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Gilets jaunes : une révolte ? Non, triste sire, une révolution !

6 décembre 20182
Gilets jaunes : une révolte ? Non, triste sire, une révolution ! 4.98/5 40 votes

Lors de la campagne présidentielle de 2017, on a envie d’écrire l’invraisemblable opération de propagande journalistique qui a porté ce puceau politique jusqu’à la magistrature suprême (il ne s’était jamais présenté au moindre scrutin avant son sacre présidentiel), l’actuel locataire de l’Elysée avait pondu un livre programme étonnamment intitulé Révolution. A peine un an et demi plus tard, notre Nostradaminus de la République en marche est peut-être en train de nous prouver que ses dons d’extra-peu-lucide avaient largement été sous-évalués : la révolution que l’ancien banquier d’affaires nous promettait est finalement peut-être bien en train de prendre forme depuis quinze jours, sous nos yeux il faut le reconnaître un peu ébahis, même si cette « révolution » en possible devenir n’est certainement pas celle que l’ex-premier collaborateur de François Hollande pensait pouvoir nous coller dans les « sans dents » !

Par la grâce d’un entêtement présidentiel autiste assez hallucinant, notre Micron si peu national, engoncé dans ses certitudes de caste plus encore que de classe comme l’est « un marron dans le cul d’une dinde » (Desproges), et derrière lui toute sa clique de têtes à claques « en marche ou crève », à force de refuser d’entendre la colère populaire, de mépriser des Français moyens qui n’en peuvent pourtant plus de se faire insulter à coups de petites phrases d’un abyssal mépris, ni de se faire tondre comme des moutons de Panurge, oui, le président jupitérien et son Premier sinistre, à vouloir coûte que coûte rester « droit dans leurs bottes » en  sont désormais réduits à se terrer dans les palais de la République où les Gilets jaunes, ces « gaulois réfractaires », ces gens « qui ne sont rien », se montrent chaque jour qui passe, chaque samedi qui casse, de plus en plus déterminés, et comme Manu lui-même les en défiait il y a peu, à « aller les chercher » !

La France « moyenne », asphyxiée par le racket fiscal

La France a toujours été un des pays champions du monde en ce qui concerne le niveau des prélèvements obligatoires, faisant preuve d’une imagination presque sans bornes en matière d’impositions et de taxations en tous genres … Mais depuis une douzaine d’années, une véritable furie fiscale s’est successivement emparée des trois derniers présidents de la République française : Nicolas Sarkozy a ainsi créé 31 nouvelles taxes durant son quinquennat, François Hollande 28 dès sa première année à l’Elysée, et plus de 40 durant sa mandature… Macron avait depuis 2017 maintenu la cadence, créant 8 nouvelles taxes dès sa première année de présidence, mais surtout augmentant très fortement plusieurs impôts déjà existants (notamment la CSG des retraités majorée de 1,7 point d’indice, c’est-à-dire en réalité augmentée de près de…  20 % !).

Sans même parler de l’explosion, durant la même période de douze ans, de presque tous les impôts locaux, et en ce début de mandat macronien comme en fin de purge présidentielle hollandienne, des augmentations répétées des prix du timbre, du gaz, de l’électricité, du contrôle technique, et donc des carburants (et cette liste est loin d’être exhaustive).

Cette explosion de l’imposition pesant sur les ménages (mais pas sur les plus aisés d’entre eux, qui eux, grâce à Macron, tirent les juteux marrons de ce feu fiscal concentré sur la classe moyenne, non mais sans blague !) s’accompagnant paradoxalement – et osons le dire scandaleusement – dans le même temps d’une dégradation de plus en plus exponentielle des services publics pour lesquels est pourtant justement, en bonne partie, levé l’impôt : fermetures sur tout le territoire, et notamment dans les campagnes et dans la France périphérique, de classes, d’écoles, d’hôpitaux, de tribunaux, de bureaux de poste, de gares, de commissariats, de gendarmeries, de casernes, etc. Mais aussi, cerise sur ce gâteau totalement immangeable, d’une augmentation continue de la dette du pays, année après année, jusqu’à dépasser aujourd’hui les 100% du PIB. Chapeaux les artistes ! Il faut dire que quand on est si généreux (avec l’argent des Français) pour les migrants et autres immigrés présents, légalement ou pas, sur le territoire national, quand on distribue mois après mois des centaines de millions d’euros à Rhianna, au Mali, à l’Algérie, au Maroc, et j’en passe, il est assez facile de ruiner le pays en donnant aux « zôtres » ce que l’on vole aux nôtres…

