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La France de 2018 face à son destin : sœur Marianne, ne vois-tu rien venir ?

9 janvier 20183
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La messe (on a presque envie d’écrire la farce) électorale qui aura marqué l’année 2017 est désormais dite, et la contre-histoire de France, ou plus encore l’histoire de l’anti-France continue plus que jamais de s’écrire sous nos yeux consternés. Les méfaits sont là, et comme le dit presque l’adage, ils sont têtus !

Au nom du « changement », de la «  réforme », du « mouvement », de la « modernité » et autres billevesées destinées à habiller de faux pragmatisme économique les oripeaux sordides et cyniques de la mondialisation « libérale », de la précarisation sociale et de l’atomisation nationale qui sont ses si précieux corollaires, le nouveau président, ses ministres anonymes et sa majorité croupion s’évertuent à détricoter, à détruire tout ce qui faisait la spécificité de nos systèmes politique, économique et social, systèmes souvent uniques et caractéristiques d’un « modèle français » qu’une large partie du monde nous a longtemps envié.

Des systèmes qui nous avaient en fait et pour l’essentiel été légués (et bien plus que par tonton Mitterrand, comme feignent de le croire les nostalgiques rancis d’un Parti socialiste qui faisait encore à l’époque semblant d’être de gauche, ou ces indécrottables « droitards » capitalistes qui voient du crypto-communisme ou du gauchisme dans tout ce qui a vocation à lutter contre les inégalités sociales) par le Conseil National de la Résistance, puis par le général de Gaulle qui, au cas où certains, même ici, l’auraient oublié, était communiste comme je suis danseuse classique.

Deux parenthèses enchantées de l’histoire politique française qui avaient vu, période critique ou statue du Commandeur obligent, sauter le mortifère clivage politicien gauche-droite dont notre pays crève depuis trop longtemps, et que certains, dans le camp de ce que les mêmes continuent d’appeler la « droite », veulent aujourd’hui à tout prix ranimer, fiers en cette occasion d’afficher leur aveuglement politique d’un autre temps, voire leur QI d’âne mort ou de moule mazoutée, quand la mobilisation patriotique générale devrait pourtant être décrétée sans plus se soucier des étiquettes et des intérêts partisans, le pronostic vital de la nation étant désormais très clairement engagé. Quand le bateau coule, on ne demande pas leurs cartes d’identité aux potentiels sauveteurs qui se présentent pour secourir les naufragés !

Marine à marée basse, et à Front renversé

Vous le savez, vous qui me faites l’honneur de me suivre régulièrement, ou qui avez simplement eu l’occasion de lire ici les quelques papiers que j’y ai déposés depuis le résultat des dernières élections présidentielles : je ne suis pas de ceux qui tirent sur les ambulances, surtout quand il y  a une femme dedans.

J’attends d’ailleurs que ceux qui assassinent systématiquement la présidente à terre du FN, cela depuis des mois, avec une violence et même une haine inouïe, bien calés derrière leurs petits micros de chroniqueurs télé ou radio, bien au chaud devant leurs caméras de youtubeurs « faut qu’on-y-a qu’à », ou dans le confort de leur bibliothèque de penseurs dégagés, nous démontrent autrement qu’en commentaires post électoraux aussi faciles qu’assassins, ce qu’ils ont, ce qu’ils auraient pu faire de plus, de mieux, eux, les procureurs de la dernière heure, les inspecteurs acerbes des travaux mal finis, pour porter plus haut et tenter de faire triompher la cause nationale.

Car au moment où le choix final obligeait à voter lors du second tour d’un scrutin capital pour MLP, malgré les réserves qu’elle pouvait susciter, sauf à accepter l’invraisemblable parachutage oligarchique d’Emmanuel Macron à l’Elysée, lui, le fils spirituel des funestes Jacques Attali, Alain Minc et autres tristes sires qui portent depuis des décennies l’étendard de la haine de la France et du mépris de son peuple, où étaient-ils, tous ces Ponce Pilate de la souveraineté française ? Ah, on ne les a guère entendus, en cette heure cruciale, battre le rappel patriotique et électoral, tous ces désormais si méprisants donneurs de leçons ! Oui, Zemmour, Buisson, De Villiers, Poisson et autre Mariani : où étiez-vous ? Bien que sachant parfaitement où voulait nous conduire Macron, et le mal que cela ferait à la grande idée que vous prétendez vous faire de la France, vous vous êtes tous abstenus d’exprimer un choix pourtant évident, un vote clair, vous vous êtes tous dégonflés comme des pleutres de concours, des combattants de carnaval, des patriotes d’opérette. Seuls Marie-France Garaud, Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan ont eu le courage de franchir le rubicon mariniste, quand il était plus que nécessaire de le faire !

Malgré sa campagne en grande partie ratée parce qu’oubliant, au profit des seuls programme économique et nécessaire déconstruction européenne, les fondamentaux sociétaux et culturels, en un mot identitaires, qui travaillent à présent une très large partie de l’électorat français, et surtout en dépit de sa sortie de route aussi inexplicable que spectaculaire lors d’un débat d’entre deux tours de sinistre mémoire, qui, en réalité, et au cours des dix dernières années, dans le paysage politique et médiatique national, a incarné plus opiniâtrement qu’elle, mieux qu’elle, le combat obstiné, acharné pour la souveraineté française ? Qui l’a plus porté sur ses épaules honnies, et face à la meute médiatique ? Qui a plus pris de coups journalistiques, politiques, judiciaires, et qui les a mieux rendus que Marine Le Pen ?

Après la bataille, et lorsqu’elle est perdue, la critique politique est d’autant plus aisée que l’art patriotique en milieu hostile s’était révélé difficile, voire une fois de plus presque impossible. Surtout quand la championne battue a, il est vrai, commis des erreurs incompréhensibles et très traumatisantes pour son électorat (choix stratégiques de campagne discutables et débat calamiteux on l’a dit, mais aussi soirée « je m’éclate en boîte de nuit » post défaite électorale d’un effet totalement destructeur). Pourtant, je persiste et signe : aucun de ceux qui la jugent ou plus encore la conchient aujourd’hui n’a, et de très loin, autant mouillé le maillot patriotique que la présidente du FN. Et si du fait de ses erreurs et de son échec elle ne mérite sans doute plus tant d’hommages, sa défaite électorale ne justifie certainement pas non plus tant d’indignité.

