Politique Monde

Brexit : Messieurs les Anglais, tirez-vous les premiers !

22 juin 20161
Brexit : Messieurs les Anglais, tirez-vous les premiers ! 4.94/5 62 votes

Après des mois de campagne enflammée voire radicale, durant lesquels tous les coups ou presque auront été permis (nous le verrons plus bas), demain, jeudi 23 juin 2016, aura donc finalement bien lieu le scrutin pour ce fameux Brexit, ce référendum pour le maintien ou la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, dont pourrait bien dépendre l’avenir identitaire, politique et économique de notre continent.

Une consultation du peuple britannique supposé souverain (comme son homologue français, et ne riez pas trop fort s’il vous plaît, vous qui n’avez pas encore digéré la forfaiture sarkozienne ayant renvoyé aux poubelles de l’histoire démocratique française le résultat pourtant on ne peut plus clair du référendum de 2005 sur la Constitution Européenne !) promis en janvier 2013 et dans un « moment de faiblesse démocratique », ou plus exactement de promesses électorales destinées à rallier les électeurs du UKIP de Nigel Farage et durant la campagne pour sa réélection par James Cameron, l’actuel occupant du 10 Downing Street.

Jouissant pourtant d’un statut particulier bien plus favorable que les autres membres de l’UE (sur un plan financier comme législatif), pas embarqués dans l’Euro, ce Titanic de la monnaie unique destructeur des économies nationales au seul bénéfice de la « Teutonnie » de Tatie Merkel, restés sagement à l’extérieur de l’Espace Schengen et pour grande partie protégés de la déferlante migratoire qui s’est déversée sur le continent ces derniers mois par leur statut insulaire, nos « meilleurs ennemis » britanniques n’ont pourtant cessé depuis quelques années de développer un sentiment de plus en plus affirmé de méfiance, puis de défiance voire carrément de rejet de la technostructure européenne.

La prétention de plus en plus dictatoriale des oligarques non élus du Léviathan bruxellois à décider de tout et de rien en ce qui concerne la vie des peuples et la législation des états, depuis la politique étrangère jusqu’aux acquis sociaux en passant par les semences agricoles, la taille des boîtes de sardines à l’huile ou la granulométrie du papier de verre utilisé pour la fabrication des limes à ongles… la déflagration, les conséquences délétères sur le continent de la crise mondiale de 2008 (très loin d’ailleurs d’être arrivée à son terme) entraînant des pays entiers dans la ruine, la récession économique et dans une régression sociale implacable et aveugle imposée sous prétexte de « rigueur budgétaire » par la Commission européenne (le cas grec en étant le plus tragique exemple)… désormais les vagues incessantes de ces centaines de milliers, de ces près de deux millions de « migrants » (peut-être en réalité déjà plus, et en attendant la suite), instrumentalisant le chaos qui sévit au Moyen-Orient ou en Libye (par la faute de qui ?) pour envahir avec la complicité remarquable du gouvernement allemand et de ses vassaux de l’UE (parmi lesquels notre pauvre pays, et encore plus spectaculairement depuis l’accession à l’Elysée de Mimolette 1er) au seul bénéfice d’un patronat germanique grand consommateur de lumpen prolétariat… tout cela n’y étant évidemment pas pour rien, surtout aux yeux d’un peuple britannique n’ayant plus, depuis des siècles, à faire la preuve de son exigence en matière de singularité et d’indépendance.

Durant la campagne référendaire du Brexit qui s’achève enfin ce soir, rien ne fut épargné aux citoyens de la Perfide Albion pour tenter de les amener, de les convaincre, plus encore en vérité de les forcer à choisir le camp du « bien » contre celui du « mal »,  à privilégier la « raison raisonnable » plutôt que la « folie suicidaire », à opter pour la « lumière européiste » au détriment des « ténèbres souverainistes ». Barak Obama, John Kerry, Jean-Claude Junker, Donald Tusk, Angela Merkel, François Hollande, le FMI, la BCE, j’en passe et des meilleurs pires (jusqu’au dérisoire Emmanuel Macron !) ont sermonné, mis en garde puis carrément menacé les British au cas où ces derniers décideraient finalement de continuer leur chemin en nation libre et souveraine, en dehors des clous de la bienpensance mondialisante, ultralibérale et de plus en plus ouvertement totalitaire imposée par l’Union Européenne : « récession » et  « ruine » économiques, « isolement politique »,  « sortie de l’histoire », « fin de la civilisation occidentale » (si, si ! dixit Donald Tusk, Président du Conseil Européen)… ne manquaient plus que les tremblements de terre, le tsunami, la pluie de sauterelles ou les rivières de sang !