Hier, l’OCDE vient de nous décerner la palme d’or de l’imposition mondiale : c’est officiel, nous sommes désormais les premiers en matière de pression fiscale : 46,2% du PIB ! La moyenne des autres pays est de… 34,2%. (source)

Le carburant, dont la taxation désormais délirante (et à épisodes) prévue par le gouvernement Philippe a mis le feu aux poudres et déclenché la révolte des Gilets jaunes, parlons-en justement : En 2017, le carburant était déjà taxé à 180 %, en faisant d’assez loin le produit de première nécessité le plus taxé de France ! Ce qui faisait 36 milliards d’euros de taxes pour la même année, la moitié de ce que rapporte à l’État la totalité de l’impôt sur le revenu ! Depuis janvier 2018, 7,6 centimes de taxes en plus ont été ajoutés sur chaque litre de diesel et 3,84 centimes sur chaque litre d’essence. Et le gouvernement avait donc prévu de repasser les plats en janvier 2019, doublant ainsi la facture… « Il n’y aura pas de nouvel impôt en France pendant le quinquennat, je m’y engage » avait pourtant osé il y a quelques mois l’inénarrable Bruno Le Maire, Ministre de l’économie de la Macronie il y a peu triomphante : le foutage de gueule, à ce niveau himalayen, mériterait lui aussi une palme d’or !

Mais « pourquoi s’arrêter en si long chemin » ? Au niveau des collectivités locales, avec la disparition annoncée de la taxe d’habitation qui ne sera bien entendu pas intégralement compensée par l’état, nos ploutocrates europhages (dans tous les sens du terme) ont par exemple découvert une nouvelle mine d’or : la taxation décuplée des entrepôts et de certains locaux de PME, judicieusement requalifiés par le fisc en « sites industriels », ce qui permet une explosion délirante de la ponction fiscale sur les PME et TPE :  ainsi, un petit vigneron de Bourgogne a vu sa taxe foncière passer de 4 000 à… 45 000 euros, le tout multiplié par trois, le fisc départemental ayant recalculé son impôt pour les trois dernières années fiscales ! Dans les Hauts de France, un producteur de pommes a vu cette même taxe passer de 2 000 à 23 000 euros, avec le même effet rétroactif sur trois ans ! Halte aux fous !

Gilets jaunes : jusqu’où s’arrêteront-ils ? gilets jaunes 01

Cette explosion du prix des carburants, à l’obscène prétexte de lutte zélée contre le réchauffement climatique (comme si le fait de payer plus polluait moins !), alors que la France représente 0,9 % de la pollution mondiale, alors que l’ensemble du parc automobile français pollue moins qu’un seul des dizaines de milliers de super tankers qui sillonnent les mers de la mondialisation ultralibérale, alors que des millions de Français n’ont pas d’autre moyen de transport que leur automobile, notamment dans les campagnes, et pas plus les moyens d’acheter des voitures électriques ou hybrides, a donc été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des rancœurs populaires. Macron et sa bande, confondant volonté et rigidité, courage politique et mépris ploutocratique, ont dans un premier temps fait la sourde oreille, méprisant, insultant, diffamant les manifestants vêtus de jaune. C’était un pari osé, c’est désormais clairement un pari perdu, et même une Bérézina politique.