Reste qu’il faut tout de même bien se rendre à l’évidence : Marine le Pen ne s’est aujourd’hui toujours pas relevée de sa défaite des présidentielles, et elle ne s’en relèvera sans doute plus : son image est trop fortement,  trop durablement écornée et, plus rédhibitoire encore, l’étiquette Front National et le nom même de Le Pen continuent d’inspirer, de motiver même dans une part assez considérable du corps électoral national un rejet d’autant plus indépassable qu’il est pour l’essentiel totalement irrationnel. La fameuse diabolisation perdure, le « plafond de verre » aussi, et son seul patronyme est sans doute à jamais une marque électorale au fer rouge dans l’esprit manipulé depuis des décennies d’un grand nombre de nos concitoyens. Marine ne passera pas, et son parti, même rebaptisé, non plus. Elle peut bien sûr continuer le combat (elle le doit même, sans doute, en tout cas je le crois), mais elle ne peut plus le porter, l’incarner à elle seule avec une réelle chance de succès…

Face à ce qui reste aujourd’hui du vaisseau amiral du camp national, ce fameux « Paquebot » frontiste qui n’est désormais guère plus qu’un radeau des médusés, c’est aussi nous tous, les dégâts de la Marine. Nous, responsables, militants ou simples électeurs qui nous sommes affirmés, affichés souvent un peu facilement patriotes, généralement en restant en réalité bien au chaud dans nos petites chapelles politiques, intellectuelles ou journalistiques respectives. FN à l’ancienne ou FN 2.0, DLF, UPR, PCD, SIEL, Les Patriotes, MPF, Parti de la France… et un raton laveur ! Il va falloir sortir de cette division ridicule, de cet éparpillement mortifère, se trouver une nouvelle identité politique puis électorale, à même de dépasser les clivages partisans dérisoires, indignes du combat que toutes ces micro-structures prétendent porter, pour enfin fédérer les votes patriotes et avoir une chance de remporter la victoire souverainiste dont notre cher pays a tant besoin. Ne nous voilons pas la face, cela ne va pas être simple… car qui est, aujourd’hui, à même de reprendre à terre le flambeau presque en berne de ce si juste et si nécessaire combat ?

NDA ? La bonne volonté ne suffira pas !

De tous les responsables politiques en exercice se réclamant du combat pour la souveraineté française, Nicolas Dupont-Aignan est le seul à avoir bravé la bienpensance politico-médiatique « antifasciste », et à avoir appelé très clairement entre les deux tours de la présidentielle à voter pour la candidate nationale. Il a d’ailleurs failli le payer très cher, mais finalement, et c’est fort heureux, son courage politique présent et son travail parlementaire passé, totalement inattaquables, lui ont suffisamment valu le respect de ses électeurs pour qu’il conserve son siège, à l’issue des législatives de 2017 (ce qui devrait tout de même être à même de faire à l’avenir enfin bouger de plus frileux que lui, bon sang !).

L’auteur de ces lignes a trop souvent moqué par le passé les prétentions exagérées du « petit Nicolas » à incarner le combat national, pour ne pas reconnaître ici que le président de DLF l’a, en cette occasion, sacrément épaté ! Ce courage là, qu’il est donc le seul à avoir oser afficher, lui donne aujourd’hui à mes yeux une dimension politique qu’il n’avait jusqu’alors jamais eue. N’empêche, et cela reste une évidence : la politique s’incarne, et NDA, quels que soient son courage et sa sincérité patriotiques, n’a pas l’étoffe d’un leader d’opinion, pas le charisme d’un chef, pas la vista et le sens de la répartie politique qui seront demain plus que jamais nécessaires pour combattre la médiacrature et faire enfin basculer l’opinion. Dupont-Aignan, même s’il peut, s’il doit être fort utile à l’avenir, ne peut pas être la solution…

A « droite » ? Wauquiez, grand corps minable !

Du côté de LR, que certains continuent, malgré les innombrables couleuvres qu’ils ont dû avaler depuis des décennies (et on devrait bien plus encore parler de serpents boa constrictor) à définir comme la « droite », malgré ses dirigeants successifs – Chirac, Juppé Sarkozy, Copé… Sarkozy, Fillon – parfois certes très forts en gueule mais au final plus veules, plus européistes, plus antinationaux et plus politiquement corrects les uns que les autres, vient de surgir des ruines post-électorales d’une présidentielle qui semblait quelques semaines encore avant le premier tour de scrutin totalement imperdable, le si prévisible Laurent Wauquiez : « au royaume des aveugles… », et vous connaissez la suite !

Immédiatement, histoire sans doute de ne pas perdre ses rémunératrices habitudes, le mentor nauséabond, l’éternel Père Joseph de la vraie-fausse droite « dans ses bottes », celui que les bienpensants aiment tant haïr, et qui cherche donc apparemment tous les dix ans à nous vendre un nouveau Cardinal de carnaval, j’ai nommé Patrick Buisson, a sauté sur le porte-bagage de ce Sarkozy de deuxième division ! Et il va essayer de faire passer cette grande saucisse d’Auvergne pour le nouveau champion incontournable d’une France redevenue la France, d’une droite à nouveau fière d’être de droite, celui de la fin de la repentance perpétuelle, de la défense des racines chrétiennes et du nécessaire passage de karcher. Pour servir ce second couteau de sous-préfecture, dans ce deuxième chaudron de pure circonstance, Buisson va tenter de nous re-cuisiner la même soupe, de prime abord alléchante, mais au final totalement indigeste, qu’en 2007… et vous allez voir qu’il y en a qui vous replonger, encore une fois !

Voir une telle intelligence, une telle érudition politique et historique, un tel talent littéraire aussi, se ranger aussi pathétiquement derrière un pareil ectoplasme politique, aux « convictions » purement opportunistes, derrière un futur « candidat incontournable » qui n’a même pas l’énergie et l’apparente force de conviction de sa précédente et si vaine « création » politique, a quelque chose de profondément désespérant : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme », avait écrit Rabelais. Patrick Buisson, tel un François Mitterrand de droite prétendument identitaire, en est une nouvelle assez triste, pour ne pas dire sinistre illustration.

Allons, franchement : vous y croyez, vous, à ce nouveau représentant autoproclamé d’une France fière et sûre d’elle-même, d’une France qui se voudrait de nouveau souveraine ? Vous lui apportez un quelconque crédit, à cet apparatchik politique qui a été chiraquien sous Chirac, sarkozyste sous Sarko ? Qui, agrégé d’histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, major de l’ENA, n’en parle pas moins, par calcul pathétique, un français misérabiliste, sarkozien, histoire de faire « peuple » ? Qui se teint semble-t-il les cheveux poivre et sel pour faire plus mûr, plus sérieux ? Qui, porté sur les fonds baptismaux électoraux par Jacques Barrot, son mentor centriste et européiste jusqu’à l’extravagance, se choisit pour nous prouver qu’il est bien de droite… un second de cordée électorale qui s’appelle Virginie Calmels, plus juppéiste, plus gaucho-compatible qu’elle, tu meurs ? Non mais, quelle lamentable farce ! Exit Wauquiez donc, et tout LR avec lui, ou alors c’est que les français sont encore sensiblement plus cons qu’on a pu le croire à l’issue des résultats électoraux de 2017 !

A « gauche » ? Mélenchon… piège à cons !

