Politique France

Bal tragique aux primaires : deux morts !

21 novembre 20161
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Mazette, quelle soirée ! Quel pied ! Des soirées électorales comme celle-là, on en redemande !

La Plume s’était laissée aller il y a trois jours à avancer quelques hypothèses, quelques pronostics (et espérances) concernant ce premier tour des primaires… si le résultat final a confirmé de façon éclatante ses prévisions d’avant scrutin (je suis presque « fier comme si j’avais un bar tabac »), il faut dire tout de même qu’elle n’avait pas totalement anticipé l’ampleur de la baffe électorale que le clown triste de la Sarthe allait administrer aux deux présupposés finalistes des primaires de la droite et du centre (ou qu’on nous avait dès le début – et presque jusqu’à la fin – vendus comme tels) et, accessoirement, en délicieuse cerise sur le gâteau, la taille de cette quenelle gigantesque administrée, par voie pas banale (je sais, c’est limite !) à toute notre petit (im)monde médiatique !  J’imaginais vendredi un Fillon arrivant en tête avec trente-deux à trente-cinq pour cent des suffrages, devant un Juppé à vingt-huit ou trente et un Sarkozy à vingt-cinq ou vingt-huit. Le résultat final a donc dépassé assez largement mes attentes. Le voici :

 

tableau 01

 

Les Bérézina de l’oligarchie mondialisée et de la médiacrature s’enchaînent donc désormais avec une régularité de métronome, une violence de plus en plus spectaculaire et, n’ayons pas peur de le dire, de plus en plus jubilatoire. Brexit, élection de Trump, présidentielle bulgare, premier tour des primaires de la droite et du centre, demain sans doute élections en Autriche, après-demain peut-être élections présidentielles françaises de 2017… En attendant, à chaque jour suffit son absence de peine, ou plutôt sa joie vengeresse : ne boudons pas notre plaisir devant le résultat à double effet « de la mort qui tue » qui accompagne la spectaculaire victoire de l’ex-Premier ministre du « chouchou » à Carlita !

Faisons donc un petit point sur la situation née de cette soirée du 20 novembre, sur les morts restés sur le champ de bataille et sur le vainqueur qui a en réalité, nous le verrons plus loin, faux Bonaparte au Pont d’Arcole, et tel un François Hollande lors de la Présidentielle de 2012, tout de celui qui a « fini premier dans un (savoureux) concours de circonstances »…

Sarkozy : partir, revenir… cette fois cela va être duraille !

La victime majeure de ce premier tour des primaires est bien évidemment Nicolas Sarkozy. Le résultat catastrophique de celui qui était tout de même un ex-Président de la République en 2007, un ex candidat en 2012, et le président en exercice de la principale force politique proposant des prétendants à l’investiture présidentielle, ne laisse pas d’étonner (et de réjouir ceux qui pensent que les mauvaises actions, les reniements et les trahisons doivent bien finir par se payer un jour). Avec à peine… un électeur sur cinq (20,6%),  le Pinocchio de LR s’est spectaculairement crashé sur le mur du rejet radical qu’il inspire désormais dans la population française, y compris dans l’électorat pourtant encore et toujours fidèle de son propre parti. Totalement décrédibilisé par la duplicité politique qu’il n’a cessé d’exposer durant la dernière décennie, par son absence totale de convictions et de colonne vertébrale politiques, ses sempiternels pièges électoraux à gogos de droite soi-disant « décomplexée », passant de ses nominations de ministres socialistes (et parmi les pires, comme Kouchner ou Frédéric Mitterrand) en 2007 ou 2009 à sa condamnation scandalisée d’un  Bayrou ayant appelé à voter… socialiste en 2012, de son impérative « nécessité du métissage » à son ode aux « Gaulois », de son rejet du Mariage pour tous à son acceptation totale quelques mois plus tard, de son « Islam de France » (livré sur un plateau à l’UOIF) et de son « préfet musulman » à ses « doubles portions de frites » dans les cantines scolaires au nom de la laïcité, la girouette sarkozienne aura fini par écœurer l’essentiel de ses électeurs de 2007 puis de 2012, ne conservant qu’un petit cénacle enthousiaste et trompeur de militants totalement lobotomisés politiquement par une croyance aveugle et quasiment irrationnelle en leur « chef ».

J’imaginais (et espérais) vendredi que la soudaine remontée « sondagière » dans la dernière ligne droite de François Fillon pouvait ce dimanche « renvoyer définitivement le tout petit Nicolas aux poubelles de l’histoire politique française » : tout porte à croire que cette espérance est désormais réalisée. On voit mal en effet comment, cette fois, devant l’ampleur de la défaite encaissée, face à la violence du camouflet subi, Sarkozy pourrait nous refaire le coup du « partir revenir » ayant suivi sa défaite (déjà humiliante mais nettement moins spectaculaire) de 2012. A noter que, comme lors de son discours d’après élection présidentielle ayant porté un improbable François Hollande à l’Elysée (déjà à l’époque non par désir du culbuto socialiste mais par rejet du De Funès pas drôle de l’UMP), le mari de Carla Bruni a livré un (probable) dernier discours politique d’après élection d’une assez belle tenue, confirmant en cette occasion qu’il ne savait côtoyer une certaine grandeur que dans la défaite… même si les plus lucides auront failli s’étrangler (connaissant nombre de saillies précédentes quasi-francophobes du bonhomme) à l’audition de ses déclarations d’amour fou à la France durant ce même discours.