Non seulement le mouvement ne s’est pas essoufflé, non seulement les barrages ont perduré, mais les manifestants, maltraités d’abondance par des médias aux ordres, ont partout installé le désordre, sans perdre le moins du monde l’appui écrasant des Français (près de 80% !), malgré les débordements que l’on sait (très largement suscités puis instrumentalisés par notre oligarchie politico-médiatique) et la gêne occasionnée partout par leurs blocages et autres actions de protestation.

Après deux samedis de tous les dangers, la peur s’est emparée des cuistres qui, voulant décrédibiliser des manifestants qu’ils prétendent aujourd’hui, et la main sur le cœur, profondément respecter, dénonçaient hier la « peste brune », les « factieux », l’« ultra-droite » et autres billevesées de novlangue politiquement correcte. Les matamores d’hier se font désormais littéralement dessus, ils ne sont plus que des Tartarins, et c’est le sauve-qui peut-général !

Ainsi de monsieur Edouard Philippe, qui pérorait pourtant les jours précédents, affirmant avec force que le gouvernement « ne changerait pas de cap », et qu’on a vu avant-hier piteux, miteux même durant sa conférence de presse, comme le premier télévangéliste américain venu faisant son mea culpa larmoyant après avoir été pris la main dans la culotte de la bonne. Un Edouard Philippe qui a ravalé sa morgue et mangé son chapeau ministériel en annonçant un ridicule moratoire de la taxe sur les carburants et quelques autres aumônes fiscales, comme si les Gilets jaunes, désormais remontés comme des pendules (et on le comprend : le mépris à ce niveau, cela motive !), pouvaient désormais se contenter de si peu !

Trop peu, trop tard… Macron va sans doute sacrifier le fusible Philippe

Macron qui, courageusement, s’était depuis le début de la crise, abrité derrière son Premier ministre, commençant à s’inquiéter de sa survie présidentielle, l’a hier laissé tomber en rase campagne comme une vieille chaussette, le contredisant au moment même où celui-ci essayait de défendre son « moratoire » sur la taxation des carburants devant l’Assemblée nationale : l’Elysée a fait savoir, par la voie d’un Iago du gouvernement, l’immanquable de Rugy, que le président actait désormais l’annulation définitive de la hausse de la taxe pour l’année 2019. Incité durant deux semaines à se montrer ferme, Edouard Philippe a dû sentir la lame macronienne s’enfoncer dans son dos avec l’amertume que l’on imagine. Le prochain épisode sera très probablement la démission du gouvernement… Dans la Macronie en plein naufrage, c’est le capitaine, et non les rats, qui quitte en premier le navire !

Cela suffira-t-il à faire rentrer les Gilets jaunes chez eux ? On peut en douter et, soyons clairs on doit fortement espérer que non : si, lorsqu’un tel mouvement populaire se lève et se fait pareillement entendre, lorsque des centaines de milliers de Français décident enfin de se redresser et défient ceux qui depuis si longtemps nous méprisent, nous humilient, nous trahissent, nous dépouillent, si lorsque des manifestations spontanées se multiplient partout sur le territoire national, entraînant certes d’immanquables débordements, souvent d’ailleurs suscités par des provocations ou des répressions policières excessives (ce fut le cas sur les Champs Elysées dès la première manifestation), si immanquablement aussi des casseurs d’extrême-gauche (les fameux Black blocks) ou des cailleras de banlieue infiltrent les manifestants pour commettre leurs sinistres méfaits, c’est à dire casser pour les uns et piller pour les autres, si toujours également les partis politiques et quelques journaleux ou éditorialistes sans vergogne essaient de récupérer le mouvement (la palme de la crapulerie et de l’indécence peut sans conteste être attribuée ces derniers jours à la France Insoumise de la Méluche, qui essaie toute honte bue de transformer une révolte contre le matraquage fiscal en plébiscite pour son programme politique gauchiste et sa volonté de sixième république), il faut faire fi de toutes ces médiocrités, de tous ces opportunismes de cloportes, et ne pas oublier l’essentiel : c’est enfin la France profonde, la France de province, la fameuse « France périphérique » de Christophe Guilluy, et n’ayons pas peur des mots : la France de « souche » même, celle qu’aime justement tant détester notre ploutocratie de droite ou de gauche, et particulièrement  Mélenchon et sa petite troupe trotskyste, qui est aujourd’hui dans les rues et sur les routes de notre cher pays.

