Politique Monde

Succès du Brexit : Salauds de pauvres, fumiers de vieux !

30 juin 20162
Succès du Brexit : Salauds de pauvres, fumiers de vieux ! 4.90/5 40 votes

Décidément… même si on en a pris depuis longtemps l’habitude, avec cette oligarchie politicienne hors-sol qui méprise et congédie le peuple, répudie la démocratie à la moindre contrariété électorale ; avec cette « médiacrature » moutonnière jusqu’à l’extravagance, vendue jusqu’à la mœlle au politiquement correct et aux puissances de l’argent roi ; avec cette « intellocratie » toute aussi médiatique, française mais foncièrement antinationale, qui prouve à chacune de ses saillies, et contredisant la savoureuse maxime de Michel Audiard (1),  qu’« un con (bienpensant) assis va moins loin qu’un (vrai) intellectuel qui marche »…

Trois entités, trois coteries (et en France plus encore que partout ailleurs) très clairement consanguines, qui cherchent pour la première d’avantage à nous diriger qu’à nous représenter, bien plus à nous imposer qu’à nous servir, pour la seconde à nous déformer plutôt qu’à nous informer, et pour la troisième à simplement grignoter les miettes ploutocratiques (lumières médiatiques et célébrités indues, passe-droits et avantages financiers) que sa servilité de pensée en tous points conforme lui procure…

On peut bien depuis des années, depuis des décennies même, être surentraîné en matière d’exposition forcée à cette bienpensance européiste, ce politiquement correct libéral-libertaire mondialisé, qui cherchent à nous vendre par tous les moyens la lutte du « bien » contre notre « mal »… le paradis du fédéralisme européen contre notre enfer du repli national… l’ouverture généreuse et sans limites à l’accueil de tous les « migrants » et « réfugiés » de la planète contre notre fermeture étriquée, xénophobe et insensible à « la misère du monde »…

Oui, on a beau, pour toutes ces raisons et définitivement… s’attendre à tout, on est toujours estomaqué par les sommets de malhonnêteté, de cynisme sectaire, d’aveuglement dogmatique, de haine de classe, de travestissement et plus encore de déni du réel dont le système oligarchique mondialisé (de plus en plus ouvertement totalitaire, et par l’entremise de ses porte-flingues médiatiques stipendiés) peut user pour tenter de conserver la main sur un monde hier encore docile, mais qui lui échappe désormais chaque jour un peu plus.

Dégustez donc quelques « morceaux choisis moisis », quelques pépites recensées par votre serviteur (et au péril de sa santé mentale) de nos habituels, nos sempiternels champions de la « lumière européiste », luttant de toute leur prose contre l’hydre renaissante du « nationalisme nauséabond »…

Quand la ploutocratie française se déchaîne contre le Brexit

Avec dans le rôle du champion, bien entendu, l’indépassable Bernard-Henri Lévy, dans sa tribune du journal Le Monde : « Ce Brexit, c’est la victoire, non du peuple, mais du populisme… C’est la victoire, autrement dit, du souverainisme le plus rance et du nationalisme le plus bête… C’est la victoire de l’Angleterre moisie sur l’Angleterre ouverte sur le monde et à l’écoute de son glorieux passé… C’est la défaite de l’autre devant la boursouflure du moi, et du complexe devant la dictature du simple… C’est la victoire des casseurs et des gauchistes débiles, des fachos et hooligans avinés et embiérés, des rebelles analphabètes et des néonationalistes à sueurs froides et front de bœuf… Ce sera, toujours, la victoire de l’ignorance sur le savoir… Ce sera, chaque fois, la victoire du petit sur le grand, et de la crétinerie sur l’esprit ».

Et son grand pote Alain Minc, le plagiaire, l’« entrepreneur » sempiternel donneur de leçons économiques qui ruine tout ce qu’il touche, l’« économiste » qui déclarait en 2008, à peine quelques mois avant la gigantesque crise financière de 2009 (très loin d’être arrivée à son terme) que la situation était « au vert », d’en rajouter une couche : « Ce vote pour le Brexit, c’est la victoire de ‘Downton Abbey’ sur les bobos, les créateurs d’entreprises et surtout les jeunes… ce référendum n’est pas la victoire des peuples sur les élites, mais des gens peu formés sur les gens éduqués ».