Enfin… cette fois, définitivement sans doute, la farce est finie, la page tournée : « Sors d’ici, Nicolas Sarkozy, avec ton pathétique cortège… »

Alain Juppé, ou comment passer en une soirée de la montgolfière médiatique à la vieille baudruche politique usagée

C’est la surprise du chef de ce premier tour des primaires de la droite et du centre : nous n’avons pas assisté hier soir à la seule défaite de Nicolas Sarkozy, mais bien à celle (actée ou à venir) des DEUX favoris des sondeurs et des journaleux, que la remontée fantastique du Buster Keaton manceau a donc provoqué en un seul et même mouvement !

En effet, avec 28,6 % des suffrages, compte tenu des résultats des autres candidats et des reports déjà ou prochainement annoncés (seuls les 2,6 % de NKM et, éventuellement les… 0,3 % de Copé semblent en mesure de terminer dans la maigre escarcelle de l’amer de Bordeaux), sachant que les électeurs de Nicolas Sarkozy voteront évidemment comme un seul homme ou presque pour Fillon par volonté farouche de valider un vote « tout sauf Juppé » (comme l’auraient d’ailleurs fait les électeurs d’un Juppé battu au premier tour pour le même Fillon, dans un réflexe du « tout sauf Sarkozy »), la messe électorale est mathématiquement dite : Juppé ne peut guère une seconde envisager, en une semaine à peine, et compte tenu de la dynamique enclenchée au bénéfice de son adversaire, la plus minime chance de victoire dimanche prochain.

Certes, il est fort probable que, d’abord totalement « éparpillée façon puzzle »  dans ses certitudes préélectorales, et passant désespérément de la « Juppémania triomphante » d’avant scrutin au déclenchement entre les deux tours d’un « Juppéthon » de la dernière chance, la médiacratie française enclenche très rapidement une campagne de Fillon-bashing, relayée par les soutiens de l’ex « meilleur d’entre nous ». Mais cette tactique va se heurter très vite à un obstacle majeur et sans doute indépassable : il va en effet falloir aux seconds de Juppé et au candidat lui-même, pour avoir une bien hypothétique chance de renverser la vapeur, tirer au canon sur les propositions économiques et budgétaires de Fillon, lui reprocher en somme et avec virulence de présenter aux électeurs de la droite et du centre… un programme de droite ! Bonne chance pour faire avaler cela à toute une part de son électorat potentiel !

Sans compter que toutes les enquêtes sorties des urnes le prouvent : si Alain Juppé n’est pas passé lui aussi par la fenêtre électorale dès le premier tour, c’est uniquement grâce aux électeurs de gauche venus voter en nombre conséquent pour essayer d’éliminer, au premier ou au second tour, Nicolas Sarkozy de la course à l’investiture. En effet, on estime à 12% des votants les électeurs de gauche venus participer au premier tour des primaires. Rapporté au total des suffrages exprimés, ces 12 % représentent environ 480 000 voix, dont il ne fait par ailleurs pas l’ombre d’un doute que l’immense majorité d’entre elles se sont reportées sur le maire de Bordeaux, seul candidat pour elles « utile » parce que de loin (avec NKM) le plus socialo-compatible de tous les prétendants des primaires. Sans ces voix, qui ont indéniablement faussé l’élection, Alain Juppé aurait fait encore moins bien que Nicolas Sarkozy : 668 691 voix (1 149 691 – 480 000) contre 828 597 à l’ancien Président de la République. Du coup, sans ces votes qui n’auraient pas dû être, et avec ses 1 776 285 suffrages, François Fillon aurait dépassé les 50 % du total des votants « réellement » de droite et du centre (4 023 883 – 480 000 = 3 543 883) dès le premier tour !

Il faudrait à présent une ruée en masse d’électeurs de gauche pour réussir à renverser la tendance qui semble inéluctablement annoncer la victoire très confortable de François Fillon au second tour : en effet, si l’on additionne les voix du Sarthois et celles des candidats éliminés qui se sont déclarés en sa faveur, on obtient le total de 2 700 785 suffrages. Alain Juppé totalisant lui, avec le report des électeurs de NKM, 1 252 524 votes. Il faudrait donc un apport au second tour de… 1 448 262 voix, pour la plupart d’entre elles venues de la gauche (les électeurs de droite motivés par les primaires n’avaient aucune raison particulière de rater le premier tour de scrutin) pour renverser la table électorale. Hautement improbable, vous en conviendrez ! Certes, certes ces comptes d’apothicaire ne sont pas scientifiquement inattaquables, loin de là : la mobilisation des électeurs pour le second tour de scrutin et l’obéissance aux consignes de vote sont sujettes à des variations pas forcément négligeables. Il n’empêche : la tendance générale est suffisamment spectaculairement déséquilibrée pour nous inciter à penser que la bataille est d’ores et déjà confortablement gagnée pour l’un, et pathétiquement perdue pour l’autre.

Soyons fous : imaginons un instant que ce million et demi d’électeurs de gauche se mobilise pour sauver le soldat Juppé… il serait alors aveuglant pour les « vrais » électeurs de droite que celui-ci aurait été intronisé vainqueur par… la gauche ! Bon courage dans ces conditions ubuesques à Ali Juppé pour mobiliser le véritable peuple de droite lors de la campagne présidentielle de 2017 !