Il ne faut donc pas s’arrêter en chemin : demain sans doute interviendra la chute de Matignon, mais il faudra enchaîner avec la dissolution de l’Assemblée nationale, puis s’occuper du squatter  méprisant et méprisable de l’Elysée ! Comme disaient ceux qui, il y a un demi siècle de cela, initiaient la « révolution » soixante-huitarde pour pouvoir aller trombiner sans contraintes leurs copines dans les cités étudiantes, ceux-là même qui aujourd’hui, devenus les bons gros bourgeois raillés naguère par l’immense Jacques Brel, s’inquiètent et se désolent de la violence populiste de Gilets jaunes qui, eux, manifestent pour avoir tout simplement le droit de vivre décemment de leur travail : « ce n’est qu’un début, continuons le combat » !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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Note de La Plume : mon silence (forcé) et particulièrement fâcheux des dernières semaines et alors que l’actualité s’est emballée s’explique par une névralgie cervico-brachiale (sciatique du bras) particulièrement aiguë qui m’a presque totalement privé de mon bras gauche pendant plus d’un mois : et comme je suis un gaucher contrariant… même la cortisone n’a pas permis de retrouver l’usage de ce bras, qui aujourd’hui encore, et sans doute pour au moins quinze jours d’après l’académie, est très fortement handicapé : j’ai pour l’heure une poigne de bébé prématuré, et par exemple le plus grand mal à tenir dans ma main une petite cuillère ou un couteau. Et je ne vous parle pas de l’aventure que représente en ce moment pour moi un laçage de chaussures, ou la rédaction d’un chèque ou d’une lettre manuscrite ! Enfin… je peux au moins à nouveau au moins taper sur un clavier (mais pas trop longtemps), et donc reprendre la plume… avant la fin de la révolution ! Ah, ça ira, ça ira, ça ira… (vite mieux, j’espère !)

Gilets jaunes 03

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23 Responses to Gilets jaunes : une révolte ? Non, triste sire, une révolution !

  1. Joséphine le 11 décembre 2018 à 7 h 08 min

    J’ai pu tenir le coup hier soir à partir de 20H sur mon petit écran pour la « retransmission » du discours de Macron adressé aux Français. Pas de direct par crainte d’une crise violence de tourista. De 20H à 20H 05, Macron a cru faire pleurer dans les chaumières des Gaulois en parlant de leurs grandes souffrances. De 20H 05 à 2OH 15, il les a « baisés » en beauté !
    Merci aux gilets jaunes de n’être pas tombé dans un piège à cons et de continuer leurs combats.

    • Trechelaplaine le 12 décembre 2018 à 13 h 23 min

      Je n’ai pas eu le courage de regarder jusqu’au bout cette mise en scène puérile !
      Des yeux de cocker pleins de larmes, une posture de fayot de classe primaire avec les mains à plat sur le bureau, le ton lénifiant d’un croque-mort qui vous explique que le mort est confortablement installé dans son cercueil, m’ont fait perdre patience.
      Rien à attendre de celui qui joue, mal, le rôle de président.
      Chef d’étage au Galeries Layette, oui, chef d’Etat, non !

