Politique Monde

Brexit : malgré Cameron, Merkel, Hollande, Obama, Junker et Cie… they did It !

24 juin 20161
Brexit : malgré Cameron, Merkel, Hollande, Obama, Junker et Cie… they did It ! 4.98/5 56 votes

Sacrés britanniques : ils l’ont fait ! La perfide Albion a beau avoir été, le plus clair de l’histoire commune et très conflictuelle de nos deux grandes nations européennes, notre « meilleur ennemi » (même si en vérité l’Allemagne a, depuis 1870 et même assez sensiblement avant, repris très largement le flambeau de l’antifrance), je ne peux, encore et toujours, qu’être totalement épaté par la capacité qu’a ce peuple à nul autre pareil, envers et contre tout, de tracer sa route à grands coups d’insoumission, d’indépendance et de patriotisme.

Capable de rester droit dans ses bottes sous la plus terrifiante des mitrailles, sous la menace du plus étouffant des totalitarismes (qu’ils soient pour l’une militaire en 1940 ou dogmatique et médiatique en 2016, pour l’autre national socialiste germain hier ou européiste aujourd’hui, et de plus en plus ouvertement germain aussi d’ailleurs), ce pays fier de sa différence comme aucun autre et attaché à sa souveraineté comme une huître à son rocher, n’en fait et n’en fera donc jamais qu’à sa tête, sans se soucier plus que cela de l’écume envahissante provoquée par l’air du temps.

Il me revient à cet égard une anecdote savoureuse et très révélatrice de la singularité remarquable de l’Anglais de base, pour ne pas dire de souche, anecdote contée naguère par le grand Maurice Druon, l’auteur des Rois Maudits ou des Grandes Familles, le parolier avec son oncle Joseph Kessel du Chant des Partisans, anecdote intervenue peu après son arrivée à Londres en 1943, pour rejoindre les Forces Françaises Libres :

Après avoir traversé les Pyrénées puis l’Espagne et le Portugal et rejoint l’Angleterre en hydravion, Druon et son oncle arrivent dans la capitale britannique en plein bombardement allemand (déjà !). Pour rejoindre le quartier général des FFL, les deux hommes prennent un taxi. Durant tout le trajet, les hurlements de sirènes d’alerte, le terrifiant fracas des bombes, les bruits sinistres des immeubles qui s’effondrent font craindre plus d’une fois aux deux hommes de ne pas arriver vivants au bout de leur voyage. Pourtant, après quelques dizaines de minutes qui leur ont semblé être une éternité, ils arrivent sains et saufs à bon port. En descendant du taxi, Maurice Druon lance au chauffeur du véhicule : « et bien dites donc, nous avons eu de la chance ! ». « Oui – lui répond celui-ci – vous avez vu ? Pas un seul feu rouge ! ».

Après avoir donc refusé le mètre, le litre, la conduite à droite, l’Euro, l’Espace Schengen… les British ont finalement, souverainement, héroïquement, malgré une campagne hystérique jusqu’à l’extravagance leur promettant carrément la ruine, la sortie de l’histoire et jusqu’à l’apocalypse en cas de Brexit, malgré les admonestations puis les menaces directes des USA d’Obama, de la France de Mimolette, Valls et Macron, malgré les fatwas européistes des caudillos européens J.C. Junker, M. Schulz et D. Tusk, malgré les « people » de chez eux et d’ailleurs, malgré la plupart des médias audiovisuels du pays, les financiers, les banquiers, les lobbys patronaux, le FMI, l’OCDE, la BCE et… un raton laveur, oui, les British, nos désormais « meilleurs amis » d’outre-Manche ont décidé, par 52 pour cent des voix, d’envoyer balader le Golem européen, pour reprendre totalement en mains la maîtrise de leur destin !

Du coup de Trafalgar à… gare à la chute de l’UE ?