Laurent Joffrin, lui, s’est désolé amèrement dans Libération : « Personne, en dehors des nationalistes de tous les pays, ne peut accueillir ce résultat avec satisfaction. Les forces de l’ouverture, de l’échange, de la tolérance, ont été sévèrement battues par les partisans de la méfiance et de la souveraineté solitaire. La peur de l’étranger, qui contamine les plus démocratiques des opinions, a joué son rôle délétère dans ce résultat dirigé contre les immigrés autant que contre l’Europe… La Commission, la Banque centrale, les gouvernements, les partis de gouvernement, tout ce que le continent compte d’esprits raisonnables et ouverts ont eu beau multiplier les mises en garde, et parfois les menaces, rien n’y a fait… l’Union risque de voir le Brexit servir de précédent aux forces de la décomposition, qui ne manqueront pas d’en appeler à la légitimité du vote référendaire pour continuer leur œuvre de démolition du principal acquis d’après-guerre ».

Jean Quatremer nous l’a jouée cynique : « Amis Anglais et Gallois, merci, du fond du cœur. Vous avez su résister à tous les arguments, des plus rationnels aux plus apocalyptiques, de ceux qui militaient pour le remain. Vous avez choisi d’ignorer les risques d’explosion de votre glorieux pays, les Écossais et les Irlandais du nord, deux des quatre nations de ce qui reste de votre Empire, ayant massivement -et honteusement- voté en faveur de l’Union. Vous avez pris le risque de diviser pour longtemps votre société entre, d’une part, jeunes, diplômés et urbains, massivement «remain», et, d’autre part, vieux, peu diplômés et ruraux, massivement «leave», une fracture sociale pour longtemps béante. Un vote d’un courage inouï puisqu’il a politiquement dévasté et va économiquement affaiblir votre pays, ce dont l’Europe ne peut que vous être reconnaissante ».

Gaspard Koenig, qui s’auto-définit comme « philosophe libéral » (je pouffe), a lui aussi pété sa petite durite européiste, dans Le Figaro : « Ce référendum a fait ressurgir l’autre Angleterre, celle des hooligans et des Little Englanders. Cela semble méprisant? Oui. Je hais les nations, épiphénomène sanglant de l’histoire humaine, et méprise les nationalistes. La «souveraineté nationale», c’est un os à ronger lorsqu’on a perdu la seule souveraineté qui compte : celle de soi-même… Qui se réjouit du Brexit? Le quarteron des blonds platines : Boris Johnson, Donald Trump, Marine Le Pen, Geert Wilders… une pétition circule déjà en ligne pour faire de Londres un Etat autonome! Après tout, plutôt que de partir, pourquoi ne pas nous approprier Londres? «Take back control», qu’ils disaient. Chiche. Que les esprits cosmopolites du monde entier fassent de Londres leur pays, un pays libre, jeune, ouvert et prospère ».

Sans oublier bien entendu l’inénarrable Jacques Attali : « Un tel référendum implique qu’un peuple peut remettre en cause toute évolution considérée jusque-là comme irréversible, telle qu’une réforme institutionnelle, une conquête sociale, une réforme des mœurs… en particulier, une génération devrait y réfléchir à deux fois avant de modifier une situation ayant un impact sur les générations suivantes… toute décision ayant un impact lourd sur le sort des générations suivantes, ne devrait pas pouvoir être prise par une majorité de moins de 60% des votants, réaffirmée à trois reprises à au moins un an d’écart. Certains ne verront dans cette prise de position qu’une tentative désespérée d’une oligarchie dépassée pour maintenir un ordre démodé, en méprisant les désirs des peuples. Il s’agit au contraire de donner aux peuples le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes et d’éviter qu’une génération, par caprice, ne détruise ce que les précédentes ont voulu laisser aux suivantes ».

Comme aurait pu conclure Marguerite Duras : « sublime, forcément sublime ! », non ?

Démocratie ? Cause toujours, tu m’intéresses !