Ne riez pas : j’en connais, parmi mes amis et connaissances, qui, bien que s’affirmant à grands cris patriotes, font encore mine d’y croire ! Si ! Malgré ses lieutenants Obono, Autin ou Corbières, tous porte-flingues particulièrement zélés de l’antiFrance… malgré sa mitterrandolâtrie jamais démentie, malgré son oui à Maastricht, malgré ses trente ans d’apparatchik ou de sénateur socialiste, malgré le Grand Orient, malgré son mépris pour la France prérévolutionnaire, malgré sa haine viscérale de la chrétienté.

Malgré les « regarde-la, cette folle… complètement givrée » en montrant à Danielle Obono la statue de Jeanne d’Arc (1), les « Je ne veux pas être un Blanc catholique, je préfère être un noir athée » (2), les « Je ne peux pas survivre quand il y a que des blonds aux yeux bleus, c’est au-delà de mes forces » (3), et autres « la France des campagnes était extraordinairement arriérée par rapport au Maroc des villes » (1.55, ici), les « il faut régulariser tous les travailleurs sans-papiers » (4), les « dans ce pays, il n’y a pas de problème avec l’islam » (5), et je suis loin d’avoir fait le tour, et bien il se trouve encore des ravis de l’anti-crèche pour croire en la fibre patriotique de ce Tartarin politique !

Certes, certes : beati pauperes spiritu, comme aurait dit le Christ… mais avouez que, quand on conchie comme la Méluche le spirituel pour ne se réclamer que du politique, il conviendrait de rendre à César ce qui lui appartient ! Exit aussi Mélenchon, donc… et du coup, que reste-t-il ?

Asselineau, Poisson, Philippot, Ménard, Vanneste, Ouchik, Lang, Myard… ou Guaino, poil au dos, et Mariani, poil au zizi !

Je passerai très vite sur les autres « figures » de la politique, toutes plus ou moins considérées comme étant souverainistes, et évoquées ci-dessus :

Asselineau ? Remarquable conférencier quand il s’agit de démontrer la nuisance délétère de l’Union Européenne, potentielle fort précieuse source de compétences s’il acceptait demain de se mettre au service d’un vrai leader, mais aujourd’hui simple rond de cuir à l’ego boursoufflé et au charisme de beignet, presque ridicule têtard politique qui veut se faire bien plus gros que le bœuf, et qui continue, gadin électoral après bérézina présidentielle, de se prendre pour un nouveau général de Gaulle, ce qui ne fait (pas) rire que lui…

Jean Frédéric Poisson ? Bien qu’éminemment respectable, posé et compétent, propulsé candidat national, il nagerait lui aussi dans un bassin beaucoup trop grand pour lui. Son cuisant, son humiliant échec aux primaires de la droite et du centre, en a apporté il y a un an  la preuve sans doute définitive…

Florian Philippot ? Contrairement à MLP et son ancien parti, il est certes resté cohérent sur l’UE et l’Euro, et je ne doute pas qu’un jour, sur ces points, l’histoire lui rendra totalement raison. Mais pour le reste… manger comme il l’a fait son chapeau sur le Mariage pour tous, sur l’immigration, ou aller se recueillir sur la tombe de François Mitterrand…. lui le prétendu gaulliste ! De plus, il ne s’est vraiment pas grandi, et s’est même à mes yeux très sérieusement rapetissé, comme le premier Aymeric Chauprade venu, en « oubliant » de rendre son fort rémunérateur tablier de député européen, lorsqu’il a quitté avec fracas le FN pour fonder son propre parti, puis en se répandant dans la foulée et d’abondance sur tous les médias de France et de Navarre (lesquels furent évidemment trop heureux de l’aubaine), afin de se dédouaner à bon compte d’une défaite électorale où il n’était pourtant pas pour rien, pour dézinguer assez bassement son ancien parti et plus bassement encore, celle à qui, qu’il le reconnaisse ou pas, il doit l’intégralité de sa notoriété politique…

Robert Ménard ? tout ce qui est excessif est dérisoire : ses « coups médiatiques » de bac à sable, ses affiches à la con, son appel sans cesse renouvelé et carrément ridicule à une « union des droites » qui ne se fera jamais (la politique est l’art du souhaitable, mais aussi du possible, pas celui du fantasme ou – pire – de la chimère), bien plus encore ses récentes prises de positions économiques ultralibérales, ou politiques désormais très clairement européistes, démontrant une préoccupante inculture historique de la singularité française et une effarante incurie économique voire, pour résumer le tout, un crétinisme droitard abyssal, ne pourront lui valoir qu’un rôle subalterne, si ce n’est anecdotique dans les années qui viennent…

Quant à tous les autres… quels que soit leurs talents ou leurs convictions, parfois réels, il ne s’agit presque toujours que d’hommes seuls. De possibles, de souhaitables appuis, mais certainement pas de potentielles têtes d’affiches électorales…

Alors,  maintenant, que faut-il faire ?

Le camp patriote est aujourd’hui très clairement atomisé, éparpillé, façon puzzle. A l’instant où j’écris ces lignes, absolument personne n’est en mesure de le rassembler. Si Marine pouvait légitimement prétendre le faire autour d’elle, il y a quelques mois, ce n’est sans doute définitivement plus le cas : la présidentielle de 2017 est passée par là, il nous faut savoir en comprendre les leçons, même cruelles, et surtout en tirer toutes les conséquences.

Il va donc nous falloir trouver un nouveau champion, mais avant même cela, structurer une nouvelle analyse, puis dessiner, proposer une nouvelle offre politique, économique, sociale, civilisationnelle. Le temps presse car, pendant ce temps, Macron avance non pas ses pions, mais bien ceux du système qui l’a mis en place. Il pourrait tout aussi bien, vu l’état exsangue de l’opposition nationale, repasser les plats en 2022. Nous pourrions sans doute nous relever relativement aisément de cinq ans de Macronnie (faisant tout de même suite à cinq ans de Sarkozie, puis cinq autres de Hollandie, et pour se contenter des dégâts survenus lors de la dernière décennie), mais certainement beaucoup moins facilement de dix ans du même régime, vu l’énergie que met le mari de Brigitte à démanteler notre modèle économique et social, ou à saper nos singularités culturelles, politiques et diplomatiques…

Il nous faut donc réfléchir, vite ! Débattre, fort ! Convaincre, pleinement ! Combattre sans relâche, essayer encore et encore, et par la base, de responsabiliser nos prétendues « élites » patriotiques. Il faudra, pour réussir tout cela, commencer par serrer les dents puis sans doute les fesses, avant de parvenir à serrer enfin les rangs dans cette désolante armée mexicaine qui constitue aujourd’hui le camp souverainiste, parce comme je l’écrivais il y a déjà plus d’un an de cela :

Nous sommes tous témoins de l’évolution de la société française, de son atomisation communautaire, de la perte progressive de son identité singulière et, désormais, de sa radicalisation islamique sous les coups de boutoir d’une immigration de masse devenue totalement incontrôlable. Cette évolution funeste a été initiée, voulue depuis des décennies par nos dirigeants politiques de « gauche » comme de « droite », qui ont trahi le pays et systématiquement menti aux Français. Il ne peut plus être question de les laisser continuer à diriger le pays.

