Politique France

« L’autiste et les cloportes », une (pathétique) fable de La Fillontaine

3 mars 20171
« L’autiste et les cloportes », une (pathétique) fable de La Fillontaine 4.96/5 45 votes

Nous vivons décidément un début de campagne présidentielle 2017 proprement inouï…et malheureusement pas, vous l’aurez immédiatement compris, dans le sens positif que peut parfois recéler cet adjectif. De mémoire de l’électeur (qui commence à faire date) ou du spectateur  (assidu et « rétrospectif ») de l’histoire politique de la Cinquième République que je suis, je n’ai pas souvenir d’avoir jamais eu à contempler un tel « spectacle ». « jusqu’où s’arrêteront-ils ? » avait dit en son temps Coluche… je ne le sais ni, et que Dieu « déni », si j’ose dire !

Tout lecteur assidu de La Plume sait ce que l’auteur de ces lignes a pensé dès l’origine des révélations d’emplois (très clairement) fictifs publiées il y a quelques semaines à peine par Le Canard Enchaîné. Ceux qui, découvrant ce site ou ayant loupé les épisodes précédents voudront à ce sujet en savoir plus, pourront se référer aux deux papiers « plumesques » ayant déjà traité du Pénélopegate et de ses premières conséquences morales ou électorales : François Fillon pris les mains dans le pot de confiture de Pénélope (26 janvier) et François, Pénélope et les cocus magnifiques de La Villette (30 janvier).

Depuis ces deux articles initiaux, je n’étais plus revenu sur cette tragi-comédie politique… parce que François Fillon n’a jamais été mon candidat à la présidentielle… parce que, de bravades ridicules et pincées en dénégations maladroites, scandalisé d’être confronté à la forte désapprobation populaire que ses pratiques avaient justement provoquées, le culot du candidat sarthois, proprement himalayen à défaut d’être élyséen, pédalant lamentablement dans son pot de rillettes népotiques, me courrait tout autant sur le haricot que sur la conscience citoyenne… parce que, fort sévère sur le fond mais pour autant parfaitement lucide sur la forme, j’avais totalement conscience (cette blague !) que la sortie, quelques semaines à peine avant le premier tour de scrutin, de cette casserole électorale (casserole de mauvaise soupe politicarde nettement moins fictive que l’« emploi » pénélopien qui en composait l’ingrédient principal) était un coup tordu du pouvoir moribond encore en place pour tenter de plomber la campagne d’un candidat « de la droite et du centre » faisant figure, quelques heures encore avant la déflagration canardière, de grandissime favori, pour ne pas dire d’incontournable vainqueur de la prochaine élection présidentielle… parce que, enfin, n’ayant ni le goût du sang (fût-il politique), ni encore moins celui du lynchage médiatique, je me refusais à baver plus avant avec la meute, à mordre l’homme à terre, sans doute déjà mort politiquement et électoralement depuis des semaines, tout en faisant mine de croire que l’essentiel de ceux qui condamnaient la main sur le cœur ses traficotages financiers familiaux, qu’ils soient politiques ou journalistes étaient – eux – vierges de tout reproche en matière de magouilles oligarchiques de même nature ou plus exactement de mêmes espèces (c’est à dire sonnantes et trébuchantes).

Si je reprends la plume aujourd’hui, c’est que l’amplification du massacre fillonesque, l’accélération et l’instrumentalisation sidérantes de la procédure judiciaire, les lâchages politiques en plein naufrage électoral et, pour finir, la tentative de putsch juppéiste désormais très clairement à l’œuvre, méritent quelques commentaires.