Certes, le système, hier grandiloquent et extravagant dans la menace, aujourd’hui tout aussi grandiloquent dans le désarroi, cherchera, dans les jours, les semaines, peut-être les mois qui viennent, à faire payer au Royaume-Uni son éclatante initiative vers l’émancipation des peuples et la souveraineté des états. Mais il y a fort à parier que très vite, le soufflé des représailles et des excommunications communautaires se dégonflera comme une vieille capote usagée : on ne traite pas la cinquième puissance économique mondiale, siège de la City, pays phare du Commonwealth comme la première Grèce venue ! C’est alors que tout pourra réellement commencer, et que la chute de l’Union Européenne pourrait véritablement s’enclencher, malgré les efforts désespérés des élites du continent, outrageusement vendues à la mondialisation, et des bons petits mercenaires de la technostructure bruxelloise, gavés d’avantages indécents et désormais clairement traîtres à leurs peuples et leurs nations.

Ici Londres, les Anglais parlent aux Français… et à toute l’Europe !

La formidable preuve d’insoumission à la pensée unique et de souveraineté nationale administrée à la face, on a envie d’écrire balancée en pleine poire de l’Union Européenne et plus largement encore du monde occidental vassalisé au système mondialisé et ultralibéral, totalement inféodé à l’Oncle Sam (seul Donald Trump s’est réjoui du résultat du Brexit, quand tout le reste du personnel politique US s’en est désolé) peut, DOIT inspirer la France et tout ce que le reste de l’UE, aujourd’hui totalement sonnée, compte de souverainistes : il faut, chez nous, en Italie, en Grèce, au Portugal, dans les pays d’Europe de l’Est (même s’ils vivent – mal – sous perfusion financière européenne), exiger, le plus rapidement possible, en s’appuyant sur le résultat britannique, un référendum pour le maintien ou le départ de l’Union Européenne ! En ce qui nous concerne, le fameux « Frexit » demandé par Marine le Pen.

Bien sûr, les crapauds de retour du marigot politicien français ne manqueront pas, pour les plus roués et les moins ramollis du bulbe d’entre eux, de tenter de chopper le train de l’histoire en route, de prendre le tournant du souverainisme qui se répand désormais dans toute l’Europe comme une « traînée de poudre d’escampette » vers la liberté retrouvée des peuples souverains. Pour ne pas être engloutis par ce qui pourrait vite devenir un tsunami, ils tenteront de surfer sur la vague, toute honte bue, toute décence oubliée, et prétendront vite incarner un combat patriotique pour une « autre Europe », celle des Nations, qu’ils vouaient hier encore aux gémonies, et qualifiaient d’idée « populiste », « dangereuse » ou carrément « nauséabonde »…

Et quelle surprise en vérité de retrouver presque immédiatement, en premier de cette crasse, le tout petit Nicolas, le Pinocchio à talonnettes de l’ex-UMP, celui qui, demain (peut être ?) « repris de justice », ose prétendre aujourd’hui, par les grâces combinées de la Bérézina quinquennale de Normal 1er et de la nullité abyssale de ses concurrents LR,  être en 2017 « repris de justesse » !

Le cuistre a ainsi osé, à l’issue du Brexit (dont il avait bien entendu dit précédemment tout le mal qu’il en pensait) réclamer… un nouveau traité européen ! Si, si : celui-là même qui, s’asseyant sans vergogne en 2007 sur le résultat du référendum de 2005, imposa à la France le traité de Lisbonne, cette version 2.0 de la Constitution Européenne, vient aujourd’hui nous jouer, avec le culot, le cynisme, l’impudence qui le caractérisent, le défenseur de la souveraineté des nations, le héraut du choix librement exprimé des peuples européens !  « Ce qu’a dit le peuple britannique, d’autres peuples en Europe peuvent le dire. Nous ne pouvons, nous ne devons l’ignorer » a osé encore ajouter notre bonhomme ! On croit rêver… il avait pourtant bien choisi, il y a neuf ans de cela, d’ignorer ce que son propre peuple avait dit on ne peut plus clairement ! Les salopards, c’est comme les cons, ça ose décidément tout ! Mais soyez-en sûrs : il ne sera pas le seul à essayer de sauver sa peau électorale (et alimentaire) en prétendant défendre demain ce qu’il avait combattu sans merci jusqu’à aujourd’hui. Dans les jours qui viennent, le spectacle devrait être, à ce sujet, particulièrement croquignolet, et osons, le dire, sacrément gerbant…