Non, décidément, le sort (et la défaite) du préretraité girondin semble définitivement scellé…

La victoire de Fillon, un vote d’adhésion ? Non, un miraculeux concours de circonstances !

Le résultat de premier tour du candidat Fillon est remarquable voire extraordinaire, nous l’avons dit. Il lui assure très certainement une victoire confortable dimanche prochain, et probablement une élection à la Présidence de la République au printemps 2017 (même si l’on peut légitimement souhaiter se tromper sur ce point). Mais ce succès impressionnant correspond-il à un réel vote d’adhésion, ou est-il la conséquence d’un miraculeux concours de circonstances ?

Depuis vingt-quatre heures en état de lévitation électorale (on peut évidemment le comprendre), les lieutenants de l’ex Premier ministre de Sarkozy ne cessent de mettre en avant une adhésion aussi forte que subite de l’électorat des primaires au programme présidentiel et à la personnalité de François Fillon. Est-il permis de douter fortement de cette explication ? Je suis pour ma part certain que l’immense majorité des français qui ont dimanche voté pour lui n’ont notamment qu’une très vague idée du programme que leur propose le large vainqueur du premier tour. La raison aussi spectaculaire qu’imprévisible du raz-de-marée « fillonesque » me semble bien plus liée à la prise de conscience, l’ultime semaine précédant le scrutin, de la possibilité réelle d’éviter le duel Juppé-Sarkozy qui semblait indépassable depuis l’origine et même avant le début de la campagne des primaires. En réalité, j’en suis convaincu, une part considérable de l’électorat de droite ne voulait ni d’un candidat Juppé, ni d’un champion Sarkozy. L’un, plus coté à l’argus après plus de quarante années de vie politique dont deux décennies ou presque au plus haut sommet de l’Etat, l’autre, totalement démonétisé par ses trahisons et retournements de veste électorale depuis deux quinquennats. Dès que la possibilité d’éviter ce match infernal, ce Charybde contre Scylla politique, s’est faite jour dans l’esprit des potentiels électeurs, le vote « tout sauf Juppé et Sarkozy », c’est-à-dire le vote Fillon, a décollé du sous-sol des primaires et, comme un succès viral sur les réseaux sociaux, a enflammé le corps électoral pour finalement provoquer le coup de tonnerre et le résultat que l’on sait.

Fillon a eu le mérite (non négligeable, convenons-en) d’être là au bon moment, d’avoir tenu bon sous les risées et le mépris à peine dissimulés des médias et des principaux leaders de son parti. Il a encaissé sans broncher les trahisons et les lâchages en rase campagne, dont le plus spectaculaire et le moins glorieux fut sans nul doute celui de « Valérie Traîtresse » : celle-ci, ayant quitté le supposé frêle esquif sarthois pour une cabine de grand luxe sur le paquebot bordelais, s’est donc retrouvée du jour au lendemain… sur le pont du Titanic ! Comme naguère Nicolas Sarkozy après son naufrage balladurien de 1995, elle va probablement couler son amertume pendant un bon quinquennat, et cela ne sera que justice : quand l’arrivisme d’un(e) Iago de la politique se prend un tel râteau dans les gencives, les honnête gens ne peuvent que se réjouir.

Il n’y a bien évidemment rien à attendre de François Fillon, ce Père Joseph de la politique couleur muraille, qui vient de mettre si spectaculairement knock-out son Cardinal sarkozien. Mais cette revanche éclatante du « collaborateur » matignonesque sur son Président méprisant et fort peu présidentiel est pourtant, elle aussi, une revanche électorale savoureuse et foncièrement morale, dont on ne peut que se féliciter. Pour le reste…

Une histoire qui finit en queue de… Poisson ?

Un petit mot pour terminer ce billet sur le score dérisoire et disons-le très décevant de Jean-Frédéric Poisson : il ne fait pas l’ombre d’un doute à mon sens que celui-ci, respectable humainement, estimable et même intéressant politiquement, a durement pâti du tsunami électoral de dernière heure en faveur de François Fillon. J’estimais pour ma part son résultat potentiel avant le scrutin à cinq, voire sept pour cent, ce qui lui aurait permis d’occuper une fort méritoire quatrième place à l’issue du premier tour des primaires. Il s’est pris en pleine face le « vote utile » en faveur de François Fillon que – notamment – bon nombre d’électeurs issus directement ou indirectement de la Manif pour tous et des milieux de la droite catholique ont dû glisser au dernier moment dans l’urne dimanche dernier. Je ne peux que regretter amèrement que cet honnête homme ait du coup été dépassé lors du scrutin de dimanche par la Marie-Chantal de Longjumeau. C’est une injustice qu’il ne méritait pas. Souhaitons tout de même qu’il ne renonce pas à faire entendre dans les mois et les années qui viennent sa différence, dont la France aura bien besoin (parmi d’autres) le jour où interviendra enfin cette nécessaire recomposition du paysage politique français, faisant définitivement voler en éclats la cage de verre de la diabolisation grotesque et profondément malhonnête (à gauche), imbécile et suicidaire (à droite) où l’oligarchie politicienne et la caste médiatique ont, depuis près de quarante ans, enfermé le Front National de J.M. Le Pen, puis celui pourtant sensiblement différent de Marine. L’avenir de la France, à moyen terme, dépend sans doute du moment, du jour où cet ostracisme, monument de la bêtise partisane, tel un mur de Berlin de la médiocrité politicienne, tombera en poussière. L’heure approche enfin de la grande recomposition patriotique, j’en suis désormais convaincu. Soyons encore un peu patients, en faisant tout à notre modeste niveau pour en accélérer l’avènement. Le sursaut puis la renaissance de notre chère patrie n’interviendront qu’à ce prix !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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18 Responses to Bal tragique aux primaires : deux morts !