Dans la situation d’extrême péril où se trouve la France, nos compatriotes doivent définitivement se réveiller, oublier la peur et l’autocensure, reprendre en main le cours de leur destin. Dans le même temps, les responsables politiques de sensibilité « souverainiste » doivent montrer l’exemple, en dépassant enfin les vieilles rancunes, les chocs d’ego, les ambitions personnelles et les rivalités d’appareils.

S’ils portent haut – comme ils l’assurent tous – l’amour de la France, leurs divergences grandes ou petites sur tel ou tel sujet secondaire doivent être mises de côté, car la multiplication pathétique des ambitions et des candidatures ne sert en réalité qu’à conforter ce système délétère que tous prétendent pourtant vouloir combattre.

En Allemagne, les choses changent à une vitesse que nul n’aurait su anticiper il y a de cela seulement deux ans, et tatie Merkel est très loin d’être sortie de son auberge migratoire. Dans toute l’Europe de l’Est, dans ce fameux groupe de Visegrad, la révolte gronde. En Suède, aux Pays-Bas, pays naguère pionniers dans l’application têtue de cette bienpensance mortifère qui détruit notre continent à petit feu, c’est l’heure des grandes désillusions, et devrait suivre assez vite celle des réveils difficiles, si ce n’est tumultueux. En Espagne, cela ne va toujours pas fort, et en Italie, 2018 sera l’année électorale de tous les dangers. Il y a eu, il y a un an, l’élection totalement improbable de Trump, comme un gigantesque crachat à la face du politiquement correct. Apparemment, le Brexit se fera bien, et peut-être même dans le sang. L’« extrême droite » (comme ils disent) est au pouvoir, et pas qu’un peu, en Autriche. La Grèce est morte, mais le cadavre pourrait encore avoir des convulsions. La crise économique n’a été, depuis 2008, que cachée sous le tapis, à grands coups de planche à billets et de rustines d’argent public sur une croissance économique mondiale qui a tout de la jambe de bois. Ca craque de partout, et du coup, partout aussi, les ploutocrates se crispent, multiplient les lois liberticides et les impôts confiscatoires, au toujours seul bénéfice de la caste qui les a mis en place. Tout cela ne pourra plus durer très longtemps. A nous d’en avoir pleinement conscience, de faire tout ce que nous pouvons à notre modeste échelon pour hâter le sursaut patriotique de nos proches, le réveil rageur et salvateur de nos concitoyens.

« Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse », « les petits ruisseaux font les grandes rivières », « qui cherche trouve », « tout œuf éclôt, lorsqu’on le couve », « Il y a dans la vie deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent : pourquoi ? Et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et se disent : pourquoi pas ? », « ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux », « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »… nous n’avons que l’embarras du choix, parmi toutes ces pépites d’intelligence et de philosphie de la vie que nous ont laissées nos illustres ancêtres, pour alimenter, pour motiver notre volonté de révolte, puis de rebond ! Alors, courage, retroussons-nous les manches, et même s’il y a devant nous un sacré morceau de pain à pétrir sur une planche fort bien savonnée… citons pour finir Charles Maurras : « le désespoir en politique est une sottise absolue » !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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34 Responses to La France de 2018 face à son destin : sœur Marianne, ne vois-tu rien venir ?

  1. JOSEPHINE le 16 janvier 2018 à 10 h 12 min

    « Sœur Marianne, ne vois-tu rien venir » ? Une question que le lui pose à notre Marianne, avant qu’elle soit défigurée, côté télévision de l’Hexagone. (Le mot Français ne signifiant plus grand chose d’élogieux de nos jours). J’ai effeuillé toutes les chaînes hier soir en début de soirée et après, à la recherche du temps perdu côté qualité des programmes. Niet, que dalle, nada, nichts, oualou. Sur la 5 on s’est employé à assassiner une fois encore Marine. Sur la 8 sous Hardicon, même scénario. Alors Soeur Marianne, Ma Soeur, je sais que vous êtes en larmes, mais parmi toutes ces chaînes de gauche et de fausse droite, pourquoi en existe-t-il pas UNE, une seule de droite, très droite et non UNE fausse droite, pour accueillir MLP qui représente le seul parti de l’opposition, chez nous, et la recevoir, l’écouter, avec courtoisie, dignité et respect ? Pour qui donc cette chaîne ? Ben pour tous les Français qui savent qu’ils sont en voie de perdre leur identité,leurs us et coutumes, leurs traditions, leur croyance pour la plupart en l’Eglise Catholique, des Français normaux quoi …

    • Trechelaplaine le 16 janvier 2018 à 21 h 41 min

      Vous êtes en pleine forme Joséphine en ce début de l’année ! Surtout, Gardez-la pour notre plus grand plaisir de vous lire. Pour ma part, il y a longtemps que je n’ai plus aucun espoir de trouver une émission d’intérêt le soir sur ce qu’on nomme le «PAF». Mais je remercie chaleureusement toute cette abominable médiocrité cathodique qui me permet de consacrer un temps précieux à la lecture, source de satisfaction inépuisable.
      A Noël, une de mes filles croyant bien faire et connaissant mes facultés de résilience, a déposé à mon intention, au pied du sapin, juste à-côté de la crèche, le dernier Onfray, «Décadence». ….Un bouquin qui prédit la fin du Christianisme écrit par un bouffeur de curés, à côté du petit Jésus…. à Noël, tout est permis, la preuve !
      Ayant, à mon âge, le respect pour ce qui m’est offert gentiment, j’ai donc renoncé à le vendre immédiatement sur le Net pour me faire du fric à peu cher ou à le mettre aux ordures par dépit et, toujours par respect pour l’interêt qu’on me porte, j’ai entrepris courageusement la lecture de ce pavé philosophique.
      Dés les premières pages, l’auteur donne le ton: le judéo-christianisme est en phase terminale……mais le judaïsme se porte bien…allez comprendre ! c’est du Onfray: toujours brosser la bête qui mord dans le sens des poil…et inversement !
      Au premier chapitre, il nous informe qu’aucun fait historique ne certifie l’authenticité de Jésus et que le christianisme ne serait qu’une gentille fable antique sur le déclin (modernité oblige) et qui va disparaître dans les toutes prochaines années. L’érudit, mais prudent, voire peureux, nous informe que cette religion millénaire sera remplacée par quelque chose de non identifiée à cette heure. On a compris que l’innommable substitut, c’est l’Islam ! On imagine que pour ce chantre de l’athéisme militant, substituer le pire à l’encore plus pire a de quoi déconcerter et à laisser coi !
      Plus que 500 pages pour en venir à bout !
      PS: j’avais, comme chaque année, quelques vêtements à donner au secours catholique, mais ce tantôt, à BFMacron, un représentant de cette association chrétienne m’a dissuadé de hâter la fin du christianisme par une charité mal ordonnée. Le ver est dans tous les fruits !