La « droite » française passée à la centrifugeuse juridico-médiatique

De tout temps, les peaux de bananes, les boules puantes, les révélations savamment orchestrées ont fait partie de la vie politique française. Vraies ou fausses, véritablement scandaleuses ou simplement pathétiques (voire dérisoires), ces « casseroles » politiques furent nombreuses (et cela durant la seule Cinquième République pour faire court) à monopoliser les colonnes des journaux. Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir par exemple de l’« attentat » de l’Observatoire, de l’affaire Markovitch, des diamants de Bokassa ou de l’affaire Bygmalion, j’en passe et des plus glauques. Si elles réussirent parfois à les affaiblir plus ou moins durablement, elles ne parvinrent jamais à complètement « tuer » ceux qu’elles prenaient pour cible. Si ce n’est, et malheureusement dans le sens premier du verbe, lors du tragique épisode Bérégovoy…

Pour la première fois, et même si l’histoire n’est pas encore définitivement écrite, il semble désormais qu’une révélation de turpitudes politiciennes, fort judicieusement dévoilées au « moment où ça fait le plus mal », va pleinement atteindre son but… faire définitivement exploser en vol la carrière d’un homme politique de premier plan, et pas n’importe lequel : celui qui, on l’a dit plus haut, faisait jusque là et aux yeux de tous figure de vainqueur incontournable lors de la prochaine campagne présidentielle, l’élection majeure du calendrier politique français. Le choc est donc considérable.

De la justice qui classe à la justice de crasses…

L’instrumentalisation de l’action judiciaire à des fins très clairement politiciennes est, elle, un élément de la vie politico-médiatique nettement plus récent…

Pendant des décennies, l’appareil judiciaire français, fort peu enclin à mordre la main qui le nourrit et dispense plus ou moins ouvertement les nominations, décide des plans de carrière et recycle à l’occasion les magistrats qui choisissent d’entrer en politique (Eva Joly,  Jean-Paul Garraud, Georges Fenech, Eric de Montgolfier, etc.), a été d’une mansuétude touchante à l’égard des turpitudes ou des « accommodements déraisonnables » de nos hommes politiques, notamment des plus éminents d’entre eux. Il suffit de se rappeler des faits plus ou moins scandaleux qu’on a pu reprocher en leur temps à deux de nos derniers « vrais » Présidents, François Mitterrand et Jacques Chirac, que cela soit pour l’un « pendant » ou pour l’autre « avant » leurs mandats élyséens, puis de mettre en parallèle les « sanctions » judiciaires qui furent (ou, bien plus encore, ne furent pas) les leurs, comparées à celles parfois imposées à des politiciens de seconde zone, pour se convaincre que, fort longtemps en matière de justice et de politique, et comme le disait Jean de La Fontaine dans Les animaux malades de la peste : « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Mais il faut bien constater que cette mansuétude judiciaire initiale s’est au cours des dernières années, et tout particulièrement sous le quinquennat de notre actuelle part de flan élyséenne, transformée spectaculairement en un outil de persécution administrative, en une arme de destruction massive idéologique et politicienne n’ayant plus grand-chose à voir avec la noble notion de « justice ».

Les fillonistes restés jusqu’à aujourd’hui fidèles à leur champion et qui découvrent avec stupeur et écœurement les conséquences délétères de cette instrumentalisation de l’appareil judiciaire par le pouvoir aujourd’hui socialiste, feraient bien au passage de se rappeler qu’un autre parti politique, lui aussi classé « à droite » et même à l’« extrême-droite » (malgré son continuel refus d’être ainsi catalogué par la médiacrature) a été – bien avant Nicolas Sarkozy ou François Fillon – et depuis des années (y compris donc sous des gouvernements de « droite ») l’objet d’une constante persécution judiciaire : le Front National bien-sûr, qu’il soit hier celui de Jean-Marie ou aujourd’hui de Marine Le Pen. D’ailleurs au cours des seuls derniers jours, le « menhir » de La Trinité-sur-Mer a été condamné deux fois à des dizaines de milliers d’euros d’amende pour simple « délit de liberté d’opinion », tandis que sa fille, présidente du premier parti politique de France, candidate comme François Fillon à la Présidence de la République et en tête de tous les sondages d’opinion a été, totalement illégalement parce que protégée de fait par la loi durant son mandat via son immunité parlementaire, convoquée par la police (et à l’instant où j’écris ces lignes par les juges) dans l’« affaire des faux emplois fictifs de l’UE » (tandis que son assistante était elle carrément mise en garde à vue, puis mise en examen), et vient de voir cette même immunité parlementaire levée pour les délirantes accusations de « diffusion d’images violentes » et d’« apologie du terrorisme », faisant suite à sa réponse via Twitter et en images au scandaleux amalgame entre FN et Djihadisme proféré par Jean-Jacques Bourdin et Gillles Kepel sur l’antenne de RMC.

