre le candidat « de la raison » contre le « repoussoir » Le Pen ! … Et là c’était gagné.

    - La politique ramené au niveau de la pub – Nous n’avons pas su mesurer l’impact de cette « promotion du vide » qu’était la candidature macron ! Si j’en crois M. Rougeyron, M. Macron aura été promu, dans cette année électorale, par 17 000 articles de Presse, plus de 70 couvertures de magazine, un nombre d’heures d’évocation « à l’antenne » difficilement calculable et la quasi mise à disposition des chaînes RMC et BFM de M. Drahi (sponsors de M. Macron) au service du candidat. Ce qui fera dire à M. Canteloup : « Bienvenue sur RMC : Radio Macron Champion. » … Enfin, et comme si tout cela ne suffisait pas, Mme. Marchand s’emploiera à une seconde campagne « people » sur les thèmes éminemment politiques : « Emmanuel et Brigitte, main dans la main » – « Brigitte merveilleuse dans sa robe bleu » – « Brigitte toujours jeune et belle » … Etc pitié n’en jeter plus ! !
    Avec un électorat largement désabusé, non inscrit, abstentionniste, ou votant blanc ou nul, et une telle promotion médiatique, convenons que le résultat de M. Macron n’a rien d’exceptionnel !

    - Faiblesse de l’opposition nationaliste – ( mais l’est-elle toujours ? )
    Je passe sur la prestation du FN pour aller à l’essentiel ! Le Front est aujourd’hui toujours divisé et donc peu crédible, incapable de définir et de tenir une ligne politique cohérente ! A vouloir courtiser les uns et les autres, à « élargir » hors de leur cercle idéologique, ils brouillent et discréditent leur message et se déchirent sur des postures qui relèvent de la « « cuisine électorale ». C’est de la stratégie de « petits bras ». Quelque soient les sensibilités, aucun des points du programme du Front n’est réalisables dans l’espace maastrichtien ! La question n’est pas de savoir si nous devrions sortir de l’UE et de l’Euro … Sans sortir du joug européen, ils ne seront en capacité de faire quoi que ce soit ! Enfin, ce n’est ni les rogatons d’une fausse droite en perdition, ni les gauchistes de la France insoumise que devraient courtiser le Front, Mais la multitude des abstentionnistes écœurés de la vie politique, si toutefois nous proposions un projet crédible et fédérateur … On en est loin !

  7. Mildred le 9 août 2017 à 21 h 48 min

    Comment ne pas adhérer à une analyse aussi brillante ?
    Si je savais que Sarkozy ne serait pas élu, je savais aussi que je ne voterais pas pour Fillon, bien avant qu’on soit au courant de ses « turpitudes » qui finalement ne sont pas pires que beaucoup d’autres, mais parce qu’il avait comploté pour faire activer la justice sur les affaires de Sarko.
    Pour la première fois de ma vie j’allais donc voter FN. Mais je savais que pour avoir une chance d’être élue, Marine Le Pen devait impérativement arriver en tête au premier tour. Cela n’a pas été le cas. Je savais que Macron serait élu.
    Je suis pourtant allée revoter pour elle au second tour, pour être cohérente, eu égard à mon vote du premier tour, malgré son débat catastrophique, impardonnable.
    Au premier tour de la législative, le candidat du FN, un médecin pour lequel j’avais décidé de voter, s’étant brutalement retiré du scrutin, je votai pour la candidate LR, une ancienne ministre de Sarkozy.
    Au second tour je n’avais plus le choix qu’entre un vieil apparatchik socialiste recyclé LREM et un syndicaliste à casquette. Je m’abstins donc pour la première fois de ma vie.
    Une chose est claire aujourd’hui – et je pense que les Français commencent à le comprendre – leurs institutions ne sont pas dignes d’une véritable démocratie, puisqu’elles permettent à des candidats ultra-minoritaires d’avoir de très fortes majorités.
    De plus, ainsi que vous l’expliquez très bien : la vieille droite c’est fini !
    Ou bien une autre droite émerge de ce désastre politique de 2017, ou bien nous sommes condamnés à être gouvernés par n’importe quelle marionnette que la finance mondialiste décidera de porter à la tête de la France.

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