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Sortir ou non de l’Euro ? Telle n’est pas la question, car nous connaissons déjà la réponse !

2 août 20179
Sortir ou non de l’Euro ? Telle n’est pas la question, car nous connaissons déjà la réponse ! 4.38/5 32 votes

L'euro est mort, mais vous ne le savez pas encore..Il est inutile de revenir très longuement ici sur la défaite malheureusement très nette de la candidate nationale lors du second tour des élections présidentielles. Cette défaite, particulièrement cruelle parce que nettement plus marquée que prévue (et face à un candidat d’une consternante vacuité), s’explique par de nombreux facteurs, imputables ou non à notre propre camp, et me semble-t-il assez clairement définis :

Une propagande médiatique « macronienne » inouïe, sans précédent, qui durant des mois et jusqu’à l’ultime minute de la campagne, a bourré les crânes de l’électorat lambda, celui qui, encore hélas très majoritaire, ne se fait une opinion politique que « grâce » à l’information (sic) que diffusent les médias du système. Il convient tout de même de relativiser le succès électoral réel (et malgré sa victoire) du candidat improbable que l’oligarchie médiatico-politique a réussi à nous flanquer à l’Elysée, et j’y reviendrai bien plus concrètement (et chiffres à l’appui) dans un prochain billet.

Un phagocytage volontaire, de la part de la caste journalistique, de la plupart des principaux, des véritables enjeux électoraux (identité nationale, patriotisme économique, sécurité, lutte contre le terrorisme islamique, déferlante migratoire, restauration des souverainetés économique, agricole, militaire, législative, diplomatique, etc.), au bénéfice du sujet pourtant le plus difficile à appréhender rationnellement pour l’électorat de base : celui de la sortie de l’Euro, voire de l’Union Européenne. Un sujet d’autant plus complexe – et pour beaucoup fortement anxiogène, grâce au travail de sape des merdias – que la grande majorité des Français ne comprend rigoureusement rien à l’économie ! Marine Le Pen et ses lieutenants, tout comme Nicolas Dupont-Aignan d’ailleurs, se sont inexplicablement laissés enfermer dans ce presque seul sujet durant toute la campagne, au premier comme au second tour, passant leur temps à essayer d’expliquer, et en variant catastrophiquement d’argumentation entre les deux tours, leurs propositions sur ce sujet. Ils ont passé la campagne à batailler pour défendre presque exclusivement leur point programmatique le plus faible, tout en négligeant de mettre en avant leurs arguments électoraux les plus forts, alors que ceux-ci touchent une très large majorité de la population française (notamment la lutte contre l’insécurité, le communautarisme et l’arrêt de l’immigration).

La diabolisation du FN et du nom même de « Le Pen », qui continue de fonctionner avec une efficacité presque intacte, alors même que le « menhir » est désormais sur la touche, qu’une femme est à présent aux commandes du parti, et surtout que les faits et évènements politiques, économiques, sociétaux et migratoires ont donné depuis deux décennies au moins presque continuellement raison à la Cassandre frontiste . « Plafond de verre », « front républicain »… ces billevesées médiatico-idéologiques ne semblent pas prêtes de laisser la place au bon sens citoyen et au vote raisonnable, motivé par les véritables intérêts de la population française, et non un rejet irrationnel d’un antifascisme de carnaval. C’est désespérant, mais sans doute pour un temps encore incontournable.

Enfin, et tout le monde en a parlé avec plus ou moins de décence, la défaillance presque inexplicable de la candidate nationale lors du débat totalement raté d’entre-deux tours (facile d’ailleurs d’éructer  à ce sujet sur Youtube, de déglinguer ceux qui vont au combat, eux, pendant qu’on s’abstient et/ou qu’on reste au chaud dans sa bibliothèque) et, plus largement, les insuffisances et le manque de sérieux, de professionnalisme des principales têtes d’affiche du camp souverainiste.

Du coup, au sein du personnel politique national, c’est depuis la défaite présidentielle (suivie très logiquement en regard de nos institutions et du mode électoral, d’une  grosse déception législative) une véritable, une pathétique foire d’empoigne, où les règlements de comptes, les coups de couteaux dans le dos, la chasse au bouc émissaire volent très bas, comportements consternants et souvent indignes de « responsables » politiques qui ont tout des sales mioches qui se querellent en vain dans un bac à sable.