      • Joséphine le 12 décembre 2018 à 16 h 07 min

        Merci Trechelaplaine d’être venu me répondre. Si j’ai eu le courage de tenir le coup face à ce sale type le 10 au soir, c’est que je m’attendais à sa distribution de misérables petites miettes de pain et non de la baguette entière attendue par les G.J dont certains ont malheureusement rêvé avant l’heure. Par contre je ne l’ai regardé que lorsqu’il a joué le rôle méprisable du repenti prêt à chialer sur la grande détresse du peuple. Ensuite sa gueule de pervers au regard glacé m’a insupportée et me suis contentée de l’écouter en bricolant je ne suis plus quoi dans ma cuisine.
        Lui Président, non. Mais Chef des balais de chiottes chez Y. St-Laurent OUI !

  2. Sylvie le 10 décembre 2018 à 2 h 28 min

    Cher Marc,
    Quel bonheur de te relire après les longues absences de la plume , en cette période historique où la volonté de vivre du Gaulois se manifeste enfin.
    C’est d’autant plus inattendu qu’une « révolution » se passe rarement en saison froide mais plutôt en été.
    La dénonciation de ce gouvernement est unanime de la part des gens de bonne volonté qui ont su résister au formatage programmé du système et garder le sens du réel.
    Cependant, il faut aussi , et peut être surtout, dénoncer , au-delà des personnalités antipathiques qui gouvernent la France, les raisons objectives qui ont conduit à cette situation désastreuse.
    Je veux bien sûr parler de notre perte de souveraineté que nous devons impérativement retrouver , mais tu as déjà brillamment exposé ce sujet.
    Et, nous devons aussi dénoncer le pacte mondial sur les migrations que s’apprête à signer « Micron ».
    Courage pour tout.
    Bises

  3. PR CALGUÈS le 7 décembre 2018 à 17 h 44 min

     » Ah, ça ira, ça ira, ça ira… »
    (vite mieux, j’espère)
    Rien n’est moins sûr.
    Leurs Majestés Emmanuel XVI et Marie Antoinette sont mal, très mal – comme dans la pub de Lidl !

    Amitiés

    • marc le 9 décembre 2018 à 10 h 09 min

      Oui, rien n’est gagné (très loin de là), mais il ne faut pas bouder sa peine : voire micron et son sinistre orchestre dans un tel état de déconfiture est un plaisir presque indicible…

      Achevons le bête ! (et méchant)

      Amitiés

  4. Joséphine le 7 décembre 2018 à 17 h 09 min

    Après une « saloperie » de jaunisse , serait-il à ramasser à la petite cuillère Macron ? Mea culpa ?
    « Sur fond de climat tendu à cause des manifestations des Gilets jaunes en France, cette remarque attribuée à Emmanuel Macron au sujet de sa principale rivale à la présidentielle de 2017 aurait pu passer inaperçue. Cependant, elle n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, à savoir celle des médias.

    «C’est elle qui a été la meilleure et cela doit nous interpeller», a déclaré Emmanuel Macron, selon Le Point. »

    C’est la première fois que je le trouve drôle…

    • marc le 9 décembre 2018 à 10 h 05 min

      Oui, Joséphine,

      quelle misère (toujours incompréhensible pour moi) qu’elle n’ait pas eu cette lucidité et cette éloquence, cette pugnacité durant un fort funeste débat, il y a un an et demi de cela… ça n’aurait sans doute pas changé le résultat final de la présidentielle de 2017, mais son image préservée de la marque négative que ce ratage a laissée dans l’esprit de millions de nos compatriotes, où serait-elle aujourd’hui dans les enquêtes d’opinion, sans ce tragique faux pas ? L’Elysée serait à portée de vote… on ne refait pas l’histoire, mais quel contretemps funeste ! Enfin, il ne faut pas baisser les bras, et continuer le combat ! Pour une fois, soyons heureux de rire « jaune » !

      Bises

  5. Trechelaplaine le 7 décembre 2018 à 10 h 52 min

    Bientôt Noël et déjà un cadeau ! Un article de La Plume !…Ça fait du bien, un bien immense… bien, comme le début de cette journée de veillée d’armes.

    Je me suis beaucoup amusé à lire cet article ! Toutes ces expressions délicieusement choisies……Ca donne envie d’écrire quelques lignes….