Ah, ils sont beaux, ces sempiternels parangons de vertu qui prétendent porter l’étendard de la future démocratie mondiale, tiens ! Car ce sont bien les mêmes qui, depuis des décennies et au nom du « droit d’ingérence » ou des « valeurs universelles », violant pour cela allègrement le Droit International, prétendent avoir légitimité à s’ingérer dans les affaires d’états souverains, à renverser des régimes autoritaires pour faire « triompher la démocratie » (sic). Oui, ce sont bien les mêmes qui, usant aujourd’hui de toutes les arguties, même totalement manipulées, déformées, tordues pour rentrer dans leurs petites cases bienpensantes, prétendent relativiser, questionner ou carrément dénier la légitimité de l’expression du peuple britannique souverain !

« La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire » avait justement déclaré un Britannique des plus illustres, à savoir Winston Churchill. Loin de s’en réclamer, nos cuistres d’après Brexit nous font bien plus penser à Woody Allen (mais sans l’humour), en faisant leur cette saillie du facétieux cinéaste new-yorkais : « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours ! »

Le peuple britannique a mal voté, il doit donc être assassiné ! « Victoire étriquée », « pas significative », « viol » de la volonté écossaise et irlandaise, et surtout… victoire – bien sûr ! – des « égoïstes » et des « racistes » contre les « généreux », des « cons » contre les « pensants », des « incultes » contre les « instruits », et même des « vieux » (égoïstes, racistes,  cons et incultes, CQFD) contre les « jeunes » (généreux, pensants et instruits, cela ne vous aura pas échappé) !

Partout, dans tous les médias du système, dans toutes les « analyses » du scrutin, et même jusque sur certains blogues qu’on a connu bien plus inspirés et singulièrement moins poreux à la doxa médiatique, on nous a sorti la même soupe, j’ai envie d’écrire le même brouet indigeste et méprisant.

Pas assez concernés, les Britanniques ? Elle est bien bonne celle-là ! La participation au référendum a été de 72,2 %, soit le plus haut niveau de participation électorale depuis plus de trente-cinq ans, tous scrutins confondus !

Pas assez net, donc pas indiscutable, le résultat du Brexit, avec ses presque 52% (51,9% exactement) de votes favorables à la sortie de l’UE ? Quelle blague ! Je ne me rappelle pas avoir entendu les mêmes questionner par exemple la légitimité de l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 (53,06%), François Hollande en 2012 (51,64%), ou plus encore celle de la victoire du oui au référendum sur le traité de Maastricht en 1992 (51,04%) !

Un Royaume-Uni fracturé, coupé en deux ? Certes, mais pas plus que dans les résultats français évoqués plus haut ! La bipolarisation de la vie politique (et donc des choix électoraux), quel que soit l’axe suivant lequel elle s’articule (hier « droite-gauche », aujourd’hui bien plus judicieusement « souverainisme-mondialisme ») est presque systématiquement une constante de la démocratie représentative. On peut le regretter, mais cela ne suffit pas à jeter le bébé démocratique avec l’eau du bain électoral !

Le mépris du vote écossais et irlandais ? Le fait que ces deux membres du Royaume-Uni soient favorables au remain justifierait donc que la majorité s’écrase devant leurs particularismes ? Qui, parmi les gugusses qui avancent cette fadaise, justifieraient à ce titre l’illégitimité d’un choix électoral français, au prétexte que la Corse, le Pays basque ou les Dom-Tom (par exemple) auraient exprimé un choix différent, dans tel ou tel scrutin, que la majorité des français ?

Il suffit de plus de consulter les chiffres de la participation dans les différents pays du Royaume-uni (voir ci-dessous) pour constater que les « victimes » du vote anglais et gallois… se sont sensiblement moins rendues aux urnes que leurs « bourreaux électoraux » : 73% de participation en Angleterre (53,4% pour le Brexit), 71,7 % au pays de Galles (52,5% pour le Brexit), contre 67,2% en Ecosse (62% pour le remain) et à peine 62,7% en Irlande du Nord (55 ,8% pour le remain). Avant d’accuser les autres d’être responsables de son « malheur », il faudrait peut-être, en Ecosse et en Ulster, commencer par reconnaître ses propres insuffisances ou inconséquences !

 nations results

Si l’on ajoute enfin le fait que les citoyens de l’Angleterre et du Pays de Galles, les deux pays de l’Union qui ont très clairement choisi le Brexit, représentent plus de… 9 électeurs sur 10 lors de ce scrutin ( 30 082 321 électeurs sur un total de 33 551 983), on mesure le bien fondé des réserves exprimées sur la légitimité démocratique de ce référendum !