Et en cerise sur le gâteux…

Enfin pour finir, pour encore plus se réjouir de cette journée exceptionnelle, et même, pour carrément se dilater une rate qu’il nous a souvent cuisinée au court-bouillon, ayons une pensée émue pour notre irremplaçable BHL, qui, cette nuit, avait tweeté à 3 heures 47 du matin, et plus magnifique que jamais :

Tweet de BHL

Alors, et rien que pour lui avoir aussi formidablement, aussi totalement, aussi savoureusement mis le nez dedans, à ce Jean-foutre de gala… encore mille mercis les British !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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17 Responses to Brexit : malgré Cameron, Merkel, Hollande, Obama, Junker et Cie… they did It !

  1. corto74 (@corto74) le 26 juin 2016 à 22 h 23 min

    C’est normal que mes deux commentaires a propos de Nigel Farage aient disparu ?

  2. PR CALGUÈS le 26 juin 2016 à 14 h 34 min

    Quelqu’un peut-il m’indiquer la procédure pour obtenir la citoyenneté Britanique ?
    Je rêve de devenir sujet de Sa Majesté !

    • PR CALGUÈS le 26 juin 2016 à 14 h 35 min

      Britannique, naturellement !

  3. Catherine B le 26 juin 2016 à 11 h 49 min

    Voici l’histoire que Lao-Tseu aimait raconter parait-il!

    Elle est tout à fait d’actualité et mériterait d’être méditée en ces temps où à la faveur du sort nous ballotons entre espoir et crainte parfois!

    Voici l’histoire:

    Retrouvez votre âme de petit garçon ou de petite fille pour en puiser la substantifique moelle et vous rendre peut-être davantage disponible à son très beau message!!!

    Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait: » Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. »

    Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion: »Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue? Quel malheur! » Le paysan se montra plus circonspect: »N’exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra?

    Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau:

    « Tu avais raison, ce n’était pas un malheur, mais une bénédiction.

    -Je n’irais pas jusque-là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une seule phrase?

    Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel. Qui pouvait le nier? Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis:

    « Pauvre ami! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours? Tu es vraiment à plaindre.

    -Voyons rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir.

    Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

    « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.

    -Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »

    • Carine le 30 juin 2016 à 10 h 39 min

      Excellente parabole, merci Catherine.
      Notre culture exprime cette sagesse par « c’est peut-être un mal pour un bien »
      Ou bien « les voies de la Providence sont impénétrable » si je ne déforme pas l’adage.
      En tout cas, c’est une bonne philosophie de la vie, car elle permet de tenir bon en toutes circonstances, favorables ou non.

    • Vent d'Est, Vent d'Ouest le 3 juillet 2016 à 13 h 52 min

      Merci Catherine de nous faire découvrir cette parabole. Et cela s’applique à toutes les situations de la vie.

  4. Ribus le 25 juin 2016 à 19 h 51 min

    Les britanniques ont pu voter, eux, selon leurs convictions. Ils ont choisi de quitter l’enfer de l’Union européenne et ils ont eu raison. Mais cela reste leur affaire. Les conséquences politiques, économiques, et autres de ce choix relèvent de leur souveraineté.

    Mais, le gouvernement britannique leur a donné la possibilité de s’exprimer sur un sujet important ce que nous refusent nos dirigeants froids, moches et traîtres. Il suffit pour cela d’entendre Juppé qui reste et restera un inspecteur des Finances, c’est-à-dire une intelligence vidée de son âme.

    Il n’appartient pas aux guignols qui nous gouvernent, ni même au peuple français de dire si cela est bien ou mal. Notre problème est justement de nous mêler sans cesse des affaires des autres au lieu de nous concentrer sur les nôtres.

    Cela s’est encore traduit par ce conseil des ministres improvisé d’hier et aujourd’hui par des réunions avec les chefs de partis politiques. A quel moment tous ces « braves » gens vont-ils se préoccuper enfin des intérêts de la France ?