L’un des faux débats, l’une des vraies couillonnades que nous servent certains des caciques du FN ou quelques affidés, est celui de la sortie de l’Euro, confondant stupidement le questionnement possible (si ce n’est souhaitable) du poids sans doute trop important de Florian Philippot dans l’appareil du parti frontiste, avec l’impératif programmatique, politique et économique que constitue la sortie de la monnaie unique et le retour de notre souveraineté monétaire, voire la sortie pure et simple de l’Union Européenne.

Sortir ou non de l’Euro ? Telle n’est certainement pas la question !

Non, la question n’est évidemment pas de savoir s’il faut ou non sortir de l’Euro : elle est tout simplement de savoir comment il convient de le faire ! Faut-il une sortie solitaire, une sortie concertée ? Faut-il attendre que l’Euro meure de lui-même sous le poids de ses propres incohérences, de sa propre absurdité économique ? Espérer que l’Allemagne enclenche elle-même le processus, devant les nuages économiques européens qui vont bientôt redoubler d’intensité orageuse (Grèce, Italie, Espagne, Hollande, France) ? Ce débat – lui – peut, DOIT avoir lieu, et être aujourd’hui relancé !

De même, la question n’est certainement pas de renoncer, par minable petit calcul électoral (comme prétendent le faire Collard, Bay ou Monnot) au retour le plus rapide possible à la souveraineté monétaire : elle est plutôt de trouver le moyen, et comme les eurosceptiques ont su le faire en 2005 lors du débat sur  la Constitution Européenne, de convaincre enfin la majorité de l’électorat du bien-fondé évident de ce retour à une monnaie nationale, malgré une conjuration et une propagande politico-médiatique de même nature et de semblable ampleur que celles que presque rigoureusement les mêmes avaient mises en œuvre cette année-là. De lui faire comprendre la nécessité de retrouver au plus vite une monnaie de nouveau adaptée à notre économie, quand l’Euro, surévalué de près de 25 % pour la France par rapport à l’Allemagne, et comme le reconnaît le FMI lui-même, permet depuis près de vingt ans à cette dernière de nous tailler des croupières commerciales, et explique pour bonne partie la désertification industrielle (et l’explosion de chômage qui va avec) que subit notre pays depuis son instauration !

Quand on a raison, on ne renonce pas à continuer d’affirmer ce qui doit être fait sous prétexte que, bien « aidés » par des médias de pure propagande européiste, les Français n’ont pas encore compris leur intérêt économique et national : on dit mieux, on explique plus ! Sur le métier politique, encore et encore, on remet son ouvrage ! La France à terre, presque morte que va rapidement nous laisser la présidence Macron n’aura pas besoin de girouettes politiciennes, mais de patriotes cohérents et responsables. « Merde, quand même », comme aurait dit l’autre !

L’Euro devait changer l’Europe et le monde, favoriser l’émergence d’un espace social européen, préserver les acquis sociaux, faire reculer le chômage, doper l’industrie française, contenir la puissance allemande, j’en passe et des plus gratinées… souvenez-vous de tout ce qu’on nous a asséné, matraqué, infligé jusqu’à plus soif,  depuis que cette idée absurde de la monnaie unique a germé dans les cerveaux de nos irresponsables politiques, coupables sur ce sujet comme sur d’autres de trahison pure et simple des intérêts fondamentaux de la Nation… nous voyons tous aujourd’hui le résultat : l’Europe est devenue allemande, la France est vassalisée, son économie est exsangue, la désindustrialisation s’aggrave, le chômage ne cesse d’augmenter… et la situation continue mois après mois, année après année de se dégrader.