      • JOSEPHINE le 17 janvier 2018 à 9 h 57 min

        Oui Trechelaplaine, je suis en pleine forme même si la santé de la France, donnée au travers des infos, devrait me faire appeler mon toubib pour lui quémander quelques antidépresseurs. Le président s’est adressé hier midi à un migrant soudanais qui lui racontait son parcours difficile et risqué pour arriver enfin à Calais. Macron, touché en plein coeur, par ce pauvre bougre, lui répond du tac au tac : « Je vais TOUT faire pour que vous vous sentiez en sécurité en France ». Et V’LAN ! pendant c’temps-là, nos gardiens de la paix ne se sentent plus en sécurité et le signifient, vous savez ces gardiens qui se font planter des couteaux par ces bons musulmans qui trouvent injuste d’être en prison. Les matons ont manifesté leur colère et ont retenu la Nicole Belloubet l’ayant prise de loin pour Dalida, côté chevelure. Lorsqu’il l’ont vue de près ils l’ont vite remise en liberté. Si elle a soixante et quelques balais, à côté d’elle j’en ai trente bien qu’étant son aînée…

        Votre Fille a cru bien faire Trechelaplaine, seul le geste compte. Mais il est vrai qu’un Onfray au pied du sapin et surtout près de la crèche était une erreur. Une petite erreur de jeunesse pardonnable. Il eut mieux valu le déposer direct dans les water closet mais bon…

        J’avoue que j’ai souvent pris la peine d’écouter ce type puis au fil du temps, comme avec Philippot, de Villiers et son frangin et bien d’autres, il a fini par me lasser puis par m’indigner. Conclusion : Michel Onfray est à lui seul en France, le symbole de la décadence personnifiée. Un traître de plus parmi nos intellos à dix balles.

        Au fait puisque je vous ai « en ligne », vous avez des nouvelles de Marc ? J’espère que oui et que les nouvelles sont bonnes.

        Et pour en finir avec mes bavardages j’en rajoute un dernier : nos Flics, nos Gendarmes, nos Militaires, nos Paysans, nos Chômeurs se suicident. Nos SDF au visage pâle crèvent de froid sur le pavé à Paris et ailleurs ! Vous avez lu ou entendu qu’un migrant s’était pendu ?

        • Trechelaplaine le 17 janvier 2018 à 19 h 43 min

          Bonsoir Josephine, -
          Onfray, c’est le genre de type qui constate les dégâts que son idéologie provoque, sans s’en réjouir il me semble, mais en persistant à nuire à la civilisation qui lui a tout donné et qui lui a permis d’être ce qu’il est, un philosophe athée libre de s’exprimer. S’il était né plus au sud, ses capacités intellectuelles, enbrigadées, en auraient peut-être fait un bon ulama de la charria !
          Avec l’abandon de l’aéroport nantais, Macron vient de se parjurer pour éviter l’affrontement avec les va-nus-pieds du bocage! Et hop, ces assistés sociaux de la « zad », même pas reconnaissants, ont déclaré « j’y suis, j’y reste » ! Une reculade qui ne servira à rien sinon à dégrader encore une fois l’autorité de l’Etat.
          Aucune nouvelle de Marc qui nous a habitué ces dernières semaines à de longs silences.

          • JOSEPHINE le 18 janvier 2018 à 11 h 19 min

            Bonjour Trechelaplaine,
            Marcon n’a pas manqué une fois encore de se parjurer, c’est vrai, au sujet de l’abandon de l’aéroport Nantais.
            Mais il faut remonter à celui qui avait abandonné ce projet dès 1963 et à celui qui l’avait remis sur le tapis en 1999, soit Jacques Chirac si ma mémoire est bonne. Or, « Notre-Dame-des-Landes était un projet d’aéroport international prévu depuis 1963 dans le nord-ouest de Nantes. Trop cher et inadapté, le dossier était tombé dans les oubliettes avec la crise pétrolière, avant de revenir en 1999 etc… »

            Je suis de votre côté sur la reculade de Macron qui n’est pas la première et ne sera pas la dernière, mais j’étais et le suis encore, contre la construction de cet aéroport international, préférant l’agrandissement de celui qui existe déjà à Nantes. Pour moi, moins de béton et moins de fric à foutre en l’air. Par contre suis pour que l’on vire tous les abrutis à capuche qui nichent à Notre Dame des Landes juste pour en découdre avec flics et gendarmes. Rémy Fraisse n’avait pas des fraises tagada dans son sac à dos, Trechelaplaine, mais bien autre chose qui l’a cloué mortellement au sol. A mon humble avis ce n’est pas un Gendarme qui est responsable de sa mort mais ce qui se trouvait dans sa besace. Il fallait un héros ? l’extrême-gauche l’a eu en remerciant le ciel !
            Vite, je vous abandonne pour aller me vêtir dans une tenue de circonstance, ayant été conviée dès ce matin par Marc, et vous aussi sans doute, pour assister à la remise de trois médailles honorifiques…

          • marc le 18 janvier 2018 à 18 h 39 min

            Il est là, il est là, le Marc, mon cher Trechelaplaine ! Il est en train de peaufiner son agenda plumesque, afin d’y inclure quelques nouveautés sympathiques (je l’espère !) pour cette année 2018.

            Et il suit avec un vif plaisir vos échanges épistolaires avec cette chère Joséphine, sur les fils de commentaires de La Plume. Ils sont toujours aussi pertinents, bien entendu !

            Sincèrement vôtre

            PS : je crois me rappeler que nous sommes tous deux Rueillois… il me serait plaisant d’un jour prochain vous rencontrer « pour de vrai », afin de faire enfin mieux connaissance autour d’un verre de l’amitié !

            • Trechelaplaine le 18 janvier 2018 à 21 h 08 min

              C’est avec plaisir Marc que je trinquerai avec vous au nom de l’amitié et des valeurs qui nous rassemblent.