    Et bien oui, cher Marc, le peuple français est dans la rue et fait nouveau, sur les routes, les ronds-points, la place de l’Etoile et peut-être demain dans jardins des palais et des hôtels particuliers de la République, Elysée, Matignon, Bourbon, Luxembourg, Beauvau….

    Après des dizaines d’années d’étranglement fiscal, de préférence «anationale», les successions de « plans villes, banlieues, grands-frères», «Zones et Réseaux d’éducation prioritaire» qui ont englouti des milliards d’euros pour acheter l’amour de populations inlassablement haineuses; après des campagnes interminables et incessantes de mépris culturel allant jusqu’aux moqueries répétées de certains prénoms « bien français », voilà le peuple des champs, celui qui a été oublié, marginalisé et abandonné qui entre en jacquerie, tous sexes et tous âges confondus, avec le soutien d’une très large majorité de l’opinion.

    Rien ne semble pouvoir inverser cet immense mouvement de soutien, pas même le saccage de symboles républicains comme l’Arc de Triomphe et la tombe du soldat inconnu, étonnamment vides de toute protection policière et abandonnés aux casseurs. Comme quoi, ces élites républicaines se foutent pas mal des symboles de cette République ! A ma connaissance, à travers le monde, peu de monuments dévoués à la mémoire nationale et à l’hommage aux morts pour la patrie ne sont ni gardés ni étroitement surveillés. Quant à les affecter comme des lieux de rassemblement pour des manifestations…..c’est une incroyable nouveauté et c’est soit une faute grave de ministère de l’intérieur, soit une grossière manoeuvre pour discréditer les gilets jaunes.

    Le peuple gronde, menace de se révolter contre les politiques fiscales de confiscation et contre le pouvoir autoritaire et arbitraire. Il se fâche contre la morgue, le mépris et les moqueries de la classe dirigeante organisée en aristocratie, ambitionne de reprendre le pouvoir et de défaire les élites confortablement installées dans les privilèges en tous genres.

    Les fameuses « valeurs républicaines» sont dans la rue ! Ces valeurs issues de mouvements populaires contres les «tyrans»: révolutions de 1789 et de 1830, émeutes de 1871. Ces « valeurs républicaines » qui seraient supérieures à tout, que les élites et leur valets rabâchent en permanence dès que le Rassemblement national pointe son nez dans les élections et devant lesquelles il faut se prosterner en permanence. On s’en doutait, mais aujourd’hui, la preuve est faite: pour nos « élites » les «valeurs» républicaines» ne sont que des outils de légitimation de leur position avantageuse et elles sont les premières à les renier lorsqu’elles menacent leurs prébendes et leurs avantages…. »républicains » ! Les « valeurs républicaines » comme stratégie électorale pour tenir à l’écart du jeu démocratique des millions Français, voilà l’infamie !

    Pour cette aristocratie, le peuple est laid, illettré et dangereux. Il faut le contenir, voire l’asservir en lui maintenant la tête sous les eaux d’un océan d’impôts, de taxes, de contributions et de prélèvements obligatoires. Ces élites ne comprennent pas que le mouvement des gilets jaunes, c’est le peuple qui reprend bruyamment son souffle après une apnée fiscale démesurée par sa durée et par son ampleur !

    Le peuple qui s’exprime inquiète, voire terrorise. A tel point que les derniers matelots du navire en perdition En Marche, ces anonymes éclairés par les spots du macronisme, se relaient à la télévision pour expliquer que les manifestations, les revendications, les cris de douleurs face à l’impôt et aux taxes, le mal-vivre d’une population entière, ne sont ni des appels au secours, ni des comportements républicains mais des actions illégitimes et fascisantes ! L’aveuglement est total, le mépris omniprésent ! Ce n’est plus «En marche» mais «On coule» !

    Macron a déjà touché le fond. Pétrifié par la lâcheté, incroyablement muet, il envoie sans sourciller son premier ministre à l’échafaud !