Mais toutes ces admonestations, ces prévisions cataclysmiques ou ces menaces plus pathétiques que ridicules, toute cette « hystérisation » du débat par les tenants politico-artistico-médiatiques du maintien du Royaume-Uni dans l’UE, « hystérisation » ayant bien plus à voir avec une croyance religieuse de tout temps dogmatique devenue désormais totalement fanatique qu’avec un argumentaire géopolitique et économique rationnel et rigoureux, n’avaient pas jusqu’à ces derniers jours empêché les partisans du Brexit de prendre peu à peu l’avantage, pour carrément caracoler il y a une semaine en tête dans les sondages, jusqu’à atteindre un impressionnant 55% de « oui » pour la sortie de l’UE… un chiffre rappelant bien évidemment le résultat du référendum français de 2005, dernier grand traumatisme démocratique imposé par les peuples d’Europe à la technostructure européenne.

Alors, on le sait, et comme lors d’une autre consultation européenne capitale, un assassinat politique aussi troublant qu’« opportun » est intervenu à quelques jours à peine du scrutin britannique…

En 2003, Anna Lindh, femme politique suédoise de 46 ans, était assassinée à trois jours du référendum national sur l’entrée de son pays dans l’Eurozone (c’est-à-dire pour ou contre l’adoption de l’Euro) par un « adversaire politique extrémiste ». Au moment de ce meurtre, tous les sondages d’opinions donnaient le « non » nettement en tête. Surfant sur l’émotion légitime née de l’assassinat d’Anna Lindh, la classe politique et les médias suédois européistes instrumentalisèrent le drame pour tenter in extremis de faire bouger les lignes électorales : les derniers sondages avant le scrutin donnant alors fort opportunément – et en un renversement de tendance spectaculaire – le « oui » gagnant. Mais l’obscène manipulation médiatique fit finalement pschitt, et le « non » l’emporta bien comme initialement prévu. On apprendra… après le vote (la bonne blague !) que le meurtrier était en réalité un déséquilibré motivé par la haine des politiciens en général.

En 2016 donc, c’est la députée travailliste Jo Cox, fortement impliquée dans la campagne pour le maintien dans l’UE, qui a été assassinée le 16 juin à Leeds par un certain Thomas Mair, immédiatement présenté comme un individu d’« extrême droite ». Comme en 2003 en Suède, ce drame a aussitôt été récupéré sans vergogne et instrumentalisé avec une indécence rare par les partisans de l’Union Européenne, au Royaume-Uni comme dans le reste de l’UE. Un hommage à Jo Cox a même été rendu au Parlement européen le 17 juin dans la salle… « Anna Lindh » du bâtiment Robert Schuman. Cela ne s’invente pas…

Comme en 2003 en Suède encore une fois, les sondages d’opinions ont aussitôt affiché un renversement spectaculaire de tendance, annonçant au « mieux » une victoire du maintien, au « pire » une égalité presque parfaite du pour et du contre.

Il ne reste plus qu’à espérer que ces troublantes pour ne pas dire obscènes similitudes concernant deux assassinats présentés comme politiques (bien que dans cette hypothèse totalement contreproductifs : cherchez à qui profite le crime ?) seront suivies d’une autre équivalence : l’inefficacité de la manœuvre, pour ne pas écrire la manipulation qu’ils ont générées, et la confirmation de la volonté souveraine du peuple britannique de quitter le « Radeau des médusés » que constitue désormais la tour de Babel européenne !

« Jamais dans l’histoire des conflits tant de gens n’ont dû autant à si peu » avait dit Winston Churchill le 20 août 1940 et en référence aux pilotes de la RAF qui luttaient contre la Luftwaffe en pleine bataille d’Angleterre… Jamais dans l’histoire de la dictature européiste en marche, tant de gens, tant de peuples, pourraient cette fois devoir « autant à si peu » pour retrouver enfin le chemin de la démocratie et de la liberté des nations européennes souveraines.