  2. JOSEPHINE le 13 janvier 2018 à 10 h 06 min

    Dans la liste des invités au bal des faux-culs, celui qui m’a le plus déçue reste Philou de Villiers, tout comme son frangin brillant de mille décorations qui aurait du démissionner bien avant que l’AUTRE l’incite à le faire. Tous les grands Généraux m’ont écoeurée ! Rien à foutre de leurs oeuvres littéraires pour se faire du blé sur le dos de la FRANCE à la veille de son trépas ! Le courage demandait de la part de ces mecs de l’action. Durant toute la campagne présidentielle, ai pensé que Philou finirait par rejoindre Marine. Que nenni ! Il a préféré se carapater au Puys du Fou. Et puis hier soir devant une nana qui a toujours été en rut dès que Macron arrivait sur son plateau télé, De Villiers a carrément « chié » dans mes bottines. « Marine Le Pen n’a pas d’avenir ». Parce que lui en a UN ? allez philou couché, pas bouger, à la niche ! En étais même à me demander s’il ne faisait pas du pied à Macron sous la table, vers la fin…

    • Trechelaplaine le 13 janvier 2018 à 21 h 23 min

      Vous voilà bien sévère Josephine ! Mais, comment ne pas reconnaitre que Phillipe de Villiers est déconcertant et surtout exaspérant. Depuis 1981, il ne fait que décevoir. Lui qui, du haut de sa trentaine, avait osé jeter sa carrière préfectorale dans les gencives de Don Gaston le Marseillais et dans la tronche du Charentais sauteur de haies de l’Observatoire, avait donné de sérieux espoirs quant à sa capacité à en découdre ! Hélas, mille fois hélas, on ne retiendra de lui que son Puits du Fou et ses bavardages, certes souvent pertinents, mais jamais suivis d’effets ! Finalement, son bilan politique est mince: celui d’un boutiquier qui a passé une vie à gérer ses petites affaires d’élu du peuple vendéen ! Quant au frangin militaire, je pense qu’il a essayé de se faire à l’idée de recevoir des ordres d’un gamin de l’âge de ses capitaines mais que l’infamie présidentielle à son encontre à eu raison de sa résistance. Enfin, Marine Le Pen a-t-elle un avenir politique ? Oui, probablement, mais un avenir élyséen ???????

      • JOSEPHINE le 14 janvier 2018 à 9 h 34 min

        Bonjour Trechelaplaine, Comment ne pas être sévère lorsque nous sommes tous malades à en crever de voir la France abandonnée et vendue, livrée à son pire destin ? Marine semble reprendre du collier avec courage et détermination, elle se démène, mais seule. Quant à avoir « un avenir élyséen » j’ai compté vos points d’interrogation et j’en rajoute un pour aujourd’hui. Mais il se pourrait que Dieu fasse que j’en ôte quelques-uns avant longtemps. Quand on entend l’autre baragouiner en mandarin, après qu’il ait baragouiné kwassa-kwassa et danser du coller-serrer sur une île qui n’en était pas une, et entendre aussitôt les médias tous bords nous sortir qu’il est excellent en politique étrangère, y’a vraiment de quoi péter un plomb et s’étrangler devant de telles inepties.

        Merci à vous d’être venu écrire votre ressenti. Vous souhaite un bon Dimanche.

        • JOSEPHINE le 14 janvier 2018 à 13 h 13 min

          Lorsque je vous réponds que MLP avance et se démène seule… j’ai pensé tout à coup en m’invitant à ma table, à un touareg qui a dit un jour : « Seul, on avance mieux, mais à plusieurs on va plus loin ».

          • Trechelaplaine le 14 janvier 2018 à 16 h 36 min

            Oui Joséphine, Marine Le Pen est bien seule et je ne suis pas sûr que ceux qui l’accompagnent soient ses soutiens les plus avisés. La campagne présidentielle a montré un sérieux symptôme de schizophrénie dans un parti où la base est devenue multiforme et insondable et où les têtes sont trop bavardes et narcissiques. Mais surtout, la haine du système à l’encontre du FN et de Marine Le Pen est trop puissante pour espérer sortir de l’ornière avec les recettes du passé. Philippot, quoiqu’on pense de lui, a permis au FN d’accroitre cette base mais la «révolution» annoncée (sortie de l’euro) effraie et de nombreux électeurs préfèrent assurer l’immédiat tout en oblitérant leur avenir et surtout celui de leurs enfants.

            Mais, malgré tout, le FN continue de hanter les esprits des grands manipulateurs d’opinion et même hors campagne, il subit les assauts incessants de cette meute de parasites qui polluent le paysage médiatique. Et quand il s’agit de MLP, exit la retenue, la courtoisie, le respect et la politesse (en sont-ils d’ailleurs capables), exit le féminisme et l’égalité, on l’insulte et on la traine plus bas que terre, plus par perversité et par sadisme que par nécessité. Une telle généralisation de ce lynchage permanent ne peut pas être le seul fait d’initiatives éparses d’individus paranoïaques; Elle est voulue, organisée, conduite et probablement financée.

            Alors, lorsqu’on se fait «une certaine idée de la France» (sic de Gaulle), il y a de quoi désespérer et, face à ce gigantesque rouleau compresseur, à cette propagande incessante et incroyable qui renvoie l’oeuvre d’Aldous Huxley à une fresque historique, on peut légitimement s’inquiéter de l’avenir de nos sociétés et de notre démocratie qui n’en est déjà plus une.
            Car dans la dictature, nous y sommes de plein pied et chaque jour qui passe nous enlise un peu plus dans ce délire despotique envahissant tout. Et le pire est à venir !
            Avec la numérisation du tout qui permet la surveillance du tout, les faiseurs d’opinion unique à usage unique ont de beaux jours devant eux. Demain, réseaux sociaux aidant, ils n’auront même plus besoin de nos votes pour imposer leur volonté et prospérer entre eux. Et les gens, imaginant que leurs maîtres les aiment, seront contents.

            Quel espoir avoir lorsque l’on observe l’incapacité des politiques à résister aux clans idéologiques et à organiser l’avenir du pays. Ils ne font que subir, faisant mine de décider ce qu’on leur impose et surfer sur l’actualité à grand coup de tweets. Leur audace est inversement proportionnelle aux risques encourus : Macron visite la Chine en s’assoyant sur les droits de l’Homme et les libertés individuelles dont pourtant il nous bassinera les oreilles une fois avoir chaussé ses pantoufles élyséennes et enverra, au nom de ces valeurs qu’il ne défend pas là où elle devraient l’être, nos soldats se faire tuer dans les sables du Sahara. Pragmatisme économique ? Non, mensonges et hypocrisie assassins !
            Philippe, avec sa barbe de gardé-à-vue qui, se prenant pour Clémenceau à Verdun, poitrine en avant face aux caméras et au redoutable Automobile Club de France, brandi fièrement ses panneaux routiers de 80 km/h ! «Je sais prendre des risques» nous fait-il savoir ! De qui se moque-t-il ? Des cons que nous serions ?
            «400 vies» gagnées par an ? Est-ce là où notre avenir se joue ? Est-ce là notre ambition, notre fierté nationale ? Lui a-t-on dit qu’à 70 km/h. il pouvait encore sauver 200 vies ? Et à 60, 100 de mieux ? 400 vies, soit 6/10 000 (0,0006%) de la population française et 3/10ème des avortements annuels (120 000). 400 vies alors que 350 000 français sont frappés chaque année par le cancer et que les budgets sanitaires sont insuffisants ? Mais où sont ses priorités ? Avoir enfin un résultat positif à pas cher ? Maudite soit sa médiocrité !