    En vous souhaitant un bon rétablissement.

    Amitiés

    • Jean-Jacques S le 7 décembre 2018 à 11 h 22 min

      Nous avons le plaisir de vous retrouver cher Trechelaplaine ainsi que Joséphine!Votre réponse est percutante

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 58 min

      Mon cher trechelaplaine,

      le plaisir que vous me faites l’honneur d’éprouver à me lire… est l’exact pendant de celui que j’ai à vous voir compléter précieusement ici mes petites bafouilles nauséabondes ! ;-)

      Comme presque toujours, il n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes entre nos deux analyses des évènements et, surtout, de la gabegie, de la décadence, de la trahison qui défigurent depuis des décennies notre pauvre et cher pays…

      Je pense (et j’espère plus que tout !) que Macron est politiquement mort, et que s’il devait malgré tout se maintenir au pouvoir jusqu’à la fin de son mandat, sa présidence est désormais finie. Jupiter est à poil, il finira, comme ses deux prédécesseurs dans les poubelles de l’histoire. Espérons que nous ne voyons dans cette joyeuse mais radicale pagaille jaune qui envahit nos rues que le début d’un réveil national que tout amoureux de la France ne peut qu’appeler de ses voeux… l’avenir proche devrait rapidement nous éclairer à ce sujet.

      On ne lâche rien ! Amitiés

  6. Joséphine le 7 décembre 2018 à 8 h 44 min

    Merci Marc d’être enfin revenu et venu en découdre avec toujours la même clairvoyance quant à nos Gilets Jaunes.

    « Cher Marc le monde est à l´envers…
    Ne t´en retourne pas dehors
    La FRANCE est en Révolte
    ça pète au sud, ça pète au nord !

    Faites du feu dans la cheminée
    On revient chez Vous (la Plume)
    Et si révolution à Paris
    Il y en a dans tout le Pays… »

    Ménagez cette épaule gauche pour revenir « avant la fin de la révolution, Ah ça ira, ça ira ça ira »

    Amitié sincère

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 44 min

      Bonjour ma chère et fidèle Joséphine

      espérons justement que, depuis la « divine » surprise des Gilets jaunes jusqu’aux prochaines élections européennes, le monde se remette justement peu à peu à l’endroit ! ;-)

      Grosses bises, cela va sans dire, mais cela va encore mieux en le disant !

  7. papy 57 le 6 décembre 2018 à 22 h 38 min

    Bonsoir Marc et bonsoir à tous

    Très heureux de vous retrouver Marc,ce vide dans vos interventions m’a grandement inquiété.
    Comme d’habitude , une très bonne vue et description des faits.
    Il faut aller jusqu’au bout:
    - la dénonciation de tout ce système accaparé par le monde de la politique
    -la main mise de la finance et des multinationales sur les gouvernements
    -la main mise du gouvernement sur la justice et les organes de régulation de la Nation
    -la dénonciation de la traitrise du vote par le gouvernement du oui au traité européen alors que le Peuple avait voté NON
    -exiger le droit aux référendum ( dont celui de pouvoir virer les députés élus en cas de comportement non conforme à l’attente des électeurs => en général il est élu sur des promesses et un programme (mais les promesses ne sont faites que pour ceux qui y croient).
    -Paris est la capitales dévoyée de la France mais n’occupe que très peu de surface et d’habitants; mais il est vrai que l’orgueil de ceux qui y vivent( les nantis , bobos et autres) est profondément insondable.A nous les oubliés, les gueux, les sans dent!les Gaulois réfractaires, et autres nullités dénoncées par notre présipède, de les remettre à leur place et de leur clouer le bec:Paris est la capitale de France mais pas son nombril et pas celui du monde!!!
    Quand au devenir de cette insurrection-révolution,j’espère en elle et je m’en inquiète, car le pouvoir est si fourbe, tortueux, menteur, manipulateur etc…et probablement dictatorial!
    Tout mon soutien au gilets jaunes et à la France Nationaliste car là seul est l’avenir.