Alors s’il vous plaît, demain, messieurs les Anglais… tirez-vous les premiers !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

EmailPrintFriendlyBookmark/FavoritesFacebookShare

Mots clés : , , , , , , , , , , , , , , ,

16 Responses to Brexit : Messieurs les Anglais, tirez-vous les premiers !

  1. Lebuchard courroucé le 3 juillet 2016 à 2 h 55 min

    Ah ben bravo !!!!!
    Et moi, pas de raiponce !!…. avec une aussi jolie héroïne, ça devrait le faire !!..

    • marc le 4 juillet 2016 à 13 h 36 min

      Pourquoi ce courroux(coucoucouPaloma) mon cher Lebuchard ? Aurais-je loupé un épisode… Et pour ce qui est de la « Raiponce »… ce pourrait être la petite Marion MLP, si j’en crois votre dernier papier « Cordicopolien », non ? Pourvu que personne ne lui coupe ses blonds cheveux, que la magie continue à opérer !

      amitiés nauséabondes (of course !)

  2. Paul-Emic le 27 juin 2016 à 8 h 59 min

    nos analyses sont similaires, par contre je me pose de plus en plus de questions sur le réel « après ». Les Anglais « pro » me semblent tergiverser comme si leur créature leur échappait.

    • marc le 4 juillet 2016 à 14 h 15 min

      Paul-Emic

      c’est une possibilité en effet… mais le flottement actuel me semble inévitable, les changements innombrables que la sortie de l’UE implique nécessite de prendre son temps pour que tout cela se passe au mieux. Mais je ne crois pas que les Britanniques, »inventeurs » de la démocratie moderne, accepteraient la forfaiture (qu’appellent certains) qui consisterait à jeter le résultat du Brexit aux poubelles de l’histoire, comme l’a fait, en France, Nicolas Sarkozy.

      Wait and see…

      Amitiés

  3. Lebuchard courroucé le 27 juin 2016 à 0 h 17 min

    Bon, en ce qui me concerne, j’ai décerné « five poyentsss » à ce billet prémonitoire.
    Bien d’accord avec tout ce qui est écrit, notamment sur l’enjeu identitaire plus que celui des marchés, et très bonnes remarques concernant le malheureux assassinat de la député Jo Cox qui militait pour que l’on se prenne bien le cock européen là où je pense….
    J’ai toujours trouvé surprenant et magique ces personnages d’estrêmeuh drouaaaate quyi sortent du chapeau pour menacer ce système démocratique si noble et non corrompu…
    « La prétention de plus en plus dictatoriale des oligarques non élus du Léviathan bruxellois » : excellemment tourné ! Voilà, un véritable Léviathan d’une grande puissance mais avec son talon d’Achille intrinsèque : la démocratie…
    Amitiés

    • marc le 4 juillet 2016 à 14 h 16 min

      Nous sommes d’accord, j’en étais sûr :-)

      Notre seul sujet de désaccord reste donc la tauromachie (tu te souviens ?) :-)

      Amitiés

  4. Bluebair le 24 juin 2016 à 15 h 02 min
    • marc le 26 juin 2016 à 2 h 20 min

      Merci Bluebair !

      Immédiatement relayé sur La Plume !

      Bises

  5. carine le 23 juin 2016 à 11 h 11 min

    Cet attentat contre la députée pro-UE pue tellement que je ne vois pas comment on peut nier la manipulation et l’attribuer à la fameuse extrême-droite, qu’il faudrait quand même cesser de réduire ad « itlairhum ».

    Si on veut réfléchir à ce qui nous tue, il faudrait un jour réfléchir jusqu’au bout, ne pas s’arrêter à mi-course. Ce processus de réflexion est lent et irréversible. Après, on peut toujours l’éviter en regardant à côté. C’est la solution la mieux partagée au monde. Je ne parle pas de toi, Marc… Enfin si, un peu quand même. Mais sans doute vaut-il mieux rester à mi-course, tu as assez d’embêtements comme ça.

    Et la mort sociale et amicale n’est pas facile…

    Bises

    • marc le 23 juin 2016 à 15 h 01 min

      Salut la Mouette !