De la haine de classe à la haine anti-vieux…

Mais les plus lamentables, les plus dégueulasses des « arguments » avancés pour délégitimer, pour mépriser, pour condamner même le résultat du référendum sur le Brexit, sont ceux qui ont fleuri partout en France, jusque malheureusement dans les médias les plus improbables, et ont carrément viré (une fois de plus) à la haine de classe et (c’est plus nouveau) au mépris générationnel.

Arguant de pourcentages prétendument significatifs (on va en reparler plus loin !) extrapolés (sur quelles bases ?) par des instituts des sondages qui ont  - si souvent ! – prouvé leur infaillibilité en matière de science électorale, pourcentages censés démontrer que le vote leave  avait été un vote de vieux et d’incultes (voire des deux, mon capitaine !), quand le vote remain avait été un vote de jeunes et d’instruits, nos sycophantes de la « nauséabonderie triomphante » ayant causé la victoire du Brexit se sont donc abondamment roulés dans la haine de classe la plus crasse,  dans le jeunisme béat le plus indécent (voir les commentaires de presse cités plus haut).

Salauds de pauvres !

Commençons par ce sempiternel « argument  » à deux balles expliquant le vote souverainiste par l’inculture supposée de ceux qui le choisissent, et le vote mondialiste par son très exact contraire…

Il est certainement vrai que le peuple du petit salariat, que les paysans précarisés, que les chômeurs en fin de droits, que ceux qui habitent encore dans les « quartiers » des banlieues à forte population immigrée (ou les déportés de la « France périphérique » décrite si justement par Christophe Guilluy) votent désormais massivement, chez nous, au Royaume-uni comme de plus en plus souvent dans tout le reste de l’Europe, pour les partis politiques souverainistes. Mais le font-ils par « bêtise », par « inculture », comme osent prétendre nous le faire croire les salopards qui mettent en avant cette explication minable, ou parce que, bien plus simplement, bien plus rationnellement et donc très logiquement, ils sont les premières, les continuelles victimes expiatoires de la mondialisation libérale, destructrice de l’emploi, des identités nationales et des acquis sociaux, que prétendent nous imposer nos élites européistes ?

De même… il est sans doute vrai que les petits bourgeois des grandes villes, les cadres supérieurs, les fonctionnaires d’au-dessus de la base, nombre de membres de ces professions libérales encore protégées de la concurrence mondiale (qu’ils en profitent, car cela ne durera pas !), votent généralement pour la mondialisation, l’ouverture des frontières et l’extension des prérogatives de l’Union Européenne. Mais le font-ils par « intelligence », par « érudition » politique, historique ou économique, ou parce que plus prosaïquement, plus cyniquement, entre un week-end à Londres et des vacances à Marbella ou à Djerba, bien à l’abri de l’invasion migratoire et de ses conséquences délétères sur le tissu social dans leurs appartements parisiens ou leurs ghettos de riches, ils sont bien les seuls à en tirer encore (mais pour combien de temps, pauvres andouilles !) des bénéfices ?

Fumiers de vieux !

A la haine de classe déjà très clairement à l’œuvre depuis quelques scrutins politiquement peu corrects, a donc succédé de façon remarquable, et à l’occasion de ce référendum du Brexit, un nouvel anathème médiatico-branchouille écœurant  : la haine anti vieux !

Soyons clairs : c’est parce qu’ils sont vieux (donc peureux, passéistes, rabougris et égoïstes) que les « vieux » ont voté majoritairement pour le Brexit, et pas du tout parce que, du fait justement de leur âge, ils ont pu – eux – faire la différence entre l’avant et l’après adhésion du Royaume-uni à l’UE ! Il est à noter par ailleurs que selon, cet angle de lecture original, la vieillesse commence à 45 ans, puisque dès cet âge, le vote leave a été très largement majoritaire dans l’électorat britannique (voir tableau plus bas).