Oui, les sympathisants ou futurs électeurs restés fidèles au candidat issu des « primaires de la droite et du centre » seraient plus à même de mériter mon indulgence, voir mon empathie face aux persécutions judiciaires (réelles) qui s’abattent sur leur poulain, s’ils s’étaient scandalisés aussi hier, protestaient également aujourd’hui contre celles qui n’ont cessé de pourrir la vie politique, de diaboliser les positionnements souverainistes du Front National, depuis plus de vingt ans.

L’instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes aujourd’hui à l’œuvre est une honte ? L’acharnement des juges roses, rouges ou écarlates du Syndicat de la Magistrature (et d’ailleurs) à prétendre dire, à imposer même le « bien » et le « mal », le permis et l’interdit, à grands renforts de « mur des cons », de procès et de condamnations iniques pour délit d’opinion non conforme (JMLP, Dieudonné, Alain Soral, Eric Zemmour, etc.), et jusqu’à participer à une manifestation outrageusement « anti-flics » suite à l’« affaire Théo », est insupportable ? L’intrusion d’un tribunal médiatico-judiciaire…ou judiciaro-médiatique, on ne sait plus trop, en pleine campagne présidentielle est un scandale qui va inévitablement fausser l’élection ? Certes ! Mais on eût aimé voir tous ceux qui se révoltent aujourd’hui, par intérêt électoral particulier, le faire et bien plus tôt, au nom des seuls principes et de la plus élémentaire démocratie, alors que les foudres judiciaires s’abattaient sur d’autres cibles, il est vrai bien bien plus habituelles, et même consensuelles pour tous nos ploutocrates de « droite » ou de « gauche », qui pantouflent si confortablement dans les sphères autoproclamées « républicaines » du politiquement correct UMPS !

L’autiste…

Depuis le début du Pénélopegate, François Fillon a décidé de nier les faits qui lui sont reprochés en dépit de toutes les évidences, en dépit même des déclarations maintes fois réitérées et fort éclairantes de sa propre femme, quant à sa non implication dans la carrière politique de son mari. Une Pénélope Fillon probablement honnête et fort peu apte à la langue de bois, au mensonge (c’est sans doute pourquoi elle est depuis le début de l’affaire interdite de parole pour assurer par elle-même sa défense ?) et qui a d’ailleurs peut-être été salariée par son homme « à l’insu de son plein gré », puisqu’elle a carrément déclaré lors de son audition au PNF… ne plus se rappeler avoir signé son contrat de travail !

Reconnaître sa faute, rembourser cet argent indûment perçu lui aurait pourtant – peut-être ? – permis de sauver les meubles électoraux, en arguant du fait (réel) qu’il est loin d’être le seul à avoir usé de tels accommodements avec l’éthique. Nombre de ses électeurs potentiels auraient sans doute accepté de le suivre sur ce chemin douloureux de la repentance (mais certainement pas votre serviteur, qui pense que, oui, monsieur Fillon : « pour être Président de la République, il faut être irréprochable »)… il a décidé de nier, de rester « droit dans sa crotte », comme je l’avais écrit précédemment… il en paie et continuera jusqu’au bout à en payer le prix, dont je veux bien reconnaître qu’il est terrible pour l’homme, pour sa femme et plus encore pour ceux qui voulaient de bonne foi lui apporter leurs suffrages. Il va être la victime inédite à ce niveau d’enjeu politique d’une justice totalement instrumentalisée par un pouvoir aux abois qui est prêt à tout pour tenter de sauver sa peau. Mais encore une fois, sans ignorer la crapulerie gouvernementale qui a orchestré toute cette affaire… à qui la faute initiale ?