      A part pour ce qui concerne l’Ukraine, sur laquelle nous ne sommes effectivement pas d’accord, je ne vois pas trop dans quel domaine tu trouves que je « regarde de côté » ? Il me semble, sans vouloir m’envoyer des fleurs, que je cherche justement toujours à évaluer le plus honnêtement possible les sujets que je traite avant de lâcher les chevaux de ma (juste ?) colère et de dérouler mes sarcasmes vengeurs…

      Je n’ai donc pas vraiment le sentiment de rester à « mi-course »… :-(

      Bises et garde le moral : je n’ai pas eu le temps de répondre à ton courriel sur le rendez-vous de blogueurs car tu m’as précisé que tu t’étais expliquée avec notre hôte et que l’« incident » était clos, mais j’avais évidemment l’intention de le faire. Sache que malgré ta « maïdanmania », qui m’interroge toujours autant, c’est toujours un plaisir de te voir !

      En toute amitié nauséabonde :-)

      Bises aussi, bien entendu !

  6. trechelaplaine le 23 juin 2016 à 8 h 09 min

    Les manipulations politiques, mêmes tragiques, ne sont pas une fiction : Ouvéa en 1988 à quelques jours de la présidentielle (4 gendarmes assassinés) ; affaire du cimetière de Carpentras en 1990, qui a permis au cheminot communiste Gayssot de pondre en deux mois une loi éponyme visant à bâillonner les Français.

    Et bien d’autres encore….

    Aujourd’hui, c’est au tour du directeur de la DGSI qui anticipe et cherche à neutraliser toute velléité d’auto-défense en désignant le futur coupable d’une, selon lui, probable guerre civile! l’islamisme ? Ben non ma bonne dame, vous n’y pensez pas ! « Paix et amour », auriez-vous déjà oublié ? Ce sera donc l’extrême droite, (comprendre, les Français dits « de souche ») encore elle, toujours elle, qui passera à l’action sous prétexte de s’auto-défendre! Mais Calvar se veut rassurant en nous apprenant que les coupables pré-désignés sont déjà sous bonne surveillance……. Après le bâillon, ce sera donc les menottes !

    Quant aux Grands-Bretons, une chose est certaine,leur salut, comme le nôtre, ne passe pas par l’Union européenne.

    PS: très bon article et excellent titre !

    • marc le 23 juin 2016 à 15 h 06 min

      Merci mon cher trechelaplaine !

      Comme toujours, votre commentaire est frappé au coin du bon sens ! Et… en effet, les déclarations du directeur de la DGSI sont très préoccupantes, et laisse planer bien des menaces pour l’avenir… la police de la pensée et de la parole sont déjà prégnantes, cela risque de devenir très vite insupportable !

      Amitiés et merci de votre fidélité

  7. corto74 (@corto74) le 22 juin 2016 à 23 h 15 min

    Et d une, je ne crois pas un instant au Brexit, ce sera, allez, 53% pour le in et 47 pour le out, ce qui en soi n est pas très glorieux.
    Et de deux, le gars qui a zigouillé Cox se revendiquait d’extrême droite et anti-Brexit  » Great Britain first « . Que cet attentat ait été récupéré, oui, c’est le jeu. sans vergogne ? Avec une indecence rare ? Non, pas d’accord d’après ce que j ai vu et entendu.
    Et de trois, se fier aux sondages des instituts anglais relève de la pure folie
    Et de 4, les anglais ont toujours tiré les premiers, pas toujours avec succès, dès qu il s agiisait de defendre leurs propres intérêts

    Auntant de point qui vaudront à ton billet une seule étoile. Voilà !
    et bises quand même

    • marc le 23 juin 2016 à 1 h 44 min

      Et d’une, je n’ai pas écrit que le Brexit allait voir les British sortir effectivement de l’UE, même si je l’espère grandement. Mais nous en saurons plus dans quelques heures : je ne suis pas comme toi doué d’une pré-science surnaturelle (comment diable arrives-tu à tes 53-47 % – même s’ils pourraient tout à fait au final s’avérer exacts – alors que tu balaies d’un revers de main les sondages UK ?). La question principale que m’inspire la situation et son traitement étant selon moi de savoir si un matraquage médiatique invraisemblable (comme en 2005 en France), des menaces venues de toute l’Europe et violant de façon aveuglante la souveraineté la plus élémentaire des affaires intérieures d’un état (je serais curieux de voir ta réaction si toute l’Europe déclarait, menaces à l’appui, qu’il ne fallait par exemple surtout pas et sous peine de sanctions voter Sarko en 2017… rien que pour rigoler, tiens !)… marche une fois de plus, ou pas. that is the question, comme dirait l’autre…