Et c’est donc parce qu’ils sont jeunes (donc courageux, tournés vers l’avenir, généreux et altruistes) que les « jeunes » ont voté massivement (sic) pour le remain ! CQFD, et mon c… sur la commode ! Une grille de lecture malhonnête, malsaine, totalement biaisée qui ne résiste pas une seconde à l’analyse, si l’on prend la peine de consulter les vrais chiffres du supposé vote desdits-« jeunes » :

vote par âge

Oui, vous avez bien lu : le vote majoritaire des jeunes (18-34 ans) lors du référendum pour le Brexit, a en vérité été… l’abstention (53%). Le remain venant seulement ensuite, très loin derrière, avec… 31%, le leave recueillant pour sa part 16,5%.

Si tant est que l’on puisse prendre ces chiffres au sérieux, et à moins de supposer (et encore un fois sur quelles bases ?) que les abstentionnistes auraient tous voté pour le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, avouez que la démonstration du vote « jeune » en faveur du remain a tout du canular foireux !

Quant à la mise en avant d’une fracture générationnelle nous présentant d’un côté des jeunes courageux, généreux et novateurs, de l’autre des vieux pétochards, égoïstes et sans imagination… les connards de concours qui osent vouloir nous faire avaler cette fadaise infâme et qui plus ouvertement encore prétendent vouloir instaurer un droit de vote à géométrie variable, selon que l’on serait jeune (et manipulable) ou vieux (et pas tombé de la dernière pluie), on a envie de leur dire comme tonton Georges (Brassens) que « le temps ne fait rien à l’affaire… » (2), et qu’ils feraient bien de se souvenir, comme ces jeunes cons qu’ils flattent dans le sens du poil (dans la main) et qui font mine de les croire, que toute la société occidentale dont, jeunes d’aujourd’hui mais vieux de demain, ils ont encore les avantages (et cela aussi ne durera pas), toutes ses capacités technologiques, tous ses acquis sociaux, ses vacances, ses congés payés, pour notre pays son école gratuite et sa sécurité sociale, j’en passe et des plus fun, c’est à leurs anciens, à ces « vieux » égoïstes et ringards qu’ils les doivent ! Vieux égoïstes ringards qui, pour nombre d’entre eux, ont aussi accessoirement risqué leur peau durant la seconde guerre mondiale afin de défendre la liberté du Royaume-uni, de la France et même de toute l’Europe, à seule fin qu’un nombre non négligeable de leurs petits enfants puisse, aujourd’hui, et à la faveur d’un Brexit qui les défrise, venir leur reprocher leur manque d’altruisme ! Vous avez dit immonde ?

qu’il me soit enfin permis, pour finir ce billet de citer une dernière fois Winston Churchill : « Si vous n’êtes pas libéral à vingt ans, c’est que vous n’avez pas de cœur ; si vous n’êtes pas conservateur à quarante ans, c’est que vous n’avez pas de cervelle ».

A bon entendeur…

Marc LEROY – La Plume à Gratter

_____

1) « Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche » Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk.

2) Le Temps ne fait rien à l’affaire, Georges Brassens :

Quand ils sont tout neufs,
Qu’ils sortent de l’œuf,
Du cocon,
Tous les jeun’s blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons.
Quand ils sont d’venus
Des têtes chenu’s,
Des grisons,
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons.
Moi, qui balance entre deux âges,
J’ leur adresse à tous un message : Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons d’ la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.
Petits cons d’ la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.

 

Vous, les cons naissants,
Les cons innocents,
Les jeun’s cons
Qui, n’ le niez pas,
Prenez les papas
Pour des cons,
Vous, les cons âgés,
Les cons usagés,
Les vieux cons
Qui, confessez-le,
Prenez les p’tits bleus
Pour des cons,
Méditez l’impartial message
D’un qui balance entre deux âges :

Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons d’ la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.
Petits cons d’ la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.

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20 Responses to Succès du Brexit : Salauds de pauvres, fumiers de vieux !