… et les cloportes

Aujourd’hui, la messe électorale, version requiem, est sans doute dite. Les médias ne lâcheront plus l’affaire, et Fillon condamné avant d’avoir été jugé, ne pourra ni être élu, ni gouverner le pays (quand bien même il franchirait par miracle l’obstacle de l’élection présidentielle)…

Du coup, affolés par la tournure des évènements, tétanisés à l’idée de voir leurs « immanquables » mandats de députés de juin mis en péril par le scrutin d’avril, les rats, les ratés, les raplaplas et les rapiats quittent le navire fillonesque. Depuis quelques heures, ont fait défection : Le Maire, Apparu, Boutin, Fenech, Morano, Lagarde, Solère, Lellouche, Darmanin… demain inévitablement NKM puis Juppé. C’est le sauve qui peut général pour… le chauve qui peut, général !

Alain Juppé, le crâne en peau de fesse bordelais qui joue officiellement les vieux sages ne participant pas au lynchage de l’homme à terre, lâche désormais ses sbires, qui démarchent outrageusement les élus en vue d’obtenir les parrainages pour une candidature de secours. Petits exemples des phrases entendues par des élus locaux lors des démarchages téléphoniques des animateurs du « Jupéthon » de la dernière chance lancé aujourd’hui :

« Oui, allô ? Je suis du cabinet d’Alain Juppé. Nous voulions savoir si vous étiez toujours prêt à le soutenir pour la présidentielle ».

« Il est apparu évident que François Fillon nous mène droit dans le mur, son incapacité à parler de son programme, le fait qu’il se contredise tout le temps démontre qu’il ne peut plus être notre candidat. Il nous faut un nouveau candidat car il est impensable de laisser Marine Le Pen gagner cette présidentielle ! »

« Soit vous retardez le plus possible l’envoi de votre parrainage à François Fillon, soit vous parrainez Alain Juppé et vous le faites savoir ».

« ll n’est pas trop tard, les équipes sont toujours mobilisées, par exemple les Jeunes avec Juppé n’ont pas été dissous, dès demain on peut se remettre au travail ».

La grande classe… avec des « amis » de cette nature, François Fillon n’a pas besoin d’ennemis, ni même d’adversaires…

Sic transit gloria mundi,  hominem te esse et memento morri (1)… et je ne vous dis pas dans quel état ça met les valises ! Je l’ai  sans doute déjà trop écrit, mais comment, une fois de plus, y couper : on vit une époque fort minable !

 

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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1) « Ainsi passe la gloire du monde », « Toi aussi tu n’es qu’un homme », « Rappelle-toi que tu mourras ».

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16 Responses to « L’autiste et les cloportes », une (pathétique) fable de La Fillontaine

  1. eric le 14 mars 2017 à 9 h 32 min

    Dès le début de cette affaire Fillon, je fulmine devant cet autisme justement, et pas seulement celui du principal intéressée. Celui de la blogosphère n’a rien à envier au premier, loin s’en faut.
    S’indigner (et à juste titre) à longueur de billets tous plus virulents les uns que les autres sur les stigmates d’un système républicain entaché d’oligarchie, de clientélisme et de passes-droits monarchique, et dans le même temps pousser des hurlements étranglés contre ceux qui dénoncent ces mêmes turpitudes quand elles touchent leur champion, est un comportement d’une hypocrisie achevé.
    Cette campagne affligeante aura au moins un seul mérite, et ce, quelle que soit sa finalité. Elle aura mis en lumière, et surtout « officialisé » l’exaspération de tout un peuple qui n’en peut plus de ces méthodes politiciennes qui piétinent sa dignité.
    Nous assistons à un retournement d’opinion. Celui d’un citoyen qui laisse peu á peu de coté ses orientations politiques pour exiger de ses élus l’exemplarité qu’ils exigent de lui dans sa vie de tous les jours.
    J’ai essayé de le dire, avec moins de talent que vous, chez moi: http://zone-critique.blogspot.com.es/2017/02/le-terminus-des-pretentieux.html

    Bravo pour ce billet.
    Amitiés.

  2. Carine le 8 mars 2017 à 0 h 36 min

    C’est cela qui m’énerve le plus chez les filloneux, leur incapacité à élargir leur dénonciation des attaques contre MLP en même temps que celles contre Fillon.
    Je ne parle pas du bien-fondé de ces attaques. Pour moi, les assistants parlementaires devraient être des fonctionnaires assermentés mis à disposition des élus. Des secrétaires quoi, des qui font du traitement de texte pour imprimer les interventions et discours qui devraient, eux, être l’oeuvre exclusive de l’élu.