  1. Christophe le 26 novembre 2016 à 21 h 42 min

    Mon cher Marc,
    Je partagerais presque votre analyse … Avec il est vrai moins d’enthousiasme et plus de désillusion ! La bouffonnerie des primaires LR est presque terminée ! L’agité à talonnettes met un terme à sa carrière politique et l’on ne s’en plaindra pas. Les candidats décoratifs, (placebos politiques) : Le Maire, Poisson, ont rejoint le vestiaire et la candidate de la bobocratie Hors sol, la « pintade à roulette » comme la surnommait Emmanuel Ratier ira hanter d’autres lieux ! Le pain au chocolat enfonce tous les records ! Comment peut-on faire 0,3 % quand on a été président du parti ? ? … Il semble que cet homme ait dû se faire de nombreux amis, ce qui en dit long sur le personnage ! Reste le maire de Bordeaux, vieux cheval de retour de la droite de compromission, traînant derrière lui d’innombrables casseroles et condamnations, ainsi qu’un bilan « hollandesque » ! N’oublions pas le nouveau favori, inconsistant et pusillanime, indéfectiblement soumis au pouvoir réel ; économiquement thatchérien … Mais drapé dans les oripeaux d’une France éternelle propre à rassurer le petit épargnant. La France a aujourd’hui un combat à mener et choisirait comme destrier : … Un mulet ! ? Soyons lucide ! Le système est pragmatique, son ingénierie sait être résiliente et Fillon est peut-être le candidat qu’il lui faut. Ici donc se jouera probablement la sacro-sainte « alternance », et ne comptez pas trop sur une victoire du Front National !

    Le Front échouera en 2017 ! D’abord parce qu’il a créé une fracture idéologique dans son propre camp et que le schisme est loin d’être résolu. L’éviction de M. Jean-Marie le Pen et la grande campagne de purges au sein du parti ont laissé des traces. Marine le Pen est honnie de toute la droite nationaliste. Le front aura également contre lui « l’union sacrée » des prétendus démocrates républicains. Mais plus encore, c’est l’arithmétique électorale qui l’emportera ! L’électorat en France est vieux, et le propre des vieux est d’avoir un patrimoine à défendre et de ne pas vouloir risquer l’aventure. C’est bien pour cela que Madame le Pen ne la ramène pas trop sur le problème d’une sortie de l’Euro ! Beaucoup ont bien compris qu’il n’y a pas d’autre alternative. Soit l’on est dans ou hors de l’UE. Dans le premier cas, nous n’aurons aucun pouvoir réel et la dictature européenne continuera sa lente destruction ; dans le second nous avons une chance de reconstituer une économie de production et de résoudre les déséquilibres sociaux, mais au prix du sang et des larmes … Et Marine le Pen n’a pas l’envergure d’un Churchill !

    Marine, en bonne boutiquière, a depuis longtemps bradé la doctrine pour ne plus faire que de la « com », si tant est qu’elle ait jamais eue des convictions. On accusait jadis Sarkozy de faire du « Le Pen » dans le texte, mais c’est aujourd’hui Marine qui fait du Sarkozy dans la méthode ! Courtisant tous les réseaux, toutes les loges, se livrant à toutes les bassesses pour se concilier les faveurs de la communauté des « élus », allant même jusqu’à justifier la LDJ (groupuscule paramilitaire violent) ! ? Marine le Pen aura été le fossoyeur du front. Et il est possible qu’elle ne survive pas politiquement à une défaite probable en 2017. Sous l’impulsion de Marine, les prosélytes ont pris le pouvoir au FN. La guerre de succession risque d’être très divertissante, combat à mort entre crypto chevènementistes, militants homosexualistes, transfuges du troskisme et rescapé de l’humanitaire sous subventions atlantistes ! Le FN est bel et bien mort ! Et les militants sincères de la première heure sont d’ores et déjà des cocus (vielle tradition politique française) !

    Tout le monde a bien compris que nous ne vivions pas en démocratie et que notre situation économique est à terme mortifère, mais chacun espère que le système tiendra aussi longtemps que lui et que d’autres en feront les frais … C’est ainsi ! … La réalité de l’opinion, notre réalité politique est là toute entière !

    • Catherine le 27 novembre 2016 à 11 h 41 min

      Je suis bien d’accord avec vous Christophe, voici ce que j’écrivais dans un blog voisin à propos du FN « new wave » qui s’inscrit dans une lignée new-age frontiste, pourrait-on dire.

      Le bons sens a quitté le FN, ils vont nous couler ces « incapables » à force de vouloir partager le bouillon sirupeux et venimeux du conformisme consensuel, et faire des circonvolutions avec tout le monde.