Pour prétendre soigner le « malade France », nos actuels gouvernants, et bien évidemment cette Macronnie en marche ! forcée, incapables de remettre en cause ne fût-ce qu’un instant leur lubie, leur dogme, plus encore leur religion monétaire, vont sacrifier (évidemment en pure perte) le modèle social français. Mettant leurs pas dans ceux – par exemple, car on pourrait en dénoncer beaucoup d’autres – de Jacques Attali et Simone Veil, qui, en 1996, nous servaient déjà le même brouet eurobéat, la même soupe fédéraliste ! Souvenez-vous, cela donnait « ça » :

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Sainte Simone, canonisée par sa mort récente, a quitté – et ses lubies ou mensonges avec elle – l’équipe antinationale, mais Jacques Attali, pas le moins du monde encombré par les énormités qu’il assène depuis tant d’années, continue à sévir et à servir l’antiFrance. Il a d’ailleurs réussi à nous coller son poulain à l’Elysée (pour lequel d’ailleurs, a appelé à voter Jean-Pierre Chevènement… « la vieillesse est un naufrage », disait, hélas avec une certaine lucidité, le grand Charles). Alors… faut-il renoncer à la sortie de l’Euro ? Les vrais patriotes et tous les économistes conséquents connaissent évidemment depuis longtemps la réponse !

Marc LEROY- La Plume à Gratter

 

 

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9 Responses to Sortir ou non de l’Euro ? Telle n’est pas la question, car nous connaissons déjà la réponse !

  1. Carine le 6 août 2017 à 22 h 49 min

    Cher Marc
    Contente que tu aies repris de la plume de la bête :-)
    Marine et son équipe ne doit pas lire nos sites et blogs…
    Tout le monde lui avait dit qu’elle devait forcer sur le thème de l’invasion et l’insécurité.
    C’est quand même incroyable une telle reculade.
    Bises.

    • Christophe le 7 août 2017 à 11 h 00 min

      Bonjour Carine, … J’ai du mal à vous comprendre ! ?

      Faute de vouloir « choisir et convaincre » sur la question cruciale de l’Independence monétaire (et donc politique), Marine le Pen estime anxiogène et contre productif de trop s’impliquer dans la sortie de l’Euro ! Résultat : un discours principalement axé sur « la menace islamiste », l’insécurité et l’immigration, et cantonné à un exercice « protestataire ».

      Si les frontistes veulent un control des frontières, un moratoire sur l’immigration, la préférence nationale (qui n’est pas de la préférence ethnique !), une politique économique de maîtrise des importations et un plan de « ré-industrialisation » … Etc. – Peuvent-ils le faire sans sortir de l’UE. Et donc de l’Euro ? … REPONSE : NON !

      Marine, comme Philippot d’ailleurs, courtisent les restes de la vielle droite pour l’une et la France insoumise pour l’autre ! ? S’ils étaient enfin crédibles parce que cohérents, c’est le vaste réservoir des près de 60 % de français en âge de voter et qui n’y croient plus, qui devrait être leur objectif !

      Faire de la politique, c’est défendre des convictions et les partager, … C’est convaincre ! Ce n’est pas « s‘adapter » aux goûts du clients !

    • Carine le 7 août 2017 à 15 h 16 min

      « …ne doivent », pardon

    • marc le 26 août 2017 à 1 h 53 min

      Oui, la stratégie de campagne a été sidérante… et irresponsable. La victoire n’était sans doute pas possible, mais 66-33… quel déception. Des remises en cause (et des décisions fortes et intelligentes) seront bientôt nécessaires…

      Bises

  2. Christophe le 5 août 2017 à 23 h 02 min

    Le FN n’a pas fini de s’autodétruire, et ce pour plusieurs raisons ! Le front a toujours été une auberge espagnole où des sensibilités très variées cohabitaient … mais avant, il n’y avait rien à gagner et que des coups à prendre ! Depuis ses derniers développements, un certain nombre d’opportunistes ont rejoint les rangs du FN… Europhiles et libéraux, communautaristes de toutes obédiences, francs mac… Etc. Ajoutez à tout ce beau monde notre part « d’identitaires bas du front » et le discours du FN part dans tous les sens ! Le Front est peut-être le seul parti souverainiste (l’est-il toujours ?) en capacité de remporter l’élection, il reste un parti protestataire et pour certain un « défouloir » ! Voulant fédérer des tendances irréconciliables, Marine le Pen s’est enfermée dans un discours de « dénonciations » quand il aurait fallu présenter un programme clair de reconstruction nationale. Si aujourd’hui 70 % des français pensent qu’il y a trop d’étranger en France, Malgré un discours obsessionnel contre l’islamisme (elle se trompe de cible), Marine ne paraît pas crédible !