    Tu rappelais, Marc, la période de la 2è guerre mondiale avec en filigrane, De Gaulle qui, lui, s’occupait des affaires de la France. Toute sa force, son énergie étaient dédiées à Elle.

    Il faut donc se retourner vers nos politiques et leur dire simplement :

    « Vous ne travaillez pas pour la France ; vous ne la servez pas, vous vous en servez ! Si vous voulez être élu, faites allégeance à la France et acceptez de mourir pour Elle, sinon partez. »

    Il y a une réforme constitutionnelle à faire : faire jurer publiquement au président nouvellement élu qu’il servira les intérêts de la France, sous peine de parjure et de destitution.  Reste à trouver le Livre sur lequel il posera la main… Je propose les Évangiles dans la traduction de l’abbé Crampon mais c’est une option.

    • Catherine B le 25 juin 2016 à 23 h 55 min

      C’est génial Ribus car vous êtes encore plein d’espoir!

      Ils peuvent même jurer sur leurs propres mères que ça ne changera rien de leur propre barbarie. J’emploie le terme barbare à dessein. Car ces gens-là, sont étrangers à eux-mêmes, ils n’ont plus d’âme, ils sont pauvres, très pauvres même sous les plus beaux atours car ils ont perdu le sens réel de leur destinée d’homme, ce sont des animaux veules et animés de petits intérêts de pacotille.

    • marc le 26 juin 2016 à 2 h 38 min

      Cher Ribus,

      je plussoie des deux mains ! Nous sommes exactement sur la même longueur d’onde !

      J’ajouterai, pour le « fun », en cas de parjure… le goudron et les plumes, ou mieux encore, et comme l’avait en son temps suggéré le si regretté Pierre Desproges, la peine de m… : une bonne galette de vache en pleine tronche… et plafff !!!

      Amitiés

  5. Jeekes le 25 juin 2016 à 17 h 45 min

    Même si je savoure à sa juste valeur cette claque dans la gueule de toutes ces pourritures, je crois qu’il convient de se garder de trop d’enthousiasme.

    D’abord parce que je n’aime pas les rosbifs.
    Ce qu’ils ont fait (enfin une minorité d’entre eux, soyons réalistes) ils l’ont d’abord fait pour eux ; Britain First. Et ce n’est que la suite d’une très longue habitude.

    Alors, les anglais sortiraient de l’europe ?
    Ouais, enfin ils n’y étaient jamais vraiment entrés. Pas d’euro, pas de Schengen, entre autres exceptions…

    Ensuite, parce que c’est loin d’être fini.
    Le parlement rosbif votera-t-il l’exit ? Rien n’est moins sur.
    Feront-ils revoter le référendum ? Il en est déjà question (cf cette pétition qui recueille déjà plus d’un million de signatures et que n’importe qui peut signer, anglais ou pas, j’ai vérifié).
    Vous avez dit magouille ? Ben oui, qu’attendre d’autre ?

    Sinon, z’avez vu la bourse, ce monumental plongeon ?
    Qui peut croire un instant qu’il ne s’agit pas d’une manoeuvre délibérée, politique et stratégique), qui peut croire que les gros financiers n’avaient rien prévu ?
    Un coup magnifique, à double détente.
    - Faire payer au rosbifs de base son inadmissible comportement et envoyer le message à ceux qui seraient tentés de faire la même chose : votez mal, on vous ruine.
    - Réaliser en même temps une juteuse opération financière. Qui peut croire que le pognon de ces grandes fortunes ne soient pas actuellement planqué bien au chaud ? Et ce dans l’attente de racheter à très bas prix ces actions dont ils font eux-même chuter les cours.

    Le feuilleton est loin d’être terminé mais, en attendant, régalons-nous de la tronche consternée des journalopes et autres experts auto-proclamés dont les merdias vont nous abreuver ad nauseam.

    Pour ça au moins je remercie le gros tiers d’inscrits angliches qui ont voté pour l’exit.
    La vie est assez triste comme ça, ne boudons pas ce menu plaisir !