  1. Carine le 6 juillet 2016 à 10 h 01 min

    Tout est judicieusement noté et traité.
    Mais quand même, une médaille à la nitroglycérine épinglée sur le col de chemise (si je le trouve) de béachelle pour sa sortie hilarante sur la « défaite de l’autre devant la boursouflure du moi, du simple devant le complexe ».
    Ce mec voit décidemment tout à l’envers.
    Va falloir l’empailler qd il disparaîtra. Spécimen unique de connerie malfaisante et destructrice. L’enfer direct, poubelle de l’Histoire.

  2. marc le 4 juillet 2016 à 14 h 37 min

    Note de La Plume : voici un commentaire de Vent d’Est, vent d’Ouest, lectrice (contrariée) de La Plume qui ne parvient pas à valider sa contribution à ce fil de discussion (pour des raisons qui nous échappent au moment ou j’écris ces lignes… :-( ):

    « Ces prétendus intellectuels – surtout de gauche – pratiquent à longueur de carrière la police de la pensée unique. Leur esprit est plus vide que leurs pensées,ce qui explique en tout leurs propos nauséabonds de haine, de mépris et d’outrecuidance envers ceux qui ne se fondent pas dans la pensée unique imposée par une oligarchie dominante autiste et profiteuse abusant de son pouvoir de position supposé ou réel.

    Vent d’Est, vent d’Ouest »

    • Vent d'Est, Vent d'Ouest le 7 juillet 2016 à 23 h 56 min

      Cher Marc,

      Merci d’avoir posté mon commentaire. J’espère que ce post va passer sans changement d’adresse IP ou d’ordinateur.
      Bien amicalement à vous.

  3. Catherine B le 1 juillet 2016 à 22 h 09 min

    Bourvil et Gabin, vous avouerez que ça avez quand même de la tronche!

    • Catherine B le 1 juillet 2016 à 22 h 11 min

      Oh, la grosse « fôte », vous aurez corrigés, pour sûr, merci et pardonnez-moi svp!

      • marc le 4 juillet 2016 à 13 h 57 min

        Certes, certes… meeh que jeu noeud vou y repraine plut, ma chère Catherine ! :-)

        Bises

  4. trechelaplaine le 1 juillet 2016 à 1 h 21 min

    Tout est dit et bien dit.
    Rien n’arrête les fumiers, les salauds, les lâches. Sectaires, racistes, intolérants, autoritaires, ces terroristes de la pensée accusent les autres de leurs propres tares, faiblesses et infamies, tout en parasitant la nation qu’ils détruisent !

    • Catherine B le 1 juillet 2016 à 20 h 47 min

      Quand nous arriverons à nous voir, fumiers, les salauds, les lâches. Sectaires, racistes, intolérants, autoritaires, ces terroristes de la pensée accusent les autres de leurs propres tares, faiblesses et infamies, tout en parasitant la nation qu’ils détruisent, alors, nous aurons fait un pas! et un pas déterminant, celui de voir qu’en l’autre, j’y suis un peu, nous y sommes un peu et moi la première!

    • marc le 4 juillet 2016 à 13 h 55 min

      Et oui mon cher trechelaplaine : comme me disait un quidam rencontré par hasard lors d’une déambulation bucolique, et alors que, parlant de l’air du temps, de la marche du monde (ou plutôt de l’immonde), je lui faisais part de mon rêve de voir un jour un savant pas si fou inventer une « zapette » (une télécommande) à connards nous permettant de faire disparaître les fâcheux : « oh oui, qu’il invente la machine, et j’achète les piles ! » :-)

      Amitiés

  5. Christophe le 1 juillet 2016 à 0 h 31 min

    Bonsoir Marc,

    Il y a une petite chose dans le discours ambiant qui me dérange ! L’analyse qui est faite du vote dit « des vieux » est très paradoxale. Les médias l’expliquent par des sentiments de peur, de repli … c’est incohérent !

    S’il y a un vote spécifique des électeurs avancés en âge, celui-ci devrait être dicté par leurs intérêts spécifiques. Et le propre des citoyens les plus âgés c’est d’avoir un patrimoine à défendre car leur avenir en dépend. Pour que ceux ci compromettent leurs acquis, risquent une dévaluation du sterling et une chute boursière, c’est qu’une réalité, une conviction supérieure a outrepassé tout sentiments de défense de leurs intérêts et s’est imposée à leur vote ! Si les électeurs âgés devaient avoir peur de quelque chose, c’est des troubles financiers dues au « brexit » qui risquaient d’obérer leur patrimoine, Hors il n’en a rien été ! ?