    Après cela, – primo : L’espace maastrichtien étant un tout non dissociable, une sortie immédiate de l’euro, de l’UE, et de l’Otan est la condition sine qua non de toute possibilité d’action politique et économique ! Secundo : Nous ne devons pas attendre quoi que ce soit des autres pays européens. L’Allemagne elle, si elle éprouve le contrecoup d’une régression sociale, reste la grande bénéficière d’une situation qu’elle sait dysfonctionnelle et qu’elle fera durer le plus longtemps possible ! Enfin, un électorat majoritairement vieux et ignare, tant sur l’économie que sur la réalité politique actuelle, vote en définitive pour la préservation de ses petits sous ! … Je sais, ce n’est pas très glorieux mais c’est ainsi !

    Le Front devrait (il serait temps) arrêter ces choix économiques et politiques clairement. Expliquer son processus de reconstruction économique et national, rassurer nos compatriotes d’origines étrangères sur leur place dans ce pays et présenter un programme d’arrêt et de résolution de l’immigration clandestine en France…On en est loin !

    Reste une question latente : peut on mener un tel projet en fédérant Mms. Collard – Ménard – Aliot et Mms. Philipot – Vardon – Gollnisch – ou encore M. Nicolas bay et Mme. Sophie Montel … Je ne le crois pas une seconde ! Quant à élargir le spectre jusqu’au du S.I.E.L. ou à « Sens Commun »… !
    La droite souverainiste ne peut gagner que sur une levée en masse des abstentionnistes, se mobilisant enfin pour un projet crédible de rupture ! Si nous mobilisions une partie, même minoritaire, des près de 60 % de français en âge de voter, qui s’abstiennent ou ont renoncer à s’impliquer … C’est gagné !

  3. PR CALGUÈS le 4 août 2017 à 14 h 30 min

    Tout à fait d’accord avec votre analyse.
    Il est urgent que nous quittions l’UE et abandonnions le Deutsche Mark dit « Euro ».
    Quel parti, quels économistes, quels hommes et femmes pourront faire comprendre le message au pays ? Philippe de Villiers est à la retraite, Marie France Garaud aussi, Philippe Séguin est mort, etc …
    Le Front National est mort aussi, d’ailleurs !

    • JOSEPHINE le 5 août 2017 à 7 h 38 min

      En effet tous ceux qui pouvaient nous sortir de l’U.E et de l’euro, ne sont plus là ou ne sont plus opérationnels. « Là…on est mal Patron, on est mal ! ». Marine Le PEN se carapate et ne dit plus mot, sans doute profondément déçue que les Français sans cervelle aient préféré un MACRON-psychopathe souffrant d’arrogance juvénile, à elle. Alors QUI ? Ben…à part un Homme du genre de celui qui a refusé de se « laisser baiser comme çà », je ne vois personne d’autre que le Frère cadet de Philippe de Villiers. La guerre il en connait plus d’un rayon et ? Et nous sommes en GUERRE ! Je lisais ce matin que la FRANCE en 1860 envoyait 6.000 Soldats en SYRIE pour protéger les Chrétiens d’Orient, nous sommes en Août 2017 et la France de Macron appelle des milliers de soldats de l’islam à venir nous décimer !

  4. Mildred le 3 août 2017 à 9 h 25 min

    Il faut retourner au testament de Maurice Allais (1911-2010), rédigé sous la forme d’une Lettre aux Français. Il savait. Il avait tout prévu mais on n’a délibérément pas voulu ni l’écouter, ni l’entendre.

    http://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais/

  5. JOSEPHINE le 3 août 2017 à 8 h 04 min

    Qui, mieux que Philippe de Villiers, nous avait mis en garde contre l’euro, personne. A moins de deux mois de l’arrivée de l’euro, il publie un bouquin contre la monnaie unique. « Vous avez aimé les farines animales, vous adorerez l’euro » . (allusion à la vache folle tueuse bruxelloise). L’euro va tuer la France et va tuer l’Europe. Moi qui ai fait mes courses avec des Francs et ensuite avec des euros, en tant que ménagère et en toute connaissance de causes, je peux affirmer que l’euro M’A TUER Ne suis pas assez douée en politique pour savoir comment s’y prendre pour sortir de cette « saloperie » d’U.E et de l’euro mais je suis certaine que des solutions existent. Osons une sortie solitaire !

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