      Au final, ils vont nous faire boire la lie, ces gros timorés que je déteste.

      Nous et nos enfants, c’est mort. C’est tout ce qu’on aura gagné et on ne l’aura pas volé.

      Ils n’ont rien pigé. Ils ne tirent aucune leçon de ce qui se passe, ils continuent leur chemin comme de grands aveugles et forcément, ils vont se prendre le mur et nous avec.

      Fillon passera, et il va casser la baraque comme il dit, et il le fera, lui, le coopté du groupe Bilderberg.

      On va être ratiboisé complétement. La seule chose positive semble-t-il avec lui, Fillon, c’est la politique étrangère, pour le reste, c’est Waterloo morne plaine. Nos enfants vont devoir aller bosser en Suisse pour survivre.

      Au deuxième tour on risque de se retrouver avec Fillon contre Mélanche, ce serait un comble mais c’est possible.

      Et tout ça, ce sera à mettre sur l’ardoise du FN.

      A croire qu’ils n’en veulent pas du pouvoir, que c’est du bluff, qu’ils préfèrent leur place de députés à l’exercice difficile du pouvoir politique, je finis par me le demander.

      Ils ont une avenue devant eux, mais non, ils jouent petits et frileux, et forcément le rouleau compresseur passera, c’est écrit comme le génome d’un individu inscrit ses codes.

      Ils ne sont pas foutus de défendre leurs idées, leurs valeurs.

      Le FN est devenu à lui tout seul, le miroir grimaçant du corps social qui casse toute homogénéisation en de multiples morceaux.

      Homogénéisation qui seule assure pourtant et essentiellement la tenue d’une structure car elle en est le pivot qui active la dynamique sociale et non l’inverse comme aujourd’hui.

      Pas pour rien, que De Villiers nous parle de ce désir de la Trilatérale européenne de casser l’homogénéisation des nations car elle fragilise alors forcément la structure nationale qui se retrouve éclatée en divers morceaux que sont les minorités( c’est très bien analysé dans Fahrenheit 451 de Bradbury)

      Au FN, ils nous font la même chose, au niveau du parti. Ils cassent l’homogénéisation. Il y a des tas de minorités en son sein. Y’a les libertaires sociétaux avec Philippot, les plus traditionalistes se retrouvent avec Marion, et j’en passe, bref, y’a tout et son contraire, chacun peut y faire son marché, il y trouvera toujours quelque chose à sa convenance.

      Mais ce n’est pas ça la Politique, là, ils sapent tout!

      S’ils devaient gouverner le pays comme ils gouvernent leur parti, c’est impossible, ce serait le carnage.

      Finalement, je me dis, ce n’est pas possible, c’est du bluff, ils veulent juste garder leur place de députés, parce que si ce n’est pas cela, ce n’est pas possible d’être aussi stupides, pas possible!

      Comme vous l’aurez compris, je suis furieusement en colère contre Marine et tous ceux, qui, comme le fameux Conversano, ne font rien pour secouer le bazar, mais se contente de dire, c’est le seul rempart, Marine.

      Ils vont, nous allons, nous le prendre en pleine figure le rempart, parce que les remparts, s’ils ne sont pas étayés, c’est mal barré.

      • Christophe le 27 novembre 2016 à 15 h 21 min

        Bonjour Catherine,

        Ne vous trompez pas ! Ils veulent le pouvoir, il n’y a même plus que cela qui compte. A cette fin, ils sont près à tout ! Si Marine le Pen a ouvert en grand les portes du parti, si tous les opportunistes : les Ménard, Collard, Chenu … etc. Qui n’ont rien de nationaliste, ont été « placés » ; C’est précisément par calcul ! Et ce calcul échouera inévitablement. Condamné d’avance par toutes ses soumissions, le Front est aujourd’hui incapable de poser les bases sérieuses d’un programme à contre-courant ! Ils ne leur reste que : « l’islamophobie » comme vecteur de communication autorisé. Hors c’est l’immigrationnisme et le mondialisme qui sont notre problème … et pas un islam, aussi mal en point que notre catholicisme ! Il aurait peut-être été plus judicieux de jouer le registre de la vérité, d’expliquer aux français la réalité économique du pays et de les placés devant ce choix : soit nous prenons les choses en main et cela sera douloureux mais salvateur ; soit nous laissons faire et nous subirons un effondrement social, économique, et civilisationnel ! Poser un programme politique, ce n’est pas courir après toutes les obédiences et faire mille promesses contradictoires ; mais définir des choix acceptables et pertinents et travailler à leur compréhension, à leur acceptation !

        Marine le Pen pour réussir devra fédérer les catholiques et les francs-maçons … Les néo-sionistes et les maurassiens … les ralliés de la gauche ouvriériste et les libéraux pur sucre … Les nationalistes et les européistes … etc. J’en passe et des meilleurs !

        Je lui souhaite bien du plaisir !

        • Catherine le 27 novembre 2016 à 16 h 15 min

          Merci Christophe pour cette réponse.

          Vous dites qu’ils veulent le pouvoir, moi, je ne crois pas, mais je veux bien vous croire, car je n’ai pas de certitude de ce côté-là.

          Si c’est le cas, vous avouerez qu’ils sont diablement stupides et ça m’en laisse pantoise!