    Si un bonhomme n’est pas capable de penser une intervention, il ne devrait pas briguer le poste, c’est tout.

    Des assermentés doivent pouvoir retranscrire fidèlement ce que lui dicte l’élu. Sinon, il fait autre chose.
    Pas besoin que les élus embauchent des proches, ni même des sympathisants.
    Seule restriction : bien veiller à ce que le secrétaire assermenté n’ait pas de carte de presse…

    Ah si j’étais présidente…
    J’ai quelques idées de réformes et de décrets qui font de la peine ^^.
    Bises Marc.

    • marc le 8 mars 2017 à 10 h 15 min

      « Ah si j’étais présidente »… je te connais ma mouette, en un tel cas… la population française diminuerait de 20%, et on ne retrouverait pas forcément les cadavres :-) ! Je rigole, mais… ce ne serait pas forcément un mauvais programme, après tout !

      Pour le deux poids deux mesures des fillonneux, je plusse ! Et tu sais où je regarde en écrivant cela :-)

      Bises, évidemment !

  3. Euripide le 6 mars 2017 à 10 h 39 min

    Paradoxalement, il me semble possible que de toutes ces turpitudes surgisse quelque chose de positif. Il y a de très belles fleurs, portées par des plantes dont les racines plongent dans une fange pestilentielle mais nutritive. En oubliant tout ce qui a motivé la réunion du Trocadéro, en faisant abstraction du discours de Fillon, j’ai été très impressionné par la séquence vidéo montrant exclusivement la foule chantant la marseillaise. J’y ai vu le symbole très fort d’un tournant pour la France :
    https://www.youtube.com/watch?v=i1RWqOrKXgw

    • marc le 8 mars 2017 à 10 h 23 min

      Cher Euuripide,

      certes, certes, c’est beau une foule qui chante l’hymne national en brandissant des drapeaux… mais quand c’est pour crier dans le même temps « Fillon président », ou « Pénélope, Pénélope », après tout ce qu’on a appris ces derniers temps, après tous les mensonges et explications totalement bidons du Sarthois, personnellement, ça me laisse tout de même pantois…

      Sincèrement vôtre

  4. Mildred le 4 mars 2017 à 12 h 38 min

    Comment résister à l’envie de citer, encore et encore, cette phrase de Aldo Stérone qui date de 2012 :

    « Peu à peu, le Français de souche se fait remplacer et il est heureux. Il regarde béatement sa Nation partir dans le tout à l’égout mais il est content de n’avoir jamais voté pour le Front National. Pour lui, autant disparaître que de voter pour le seul parti qui veut lui remonter son pantalon. »

    • marc le 4 mars 2017 à 15 h 32 min

      Chère Mildred,

      j’essaie en vain de faire comprendre cela à un de nos amis communs, blogueur de son état, qui pour l’essentiel partage presque tous les constats portés par Le FN (immigration, délinquance, repentance, instrumentalisation de la justice, souveraineté, etc.), si ce n’est un désaccord sur le plan économique à mon sens secondaire et même dérisoire, étant donné la gravité de la situation du pays… impossible de lui faire ouvrir les yeux. Ils sont bien trop nombreux à, comme lui, refuser obstinément de voter pour le « moins pire » des programmes (et de très loin !) sur tous les sujets qui impliquent la survie de notre identité, de notre civilisation, de nos valeurs, « parce qu’on ne vote pas pour le Front National »… c’est désespérant, mais il faut continuer à se battre !

      Amitiés patriotes

    • PR CALGUÈS le 4 mars 2017 à 16 h 51 min

      Si vous le permettez, je vous emprunte cette phrase et la fait circuler. Elle vaut son pesant d’or !