    Cordialement

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 41 min

      Bonjour mon cher Papy !

      Je plussoie et suis en accord avec tous les points que vous mettez en avant dans votre commentaire ! Nous sommes déjà très clairement dans un état à visées totalitaires, mais comme le dit la citation de La Boétie mise en exergue sur La Plume, si les Français décident de ne plus être à genoux… tout redevient possible ! Les semaines qui viennent risquent d’être capitales pour l’avenir de notre pays, et plus largement encore, pour celle du monde : le raz-le-bol est général, et le grand chambardement devient enfin envisageable… l’avenir sera national ou ne sera pas, en France comme partout ailleurs.

      Amitiés

  8. Carine le 6 décembre 2018 à 22 h 13 min

    Bonjour Marc !
    Soigne-toi bien, car c’est très douloureux.
    Excellent article, merci !
    Et délicieuse mamie bloqueuse en photo de conclusion.Quelle pêche !
    Gros bisous.

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 35 min

      Salut ma mouette !

      Toujours fidèle au poste, malgré mes longs silences (pas vraiment volontaires) et cela me touche beaucoup ! Gros bisous itou ! :-)

  9. Sylvain le 6 décembre 2018 à 20 h 11 min

    J’espère que les guillotines qui prennent la poussière dans les musées vont reprendre du service.

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 33 min

      Bonjour Sylvain

      je dois reconnaitre que sans forcément aller jusqu’à la guillotine… le goudron et les plumes et la déchéance nationale seraient parfois les bienvenus !

      Amitiés

  10. Paule le 6 décembre 2018 à 18 h 02 min

    Après un long mois de silence, la Plume reprend du poil de la bête et son rédacteur signe là un article dense, précis sur la situation catastrophique de la France. Le Président autiste, après toutes les vilénies déjà infligées au peuple français, s’apprête à signer le Pacte de Marrakech sur l’immigration, une véritable bombe à retardement pouvant amener la disparition de notre patrie. Alors que sa cote est au plus bas dans les sondages, la question de la légitimité du chef de l’état se pose désormais.
    Courage Marc et merci

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 32 min

      Bonjour Paule

      oui, je sais, depuis près de deux ans, la vie de La Plume est compliquée, et son rythme de parution parfois erratique… je suis le premier à en être frustré, croyez-le, mais les derniers mois ont souvent été compliqués…

      Vous avez raison concernant le pacte de Marrakech, il faut d’ailleurs que j’en parle ici même… c’est à mon sens une trahison nationale du même niveau que la signature du traité de Lisbonne par Pinocchio Sarkozy : une forfaiture, une trahison de la France et des Français, qui méritera un jour d’être nommée pour ce qu’elle est dans les livres d’histoire.

      Bises

  11. Jean-Jacques S le 6 décembre 2018 à 9 h 40 min

    bonjour Marc enfin de vos nouvelles.Trés bon article mais qui ne me rassure pas quand à l-avenir de cette révolte.Je vous souhaite du courage pour traverser cette mauvaise passe.Amitiés
    J-J S

    • marc le 9 décembre 2018 à 9 h 27 min

      Bonjour Jean-Jacques

      merci pour vos encouragements : j’espère que « la providence » vous écoutera, et que l’infirmerie voudra bien un peu me lâcher la grappe en 2019, car je crois qu’il est fort possible (voire probable) qu’il y aura beaucoup de choses à dire et à écrire en cette année sans doute cruciale pour ceux qui, comme nous, souhaitent voir enfin renverser la table de la mondialisation heureuse (pour certains, CQFD) !

      Pour la suite du mouvement des Gilets jaunes… attendons déjà de voir ce que Micron va nous dire en début de semaine… je pense à cette heure que son quinquennat est mort, mais chat échaudé… (on a vu Hollande aller au bout de son mandat, alors, méfiance)

      Amitiés

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