            Alors qui pour nous sortir de cette mouise ? Dieu comme vous l’espérez Joséphine ? Souhaitons qu’il vous écoute et qu’il agisse, vite ! En attendant le divin, que reste-il ? Pas grand monde, malheureusement.
            Je suis étonné et admiratif de voir encore des personnes comme Marine Le Pen sortir de la tranchée sous la mitraille infernale des collabos islamo-gauchistes.
            Hier soir, prenant mon courage à deux mains, j’ai tenté une timide intrusion sur le «monde d’à côté» en allumant la télé de Ruquier et, dès le premier 1/4 d’heure, cet infâme valet cathodique du système a commis son habituelle diarrhée verbale sur Marine Le Pen (ça doit être un toc !), avec la complicité amusée mais prévisible d’un de ses invités. Ceci pour dire que chaque occasion donnée à ces branquignoles est utilisée pour entretenir le feu de leur soupe abjecte et hypocrite. L’incroyable est que ces idiots, utiles à nos pires ennemis (et les leurs !), s’imaginent gonflés de courage et de témérité par leurs postures imbéciles alors qu’ils n’agissent que comme de pitoyables charognards affamés de haine et de fric, ou d’infâmes coléoptères coprophages ne sortant de leur bouse que pour mieux la pousser devant eux !
            Mais je m’aperçois que j’ai été bien bavard, trop. sans doute dans le cadre de cette réponse.! Bon dimanche Joséphine !

            • JOSEPHINE le 14 janvier 2018 à 18 h 35 min

              Que non vous n’avez pas été trop bavard, je n’ai pas vu le temps passer en vous lisant tant ce que vous relatez est intéressant et juste !
              Pour le roquet coupé de fox-terrier et de pitbull, le Ruquier est à vomir dans tous les domaines, mais il n’est pas le seul à vouloir flinguer Marine, le ténébreux Hardisson (ancien royaliste) se fait hardi-con de première pour ne pas louper une seule occasion, avec sa troupe de têtes à claques, pour lyncher MLP.
              Je vous imagine trop jeunes, vous et Marc, pour avoir connu la télé en noir et blanc avec une, deux, puis trois chaînes. J’ai l’âge de l’avoir découverte gamine et ado lorsque je passais mes vacances en France. C’était autre chose croyez-moi que toutes ces chaînes de « merde » dont le nombre ne cesse de « croâtre » . Si j’ai aimé le Théâtre tout au long de ma vie (même dans le désert où des pièces de théâtres avaient lieu la nuit tombée, sous les étoiles, en plein air) c’est grâce à l’émission « Au Théâtre ce soir » qui était offerte à tous les Français, tous les vendredi. Tout comme les belles émissions littéraires, tout ce qui embellissait la culture Française s’est éteint. La télé d’aujourd’hui tue ce qu’était cette France prestigieuse !

              Bon, on va peut-être arrêter d’aller loin dans le passé pour ne pas regretter d’être venu au monde…

              Marine à une sacrée personnalité, taillée dans le granit. Je n’attends qu’elle sinon qui d’autre ? Qui sait ce qui peut se passer bientôt en France et qui va faire qu’il y aura un sursaut du peuple endormi sous hypnose.

              Bonne fin de soirée Trechelaplaine !

  3. Catherine le 11 janvier 2018 à 20 h 42 min

    On dirait du Ménie grégoire new-wave, pas forcément dans cet article, mais CE qui s’écoule depuis un moment dans les commentaires…!

    Faites gaffe Marc!

    • line.m le 11 janvier 2018 à 21 h 25 min

      Catherine,

      J’ai rarement compris les quelques lignes que vous daignez exprimer sur ce site. Quelquefois vous avouez même ne pas avoir lu l’article dans sa totalité. Et, dans ce cas, comment pouvez-vous émettre un avis qui tienne la route ? Tout s’explique sans doute, si votre référence est feue Ménie Grégoire

      • marc le 12 janvier 2018 à 1 h 56 min

        J’avoue que là, Line… le « gaffe » à « Ménie Grégoire new wave », je sèche aussi, et pas qu’un peu ! Je ne parle pas le Catherine couramment, semble-t-il, car quand elle écrit pour préciser un commentaire, je comprends encore moins. Elle reste évidemment la bienvenue ici, mais enfin, ce serait bien d’être un peu plus compréhensible, et si possible, moins méprisante avec les autres, aussi, Catherine ?

        Bises, Line

    • marc le 12 janvier 2018 à 1 h 56 min

      Je n’ai rien compris… faites gaffe aussi, Catherine !

    • JOSEPHINE le 12 janvier 2018 à 10 h 06 min

      « Faites gaffe Marc ! « . Seriez-vous du genre d’Elizabeth Teissier maîtresse et conseillère de Mitterrand, qui voit tout dans les astres et vous, Madame, dans une boule de cristal ? Je partage à 100% la réponse qui vous est donnée par Line. Merci Line.

  4. corto74 (@corto74) le 11 janvier 2018 à 12 h 18 min

    « Tout cela ne pourra plus durer très longtemps ». J en suis persuadé comme je suis persuadé que le « reveil patriotique  » ne se fera pas par le haut (un parti politique, un rassemblement des droites,…)mais par le bas, par un soulèvement aussi violent que spontané du peuple patriotique. tant que celui c-i ne se fera pas, rien ne changera. Ce soulèvement aura-t-il lieu ? quand ? je n en sais rien. Tant que les patriotes auront de quoi donner à bouffer et à consommer à leurs enfants et à eux-mêmes, rien ne changera.
    besos

    • marc le 12 janvier 2018 à 2 h 11 min

      Je plussoie tout ce que tu dis ici… et ça devient assez fréquent… c’est grave, docteur ? Si on ne peut plus s’engueuler un peu, comment on va animer nos déjeuners nauséabonds ? Bon, il restera toujours Mike B. pour tenter de semer la zizanie! :-)

      • corto74 (@corto74) le 13 janvier 2018 à 12 h 01 min

        euh, c’est quoi qui devient fréquent ?

        nb: prochain déjeuner blogueur le 10 mars
        besos

  5. JOSEPHINE le 10 janvier 2018 à 10 h 43 min

    Applaudissements Marc Leroy !Et merci. Vous avez encore su décortiquer le pourquoi de l’assassinat de la France avec lucidité et talent. La France de 2018 est en effet à la veille de rendre l’âme. Quant à Marine, ses pires ennemis sont ceux qui se sont servis d’elle pour être connus et reconnus en lui piquant ses idées. Du genre ? Du genre de ce fourbe, ce jean-foutre et dangereux Robert Ménard grâce à sa garce de moitié qui porte le falzar à la maison et qui invite souvent à sa table, le soir venu, les pontes de l’Opus Dei. Opus Dei c’est quoi ? C’est kif kif la franc-mac !

    Dupont-Aignan reste bien le seul à tenir debout envers et contre tout et comme l’écrit Trechelaplaine, « il en a de bien accrochées ». A priori ne pas en avoir c’est plus dans l’vent, c’est in, c’est bath !