    • marc le 26 juin 2016 à 2 h 50 min

      Nous sommes d’accord mon cher Jeekes : l’histoire n’est pas encore écrite, le système va essayer de faire payer aux Gibbies leur folle audace. Mais je crois en vérité que ce soufflé là fera finalement long feu : les financiers n’ont par exemple aucun intérêt à couler la City, et le Royaume-(dés)Uni – cinquième économie du monde – n’est pas vraiment un petit morceau à croquer.

      Mais le plus intéressant dans ce vote est bien, comme vous le relevez, la gigantesque baffe que se sont pris tous ces donneurs perpétuels de leçons politiquement correct, ces dictateurs de la pensée conforme, qui arguaient de la nécessité indépassable de la construction européenne (fut-ce à la schlague et contre la volonté des peuples). Le premier pas – capital – pour faire tomber les dictatures et de faire prendre conscience à ses victimes que leurs oppresseurs sont des colosses aux pieds d’argile : quand le peuple en a vraiment marre et le fait enfin savoir, tout s’écroule vite comme un château de cartes (voir la chute du communisme). Le Brexit est pour moi le premier pas vers cette prise de conscience là, qui doit envoyer aux poubelles de l’histoire l’UE et permettre enfin, à sa place, l’édification de l’Europe des Nations souveraines que j’appelle grandement de mes voeux !

      Sincèrement vôtre

      • Christophe le 28 juin 2016 à 19 h 46 min

        Ne soyons pas trop lyrique Marc ! Ce que révèle le « brexit », c’est d’abord : l’écart abyssal entre la volonté des peuples européens et leurs représentants politiques. Les premiers sont attachés à leur identité, à leur patrie charnelle et entendent la défendre, les seconds sont très majoritairement mondialistes et veulent mener leur projet « supranational » sans en référer au peuple ! Le « brexit » pose immédiatement une crise politique au royaume uni. Le vote populaire s’est exprimé, mais il n’a aucune majorité parlementaire pour le soutenir. M. Cameron ne veut pas le porter, des élections anticipés sont donc probables, mais si elle débouche sur un blocage : quid du « Brexit » ? ! Cette histoire est loin d’être réglée ! Que peut-il advenir d’une Europe où quel que soit la décision exprimée par les peuples, elle finit invariablement au panier ? Cette Europe ressemble de plus en plus à l’ex URSS et finira probablement comme elle ! Le « brexit » véritable, ce sera l’effondrement financier généralisé !

        • marc le 30 juin 2016 à 23 h 10 min

          Nous sommes une fois de plus d’accord ! L’histoire n’est pas encore écrite, loin de là, mais cela ne doit pas nous empêcher de nous réjouir de la tempête que le Brexit a déclenchée das le bénitier européiste ! :-)

          Amicalement

  6. carine le 25 juin 2016 à 7 h 03 min

    La tronche de tout le monde ce jour dans les médias ^^

    Attends, c’est pas fini.
    On se demande comment les remain vont rattraper le truc, mais ils vont tout faire pour.
    Souvenons-nous du vote des Irlandais, qu’on a fait revoter.
    Va falloir suivre pendant deux ans comment les traités de sortie vont se faire, ou non.

    En tout cas, c’est un sacré appel d’air, ne boudons pas notre plaisir.
    Comme l’a fait remarquer un commentateur quelque part, les citoyens anglais n’ont pas voulu du TAFTA.
    On peut ajouter qu’ils n’en ont pas besoin, vue leur relation privilégiée avec le grand frère outre-Atlantique. Mais au moins n’auront-ils pas les contraintes et la main mise sur leur économie.

    Les mondialistes de Bruxelles les menacent maintenant de lâcher les migrants… Ils copient sur Erdogan.

    • Catherine B le 25 juin 2016 à 9 h 46 min

      Vous avez tout dit Carine, maintenant il va falloir observer comment ils s’y prennent, les chantres de nos pseudo-démocrassies, pour rattraper le bébé du bain!

    • marc le 26 juin 2016 à 2 h 52 min

      Tu as raison ma Mouette : ne boudons pas notre plaisir : Hihihiaaar !!! Rognotudjuuu !!! :-)

      Bises

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