          Pour tous les ralliements qu’ils opèrent dans tous les sens, vous reconnaîtrez que ça fait un peu souk, et que pour y retrouver ses petits, c’est dur-dur.

          Ils sont devenus le calque de la société qu’ils abhorrent.

          Il faudra qu’ils m’expliquent, car je ne comprends pas leur stratégie de dédiabolisation qui leur fait agglomérer des minorités qui sont incompatibles entre elles.

          Rien de commun entre un Philippot et une Marion, aucun pivot central, aucune homogénéité mais au contraire une hétérogénéité qui essaie de faire en sorte de mélanger l’huile à l’eau, ça être dur-dur là aussi, à moins qu’ils ne convoquent de nouvelles lois physiques( le phobe et le phile se marient, ah, mais c’est vrai, c’est ça le Mariage pour tous!) pour faire en sorte que les inconciliables se reconcilient sous l’image bleutée de la Rose sans épine. Miracle en Marinendie!

          Mais il est vrai que chez eux, ils s’imaginent sans doute être à Lourdes et Marine est la nouvelle Sainte Vierge de qui l’on attend la rémission de tous les péchés!

          C’est le Nouveau « VA T’Y QUAND III MARINIEN SAUCE Philippot » qui conduit à toutes les démissions et mènera là où ça doit mener, c’est-à-dire à la banqueroute de ce parti qui n’est plus que l’ombre de lui-même et qui disparaîtra d’une mort qu’il aura lui-même fait naître.

          Espérons que certains en prendront de la graine car c’est à désespérer de reconduire TOUJOURS les mêmes erreurs.

          Une erreur qui se répète n’est plus une erreur mais une faute!

  2. Peg le 25 novembre 2016 à 17 h 15 min

    Cher monsieur Leroy,
    Je suis heureuse de voir que vous avez retrouvé votre verve et vous remercie pour cet excellent article. Merci également à La Parisienne et à Pequod pour leurs fabuleux commentaires que je ne me lasse pas de relire!

  3. trechelaplaine le 24 novembre 2016 à 16 h 49 min

    Quelle satisfaction que celle de voir les tronches désabusées de ces deux Oryctéropes ! Mais attention ! Fillon est sans doute le meilleur espoir de la gauche. Promettre du sang et des larmes est en France une stratégie vouée à l’échec. Les Français préfèrent les mensonges et adorent les lynchages médiatiques. Fillon va rejoindre Le Pen dans le bestiaire des ennemis à abattre des gaucho-centristes !

    Magnifique retour de La Plume qui a conservé toute la finesse et la tonicité des analyses !

    • marc le 24 novembre 2016 à 20 h 49 min

      Mon cher trechelaplaine,

      personnellement, pour l’instant, et après le crash ô combien jouissif du tout petit Nicolas dont nous devrions être débarrassés pendant au moins un quinquennat (quoique… avec le gaillard, le pire est toujours à craindre), j’attends de ce dimanche l’enterrement de l’endive halal bordelaise. Une fois cette – salubre – formalité faite, je m’attèlerai sur La Plume à dégonfler la baudruche sarthoise, que des merdias gauchisants jusqu’à la caricature (pléonasme, je le sais !) veulent nous faire passer pour un affreux réac tout droit issu de St Nicolas du Chardonnet ou de Civitas. Il y a beaucoup à dire du programme économique « tatchérien » de notre pot de rillettes politique, déjà qu’il a trente ans de retard, mais je développerai tout cela plus tard : je ne veux pas prendre le risque de décourager un seul électeur de Fillon (c’est à dire dans mon esprit un liquidateur de Juppé) avant le scrutin dominical ! :-)

      Amitiés

  4. pequod le 23 novembre 2016 à 19 h 00 min

    Cher Marc,

    je souscris en tout point à votre analyse,c’est d’ailleurs le « ni Juppé,ni Sarkozy » qui m’a conduit à l’urne (que je souhaite politiquement funéraire à Juppé qui a en commun avec les tortues des Galapagos,outre une indéniable ressemblance, la longévité-politicienne dans son cas-et le charisme,que ces sympathiques et inoffensives bestioles me pardonnent l’analogie!).Je voulais contrer également l’offensive des socialos en faveur d’un Juppé qui pourra se consoler en demandant à participer à leurs primaires,parfaitement en accord avec le libéralisme économique et sociétal de cette gauche.Certes,je ne me fais aucune illusion sur Fillon,qui ne pourrait mettre en oeuvre un programme de rupture qu’à condition de sortir de l’euro et de mettre fin par un divorce à ce couple infernal franco-allemand (à quel moment de l’histoire l’Allemagne a-t-elle éprouvé de bons sentiments envers la France,Richelieu déjà compris la menace).

    En revanche il ne faut pas négliger le mouvement de fond du réveil des peuples,si Fillon a la volonté de sortir d’une vision bipolaire qui cherche sous la pression américaine à recréer les tensions d’une nouvelle guerre froide,s’il met en oeuvre une attitude pragmatique de partenariat avec la Russie,alors on peut commencer à rêver d’une nouvelle donne géopolitique,après le tsunami Trump : non pas un axe,mais une ligne Washington,Paris,Moscou qui pourrait englober d’autres nations européennes comme la Bulgarie,la Hongrie,l’Autriche?…(je ne fais pas partie des nationaux qui brandissent leur axe Paris/Berlin/Moscou).Ce serait une façon de contenir l’appétit de domination d’une Merkel totalement inféodée à l’oligarchie mondialisée et aux néo-cons Républicains ou Démocrates ; symbole fort,c’est à Berlin qu’Obama s’est rendu pour faire ses adieux en conférant au mérou allemand la fonction de leadership du Monde Libre,rien que ça.