    Je n’arrive pas à croire que Marine et Lui ne se retrouvent pas main dans la main prochainement pour tenter une ultime fois de sauver notre Patrie.

    Plus le temps passe et plus je comprends le geste désespéré mais héroïque de Dominique Venner en l’Eglise de Notre Dame à PARIS. Je me donne la mort pour réveiller les consciences assoupies a-t-il écrit. Je m’insurge contre la fatalité, contre les désirs individuels qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la Famille, socle de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

    Je suis VENNER !

  6. Mildred le 10 janvier 2018 à 10 h 08 min

    Merci de nous avoir donné à lire cet article d’une intelligence absolue doublée d’un talent littéraire incontestable, tel qu’on n’en lit plus nulle part.
    Mais malheureusement, force est de constater que l’heure du renouveau de la France n’a pas encore sonné.
    Souhaitons qu’elle advienne avant que TOUT ce qui faisait que la France était LA FRANCE, n’ait été dissout dans cette UE qui a été imposée à son peuple par des dirigeants sans scrupules.

    • marc le 12 janvier 2018 à 2 h 28 min

      Ma chère Mildred,

      je ne sais plus où me mettre après de tels compliments ! Ou plutôt, si, je sais où je dois me mettre : devant mon écran, pour écrire d’autres articles pour La Plume, parce que mes lecteurs le valent bien ! Gardez confiance : nous sommes très bas, mais la Russie ou la Chine, sous le joug communiste, étaient tombées bien plus bas encore. Et en son temps, l’Espagne avait réussi à mener à bien la reconquista ! Rien n’est encore perdu !

      Grosses bises

  7. Trechelaplaine le 9 janvier 2018 à 22 h 25 min

    Succulent et brillant ! Merci Marc !
    En vrac et rapidement:
    Zemmour: il y a belle lurette qu’il a changé d’écurie et qu’il mange désormais dans l’auge de ses employeurs, avec ses confrères de box !
    Le FN: il ne reste plus qu’à l’enterrer dignement, sinon, il pourrira sur pied et ses occupants avec !
    Le Pen: un nom qui ne passera jamais une seule nuit à l’Elysée, même si cela est cruel et injuste pour Marine, femme incroyablement courageuse et pugnace.
    NDA: il a eu l’audace de tenter l’impossible. Cela n’a servi à rien, mais le type en a ! Respects !
    Les nationalistes d’opérette : sont là pour faire diversion et pomper les voix du FN. Aucun intérêt, sauf pour les Républicains.
    Vauquiez: dans la nature, aussi gluant que lui on trouve le crapaud ou l’anguille. A des rêves et des ambitions mais n’a ni la capacité ni les compétences pour les exaucer. Pas encore en échec, mais déjà mat !
    Mélanchon : pourrait être utile quelques semaines pour couper (au sens propre) les têtes gênantes. Au-delà, c’est la ruine gauchiste et chaos islamique !
    Macron: c’est le liquidateur suprême, le grand nettoyeur, le tâcheron machiavélique du mondialisme, le messie cynique du «système», le Dark Vador parricide de la haute finance. Il est là pour porter l’estocade à l’ancien monde et à ses habitants qu’il dépouillera sans scrupule.
    Alors, que faire ???? A part sortir la fourche et le rouleau à pâtisserie (pour ces dames) et monter à l’assaut de l’Elysée et du palais Bourbon pour déloger les nuisibles, je ne vois pas ce que ce peuple de domestiques serviles peut faire, les parties intimes enchâssées dans l’étau islamo-gaucho-mondialiste !
    Alors oui, il faut espérer qu’à droite, un parti neuf émerge avec avec de nouveaux visages et surtout que cesse la cacophonie et les incohérences…..et (on peut rêver ) que les Français oublient le temps d’une élection leur égoïsme suicidaire et réagissent enfin avant que le point de non retour ne soit atteint !

    Amitiés

    • marc le 12 janvier 2018 à 2 h 36 min

      Comme d’habitude, vos commentaires sont le complément essentiel à mon papier du jour !

      Oui, Zemmour m’a beaucoup déçu ces derniers temps…

      Oui, la faillite de MLP est un sacré gâchis : reappelez-vous de ce qu’elle était capable de faire, il n’y a pas si longtemps :

      https://www.youtube.com/watch?v=qolWvfxZe2E

      Quel talent dans la dispute ! Quelle répartie face à la connerie « barbière » ! Quel courage face à la bienpensance ! Bon sang, que s’est-il passé ?

      Oui, NDA, respect !

      Je ne crois pas à l’émergence d’un nouveau parti, il faut réveiller le pays par la base, seule la colère populaire pourra obliger les dirigeants de « droite » à se greffer une paire de c…, s’ils ne veulent pas finir, avec les éléphants du PS, dans les poubelles de l’histoire !

      Amicalement, comme de bien entendu !

      • Un rien parmi tant d'autres le 15 janvier 2018 à 23 h 59 min

        >> marc : « Bon sang, que s’est-il passé ? » Une hypothèse qui en vaut bien d’autres : quand elle était bonne, c’était une doublure. Quand elle s’est montrée nulle, c’était elle. Indice : la transformation physique de son visage depuis les résultats, et pas seulement la coiffure. Voir //Etoile double// de Robert Heinlein. :D

  8. Michelle le 9 janvier 2018 à 21 h 42 min

    Merci pour votre analyse tellement pertinente.
    Meilleurs vœux 2018 de bonheur et surtout de santé.
    Au plaisir de vous lire très bientôt.
    Michelle.

    • marc le 12 janvier 2018 à 2 h 38 min

      Merci de vos compliments, et bien entendu, je vous souhaite une excellente année 2018 à vous aussi, Michelle !

      Bises

  9. Carine le 9 janvier 2018 à 18 h 27 min

    …Et une fois ton article lu, je ne vois rien à y retirer ni ajouter.
    Pas de désespoir, mais bon, à part la catastrophe annoncée, on ne voit pas grand chose venir.
    Il nous faut un miracle, toujours possible.

    • marc le 12 janvier 2018 à 2 h 39 min

      Tu n’as pas eu mon message perso ? Si tu es en France, faut qu’on se téléphone !

      Grosses bises, ma mouette !

      • Carine le 13 janvier 2018 à 19 h 04 min

        Oui, Marc, je viens de voir.
        Merci !
        Et je t’ai répondu.
        Grosses bises.

  10. Carine le 9 janvier 2018 à 18 h 14 min

    Bonjour Marc!
    Je m’empresse de te répondre parmi les premiers, pour que tu me lises.
    Avant même de lire ton article, je te présente mes meilleurs voeux pour 2018 !
    Ça doit bien être la 2eme ou 3eme fois, mais tu ne lis pas les reliquats de commentaires ^^.
    Donc voilà ce coup-ci, je suis ptet la preums :-)
    Bonne année et ménage-toi !
    Bises !

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