      Et de deux, le mouvement Britain First est un mouvement ouvertement néo nazi (une simple recherche internet permet de trouver des photos de l’un ou l’autre de ses membres faisant le salut hitlérien), mais évidemment, le qualifier d’« extrême droite », terme fourre-tout qui dit tout et surtout n’importe quoi, d’un politiquement correct à semelles de plomb, alors que tu sais très bien que le nazisme ou le fascisme étaient issus du socialisme et non de la véritable « extrême droite » (qui fut d’ailleurs la première à rejoindre De Gaulle à Londres) mais permettant – bien entendu ! – d’impliquer au passage dans l’inconscient collectif qui nous savons ici en France puisque c’est ainsi que les politiques et les médias du système définissent encore et toujours (malgré ses constantes protestations) le FN… il n’y a pas de raison de s’en priver ! Cela ne te gêne pas ? Apparemment non. Et bien moi si, parce que je déteste la duplicité politique et la malhonnêteté intellectuelle. « C’est le jeu » (sic) ??? Ce n’est pas la première fois que tu emploies ce terme. Pour ma part, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un « jeu ». Merci de me l’apprendre ! « sans vergogne ? Avec une indécence rare ? Non, pas d’accord d’après ce que j ai vu et entendu »… Tu as vu et entendu ce que tu avais envie de voir et d’entendre. Si tu considères que déclarer comme l’ont fait nombre de médias ou de responsables partisans du « remain » que les partisans du Brexit portaient la responsabilité du drame pour avoir mené une campagne violente et haineuse n’est pas dégueulasse, c’est ton affaire. Quant à ce « jeu » de récupération obscène à grand renfort de cadavre qu’on instrumentalise sans vergogne et que tu affirmes donc être somme toute normal… je ne me souviens pas vraiment avoir lu ce genre d’accommodement bienveillant dans tes papiers de l’époque quand, instrumentalisant en 2015 jusqu’à l’ignominie les victimes des attentats de Charlie Hebdo ou les appels à l’unité nationale dans la « guerre contre le terrorisme », François Hollande avait réussi – c’est le jeu ? – à reprendre près de 20% dans les sondages… ce deux poids-deux mesures, selon qu’on manipule dans un sens qui t’indiffère, qui t’agrée ou qui te choque, me navre profondément.

      Et de trois, pourquoi se fier aux sondages des instituts anglais relève-t-il de la « pure folie » ? Et encore une fois, sur quels oracles mystérieux bases-tu alors tes propres pronostics ? Une petite explication serait la bienvenue !

      Et de quatre… « les anglais ont toujours tiré les premiers, etc. ». Où est donc la contradiction avec mon article ? Et qu’y a-t-il de choquant au fait que les Anglais aient à coeur de défendre leurs « propres intérêts » ? Personnellement, j’aimerais beaucoup que les Français défendent les leurs… pas toi ?

      Autant de points qui vaudront à ton commentaire lapidaire et à ton vote de 1/5 un brin mesquin et pas vraiment amical, dont la réelle motivation ne m’a naturellement pas échappé (on ne touche pas à Pinocchio !), une seule étoile. Voilà ! Et bises quand même…

      • Bluebair le 23 juin 2016 à 7 h 12 min

        Le sieur Corto est aussi malhonnête que son idole. Bravo la Plume, faisons le ménage, ca suffa comme ci ! La bise est en trop, je trouve, mais c’est comme vous voulez.

      • corto74 (@corto74) le 23 juin 2016 à 9 h 42 min

        Ola, tout doux mon ami ! si on ne peut plus plaisanter ça va pas aller !

        le seul point auquel je tiens concerne les sondages anglais. Quand je dis  » pure folie  » c’est que les expériences récentes montrent qu ils se sont plantés dans les grandes largeurs ( élection de Saddiq Kahn ou referendum écossais, par exemple ). Quant à mon 53/47, il est tout ce qu il y a de plus pifométrique.
        Bisous ma caille !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*