    Oui les choses bougent et la politique redevient passionnante,j’espère avoir le plaisir avant de tirer ma révérence de voir l’aube d’un monde véritablement multipolaire dans lequel notre pays pourrait renouer avec son véritable Destin,fondé sur sa culture,son identité,son Histoire;une France qui dispose de formidables atouts,le deuxième domaine maritime,la francophonie,sa présence dans tous les océans,l’aura entamée mais encore vivante de son prestige civilisationnel…Amicalement

    • marc le 24 novembre 2016 à 21 h 00 min

      Mon cher Pequod,

      quel superbe complément à mon billet que votre commentaire auquel je souscris dans les très grandes largeurs. Je passerai sur votre comparaison (infamante pour elles) avec les sympathiques reptiles des Galapagos, concernant notre plésiosaure RPR-UMP-LR (bientôt Modem ?) de Gironde : ces pauvres bêtes ne méritaient pas cela (nous non plus, d’ailleurs !).

      Je suis très sceptique sur les capacités de Fillon à faire bouger les lignes géopolitiques de l’Empire mondialisé qui nous opprime autant qu’il nous emmerde… qui vivra, etc.

      Amitiés

  5. Perrine Hubert le 23 novembre 2016 à 17 h 38 min

    Sous le marteau de La Plume…

    ​​L’animal aux griffes qui raclent, au museau qui fouaille et à la plume qui gratte s’est surpassé.

    Que dire de la  » gigantesque quenelle administrée, par voie pas banale « … ? A défaut d’un bal des vampires (ou l’on suce autre chose que des quenelles), c’est donc un bal tragique aux primaires où  » la paire et Le Maire l’ont eu dans le Fillon « , selon les prédictions plumesques.

    Vous avez navigué sur le champ sémantique de la guerre, nous parlant des  » Bérézina de l’oligarchie mondialisée et de la médiacrature [qui] s’enchaînent « , mentionnant ce faux Bonaparte au pont d’Arcole… et aux multiples sobriquets dont l’efficacité a le savoureux avantage de faire remuer les badigoinces de tout lecteur qui se respecte :  » le clown triste de la Sarthe « ,  » le Buster Keaton manceau « ,  » ce Père Joseph de la politique couleur muraille « .

    Le jouet de Gepetto ayant été carbonisé par ce triste résultat (pour lui !), je doute qu’il ait la qualité de renaître de ses cendres politiques (oiseau de mauvais augure) car, bon an mal an, la peau de chagrin s’amenuise. Comme vous le dites si bien :  » renvoyer définitivement le tout petit Nicolas aux poubelles de l’histoire politique française  » (Veolia Propreté serait-il preneur ? Un tel niveau de pollution médiocratique semble difficile à traiter, encore plus à éradiquer).

    Et que dire de l’  » amer de Bordeaux  » que, par délicatesse envers votre chère mère, vous n’avez point osé appeler une seconde fois  » le crâne en peau de fesse girondin  » ? J’avoue que cette expression me plaît beaucoup. Elle annonçait, en avant-première, la dégringolade de sa tour d’ivoire (d’imam ?)  » de la montgolfière médiatique  » – comme vous le mentionnez – du  » meilleur d’entre nous « , de la lie Juppé (Sonnez l’halali de la lie Ali !), à  » la vieille baudruche politique usagée  » qui est repassée par la case départ sans toucher 20.000 (On ne sait pas, en fait. Si ça se trouve, il perçoit un pourcentage de la somme versée par les heureux votants aux primaires).

    Quand aux quatre derniers, seul un a retenu votre attention et la mienne également. Ne médisons pas de la  » Marie-Chantal de Longjumeau  » drapée dans sa robe carmina (non, pas Burana), dont le sourire malicieux a convaincu peu de nos compatriotes, ni ce Bruno qui a fait ce qu’il pouvait à condition que l’on respecte sa personne, et surtout pas le Copé dont les urnes lui assurent un six-pieds-sous-terre, pain au chocolat à 0,15 centimes inclus. Revenons à notre Poisson qui, malheureusement, et comme vous le relatez très justement,  » s’est pris en plein face le « vote utile » en faveur de François Fillon « . Voici un homme qui méritait pourtant que l’on ne vote pas selon sa raison mais selon son coeur. Il se retrouve à frétiller dans la vase alors que sa candidature possédait les vertus du limon, dont celles de renouveler un socle politique rendu stérile au bout de quarante années d’usure sans vergogne.  » Petit Poisson deviendra grand « , c’est tout ce qu’on lui souhaite pour l’avenir. Et, comme vous l’exprimez si bien :  » L’avenir de la France, à moyen terme, dépend sans doute du moment, du jour où cet ostracisme, monument de la bêtise partisane, tel un mur de Berlin de la médiocrité politicienne, tombera en poussière « . Prions pour cela arrive le plus vite possible !

    Alors, oui, la victoire de Fillon est un miraculeux concours de circonstances mais n’était-ce pas, finalement, le seul candidat légitime à droite ?