    J’ai toujours pensé que cet aspect de « défense du patrimoine financier » cher les seniors était un frein à un possible vote FN, considéré comme une expérience aventureuse, mais j’ai peut-être sous-estimé d’autres ressorts ?

    • marc le 1 juillet 2016 à 0 h 41 min

      Remarque on ne peut plus judicieuse, Christophe !

      Je dois dire que cette apparente contradiction m’avait moi aussi frappé ! J’y vois deux explications possibles :

      1) Les « vieux » britanniques sont plus patriotes et moins matérialistes que les « vieux » français, dont on nous rabat les oreilles pour nous dire qu’ils sont très réticents à voter souverainiste (et notamment FN) par peur de la sortie possible de l’Euro, supposée impacter très négativement leur patrimoine financier. Si cette hypothèse est la bonne, elle me navre : devoir se rendre à l’évidence que les Français sont moins patriotes et plus mercantiles que les Anglais serait sacrément déprimant…

      2) L’avenir, « débouché » par l’audace et le désintéressement des « vieux » british nous réserve, et peut-être dès 2017 , d’agréables surprises, en contradiction des présupposés sondagiers hexagonaux. Cette hypothèse là, au contraire, vous vous en doutez bien, me ravirait…

      Wait and see, comme diraient les engliches !

      Amitiés

      • Christophe le 10 juillet 2016 à 14 h 59 min

        Bonjour Marc,

        Observant le petit théâtre de l’opinion publique et des médias sur le « Brexit », j’observe deux choses :

        La première :

        Alors que tous spéculent sur les conséquences ou non, du départ de la Grande-Bretagne. Sur la faisabilité ou non d’une sortie de la zone euro … De la poursuite d’autres référendums dans les pays européens … Une question demeure imposée ! ?

        Et si la Grande-Bretagne ne sortait pas de la zone Euro… Ou pour être précis : Si ce n’était pas la Grande-Bretagne qui quittait la zone euro … Mais « l’Angloshère » qui anticipait et se préparait au largage de l’Eurozone que tous savent non-viable et donc à terme condamnée ? ! Le Royaume-Uni, (dont la City et l’économie financière ne seront nullement contrariées), pourrait bien tirer avantage d’une telle situation et devenir une plate forme « offshore » de la finance mondialisée ?

        La deuxième chose se résume ainsi :

        Il y a déjà quelques années, lisant le travail de prospective de M. Michel Drac, qui expliquait que le cerveau global de l’occident était entré en « paraphrénie », et nous démontrant, par l’exemple « Enron », que nous vivions à présent hors du réel, incapables de construire du sens … J’ai trouvé à l’époque la proposition, sinon avérée, du moins intéressante et à méditer ! Le seul problème … C’est que depuis, les évènements se succèdent et que tous confirment cette hypothèse ! Ce qui n’est pas de nature à me rassurer. Après « l’hystérie » des « Je suis Charlie » et une chasse aux sorcières qui traquera les pensées divergentes même parmi les écoliers, Après la priorité avouée du chef de l’exécutif d’un pays (le nôtre) qui coule à pic et qui n’a rien d’autre à foutre que de lutter contre : … « La quenelle » (là on peut rire) ! Et bien je constate qu’avec le « Brexit », c’est reparti … Encore les mêmes réactions outrancières de refus, de déni de la part des eurolâtres. Et toujours l’hystérie et l’accusation diffamatoire pour toutes personnes qui ne valideraient pas une idéologie, qui n’est même plus dominante parmi les peuples européens ! ? Nous assistons là aux signes pathologiques d’une névrose. L’électeur Britannique s’en trouve réduit à la qualité de « Nazi » et de « Raciste » … Que dire ? … Bienvenue dans ce pays de fous !

  6. corto74 (@corto74) le 30 juin 2016 à 23 h 29 min

    @La Plume: Dans le débat politique, les réactions à vifs, le fait de lire vite fait et d’interpréter ce qu on peux lire ailleurs, l’absence de recul, le fait de prendre les propos de  » l’autre  » pour argent comptant sans chercher à comprendre, la colère, les insultes, l’extrémisme dans le propos, etc… tout cela ne sert à rien et décrédibilise totalement celui ou celle qui y a recours.