    • trechelaplaine le 4 mars 2017 à 20 h 13 min

      Cette phrase est savoureuse et elle est d’autant plus exaltante qu’elle a été prononcée par un Algérien très lucide sur la situation catastrophique de la France. Elle devrait être connue des ces fu.iers qui légifèrent ou décident dans ce pays, condamné, selon Aldo Sterone, à finir en confettis ! Mais comme leurs intérêts personnels supplantent ceux des Français, leur progéniture inclus, il n’y a aucun espoir que la disparition inévitable de la France les émeut une demi-seconde !
      Merci Milfred de nous l’avoir fait connaître.

  5. trechelaplaine le 4 mars 2017 à 11 h 30 min

    Excellent, comme toujours !

    On savait la droite poltronne et atteinte de crétinisme avancé, mais à ce point, ça fout carrément la trouille ! Confier la gestion du pays à cette cohorte de minables irresponsables est tout bonnement périlleux, voir suicidaire !
    Si tous ces couards espèrent s’en tirer à bon compte (c’est à dire continuer à vivre confortablement sur les deniers publics) avec un plan B, en sortant le papy de son hospice bordelais, trainant dernière lui sa ribambelle de casseroles immorales, illégales et son trophée judiciaire accroché à sa boutonnière, jouxtant sa grand croix de l’ordre national du mérite (que personne n’a songé à lui retirer au vue de sa condamnation pour « détournement de fonds publics », etc…), ils se mettent le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.
    On entend déjà les claviers des rédactions crépiter de bonheur ; Google est probablement saturé de recherches« affaires Juppé », histoire de se remettre les faits en mémoire; et dans les loges de la bourgeoisie de gauche, le champagne est au frais et on s’empresse de passer commande chez Fauchon pour se bourrer le gosier de canapés au caviar afin de fêter une victoire incroyable il y a quelques semaines !
    En tentant de sortir de la nasse, la meute de pleutres, affolée, fonce dans les filets tendus par une gauche despotique et rusée.

    • marc le 4 mars 2017 à 15 h 36 min

      Oui mon cher Trechelaplaine, ce que nous vivons avec le Pénélopate, auxquels des « ravis de la dêche » LR souhaitent à présent substituer un sidérant « Juppéthon » (dont je vais parler bientôt) de la dernière heure, est proprement (si j’ose dire) hallucinant… « la droite la plus bête du monde » ? La démonstration est éclatante !

      Amitiés

  6. PR CALGUÈS le 4 mars 2017 à 11 h 12 min

     » Reconnaître sa faute, rembourser cet argent indûment perçu lui aurait pourtant – peut-être ? – permis de sauver les meubles électoraux »…

    …Et son honneur !

    • marc le 4 mars 2017 à 15 h 43 min

      Cher PR CALGUES,

      son honneur… je ne sais s’il en a jamais eu, le bougre ! Mais au moins, les apparences et peut-être la victoire électorale. il est plus que temps que cette auberge espagnole qu’est devenue l’ex-UMP vole en éclat et qu’une recomposition politique de grande ampleur, faisant définitivement fi de l’ostracisation « débilissime » dont le FN fait l’objet, intervienne : comment un pays qui est aujourd’hui à près de 70% à droite peut-il s’apprêter, par la faute d’élites politiciennes LR rampant devant le politiquement correct et connes jusqu’à l’extravagance, à mettre à l’Elysée un Emmanuel Macron ??? De Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous !

      Amicalement vôtre

  7. Soyeux j-j le 4 mars 2017 à 8 h 50 min

    Bonjour Marc,remplacer un mis en examen par un déjà condamné,il faut le faire c’est incroyable de connerie.Nous avons vraiment une droite pourrie.
    Amitiés. J-J S

    • marc le 4 mars 2017 à 15 h 45 min

      Oui, Jean-Jacques, et je vais justement en parler dans mon prochain papier, intitulé (scoop !) : « Lancement du Juppéthon : le repris de justice va-t-il être repris de justesse ? »

      Remplacer un potentiel mis en examen par un véritable repris de justice… jusqu’où s’arrêteront-ils ?

      Amitiés

      • trechelaplaine le 4 mars 2017 à 19 h 10 min

        « Remplacer un potentiel mis en examen par un véritable repris de justice…. » ça, c’est vraiment excellent ! A diffuser sans modération !

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