    A très bientôt, chère Plume

    La Parisienne

    • marc le 24 novembre 2016 à 21 h 39 min

      Mazette, « La Parisienne »… pour un premier commentaire sur La Plume, « c’est du brutal », aurait pu dire un tonton flingueur ! En fait, bien évidemment, c’est assez radicalement le contraire : c’est même du nanan ! Je ne sais que dire devant le florilège de citations de votre serviteur qui émaillent votre délicieuse contribution… sinon que, ne me sentant plus de joie – et même si je continuerai d’ouvrir mon large bec (ma grande gueule, quoi !) – je ne lâcherai pas pour autant mes proies : notre ploutocratie nationale à nulle (dans tous les sens du terme) autre pareille, la bienpensance à front de taureau, la désinformation, la crapulerie journalistique, la navrance artistico-oligarchique de notre Boboland parisien, j’en passe et des pires. Quand à votre aisance épistolaire… je ne sais que dire, sans avoir peur de passer pour un courtisan socialiste en pleine époque de gloire mitterrandienne… les plus courtes étant les moins longues (on se calme !), et souvent les plus efficaces (on se re-calme !)…bravo, peut-être ?

      Je vous remercie de votre onctueux compagnonnage de ce jour, et ne peux que vous inciter à venir dorénavant très souvent sur ce site qui est mien (mais qui est aussi désormais le vôtre) pour, encore et encore, y libérer pour le meilleur et pour le rire votre plume si malicieuse.

      Grosses bises, pendant qu’on y est, tiens !

  6. PR CALGUÈS le 22 novembre 2016 à 9 h 21 min

    Alors c’est entendu , hein ? On tape tous comme des sourds – médias stipendiés par l’État en tête, bienpensants, padamalgameurs – sur ce réac de Fillon.

    Pas question de laisser Juppé, notre Juppé, le Hollande bien vêtu et parlant correctement le français en rade.

    Mobilisation générale, Il FAUT que Juppé gagne pour préserver NOTRE « identité heureuse » .

    Ah,ah,ah, esclaffons nous ! En s’y mettant tous, ils sont bien capables de foutre la trouille au bon peuple et de retourner l’opinion ces enfoirés .
    Joffrin, stipendié deux fois par Sarkozy (cf « La cause du peuple ») n’étant pas le dernier à verser dans l’invective.

    Quant à Sarkozy, voici son dernier slogan : Sarkozy, pas de soucis, dans un an il est « revenis » !

    • ARNAUD Sabine le 22 novembre 2016 à 14 h 44 min

      Capables de renverser la table renversée ?
      C’est sûr, même le FN de MLP va s’y adonner…
      Alors moi, femme, ni jeune, ni vieille, catholique(de confession), fonctionnaire, anticonformiste et conservatrice (c’est possible !), j’irai voter FILLON, au 2ème tour comme au 1er et FILLON encore quand il ne sera plus là !
      A élection nulle, vote nul !

  7. Soyeux j-j le 22 novembre 2016 à 8 h 39 min

    Cher Marc,

    il n y a plus qu’à voir la suite puisque Ali n a pas le moindre honneur de reconnaitre sa défaite avec ses voix de gauche.Cela donne la hauteur de vue du bonhomme.De toute façon cette élection ouverte est stupide et grotesque. La démocratie n en sort pas grandie. Je ne voulais pas me mêler de cette farce électorale mais je pense dimanche prochain mettre 2 euros dans le bastringue pour éviter le bordelais.

    Mes amitiés et bon rétablissement
    J-J S

  8. Popeye le 21 novembre 2016 à 21 h 45 min

    Cette analyse opinatoire (à moins qu’il ne s’agisse d’une opinion analytique) me semble fort bien vue.

    J’ai eu la dent dure contre les cathos ayant voté Fillon dès le 1er tour chez Corto. Et j’enrage de voir que Poisson n’a RIEN, que dalle, peau de zob, nada wallou à monétiser auprès de Fillon pour peser sur son action…

    • marc le 21 novembre 2016 à 22 h 51 min

      oui cher Popeye,

      le résultat de Poisson est profondément injuste… et en effet, il a bien peu a mettre dans la balance pour inciter Fillon à prendre plus en compte un certain nombre d’éléments « sociétaux » qu’on pourrait qualifier de « valeurs de droite ». Ce qui n’empêche pas Ali Juppé de sauter sur le paletot du Sarthois pour lui reprocher une « vision extrêmement traditionaliste, pour ne pas dire un petit peu rétrograde sur le rôle des femmes, sur la famille, sur le mariage… François Fillon appartient à une famille traditionaliste, moi je suis plus ouvert au modernisme, je me sens plus proche du pape François que de Sens commun ou de la Manif pour tous ». Tout est dit… et puisqu’il affirme une fois de plus son appétence pour le « modernisme » (sic) et le mariage homo, continuons à lui mettre notre vote dans le Fillon, à l’amer de Bordeaux !

      AAmitiés

  9. Christine le 21 novembre 2016 à 21 h 40 min

    Excellente analyse, bien structurée, très intéressante et avec le zeste d’humour habituel…
    Merci Marc et bonne poursuite.
    Grosses bises.

    • marc le 21 novembre 2016 à 22 h 52 min

      Merci Christine, fidèle entre les fidèles !

      Bises, grosses aussi :-)

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