    Je me souviens d’un ami qui un jour, dans un restau, nous dit à peu près ceci: nous, à droite, nous manions le cynisme mais le cynisme n’a jamais tué personne ni empêché de penser et de parler tandis que les gauchistes, ils sont sectaires…

    Méfions-nous de ne pas changer d’attitude, je préfère mille fois le cynisme au sectarisme. Le sectarisme tue le débat.
    bises

    • marc le 30 juin 2016 à 23 h 39 min

      Corto,

      la colère n’a rien à voir avec le sectarisme ! Il me semble qu’en de très multiples reprises, tu as été toi aussi en « colère », « à vif » (à fort juste titre, et ô combien !) face à l’incurie de notre part de flan élyséen et la duplicité ou la nullité de son orchestre à la rose ! Et pour ce qui est des « insultes » concernant les mêmes, et plus généralement tes ennemis (et non tes adversaires) politiques… tu n’a pas laissé non plus ta part aux chiens (là aussi, à raison) ! :-)

      Je ne suis ni cynique (c’est pourquoi je ne me considère pas de droite !), ni sectaire (c’est pourquoi je suis sûr de ne pas être de gauche !) dans ce papier, ou alors dis-moi sur quel point ? Mais oui, je suis très en colère, parce que la délégitimation, la diabolisation systématique de tous ceux, pauvres, vieux (ou pas) qui refusent la mondialisation heureuse, cela commence à bien faire !

      Bises aussi, évidemment !

  7. BOUTFIL le 30 juin 2016 à 22 h 25 min

    je te sent en rogne là….tu as raison, d’ailleurs, depuis quand marque-t-on son âge sur les bulletins de vote ? je trouve ces pseudos intellectuels foireux , où sont la corde et le gibet ?

    • marc le 30 juin 2016 à 22 h 44 min

      Oui ma belle,

      je suis vraiment en colère, parce que j’en ai plus qu’assez de me taper depuis plusieurs jours articles, éditos, vidéos, débats, et jusqu’à des papiers de blogues pourtant foncièrement amis :-( relayant de telles arguties, anti-pauvres, anti-vieux, qui piétinent le suffrage et l’expression d’un peuple souverain, peuple pas toujours ami de la France certes, mais qui a prouvé de tout temps son indépendance, son esprit démocratique et son patriotisme, sous le prétexte irrecevable que le verdict des urnes ne va pas dans le sens souhaité par l’oligarchie européiste.

      Les pauvres et les vieux vous disent m… messieurs les ploutocrates, en attendant, si vous continuez à nous traiter comme des sous-hommes tout juste bons à accepter sans broncher vos desiderata mondialisateurs, à nous marcher sur la tête, de vous couper les vôtres un jour prochain, jour que j’appelle pour ma part de plus en plus clairement de mes voeux. Marre ! Non mais sans blague, ça suffat comme ci !

      Bises

      • PR CALGUÈS le 4 juillet 2016 à 13 h 40 min

        L’abomination de la désolation étant d’être vieux, pauvre et souchien !

        • marc le 4 juillet 2016 à 13 h 50 min

          Quelle horreur ! La lie de la terre, le chaînon manqué entre l’homme et l’animal… j’en ai la nausée, tiens !

          Amitiés :-)

    • corto74 (@corto74) le 30 juin 2016 à 23 h 08 min

      @Boutfil: c’est vrai qu il a l’air en rogne ! Si en plus, y en a pour interdire de voter aux jeunes et aux trop vieux, ça va pas le faire ! Oui, ce monde devient vraiment immonde… surtout si tout un chacun se radicalise.

      • Carine le 6 juillet 2016 à 10 h 15 min

        Il va bien falloir se radicaliser un jour, Corto. Et un jour prochain, si possible.
        Sinon, on peut toujours continuer comme ça, ad vitam aeternam.

        Dans ce cas, taisons-nous alors, laissons-nous maraver, prenons-en plein la tête, remercions et allons biner nos betteraves.

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