Politique France

Calais et le « sauve qui peut général » : de Piquemal en… pitre

13 février 20162
Calais et le « sauve qui peut général » : de Piquemal en… pitre 4.96/5 48 votes

Il faudrait toujours se méfier des emballements trop hâtifs… notre agacement qui confine bien souvent au désespoir devant la médiocrité et la lâcheté insondables de l’époque, nous entraîne parfois à des solidarités ou des admirations aussi subites qu’excessives, et le réveil en est ensuite d’autant plus douloureux, quand le « réel dépasse l’affection » bien trop vite accordée à une Jeanne d’Arc ou un Jean Moulin de réseaux sociaux qui ne le méritaient pas vraiment. Ainsi ces derniers jours, du désormais « célèbre » général Piquemal…

Le deux poids-démesure, ou les interdictions à géométrie très variable de la police de Manuel Valls

Le 6 février à Calais, une manifestation est organisée à l’initative de Pegida pour protester contre la situation « migratoire » intolérable que subissent la ville et ses pauvres habitants depuis des années, et qui a pris depuis quelques mois des proportions dramatiques, entre la « jungle » et les « incivilités » comme disent les journalistes, souvent les véritables agressions, voire les viols (totalement tus sur les médias du système), les déprédations, les décharges à ciel ouvert qui fleurissent à tous les coins de rue ou de jardin, ou les assauts répétés de milliers de migrants envers les trains, les camions et même les voitures de particuliers, en vue de rejoindre la « terre compromise » pour eux de cette perfide Albion qui nous refile son bébé immigré, confortablement préservée qu’elle est, par son statut insulaire. Bref, une manifestation patriotique de simples citoyens dénonçant donc l’immigration illégale, mais – comme de bien entendu ! – presque immédiatement interdite par Bernard Cazeneuve, via la préfecture du département.

On notera au passage une fois de plus l’usage qui est fait par le pouvoir de l’« état d’urgence », censé avoir été instauré pour protéger les Français contre la menace islamiste terroriste (n’employons pas des mots qui fâchent les Bisounours qui nous gouvernent ou nous « informent »), et de la notion désormais totalement dévoyée de « trouble à l’ordre public », excuse bien commode, et qui est systématiquement avancée pour interdire les manifestations qui défrisent le pouvoir, fussent-elles absolument non violentes, a contrario de celles, presque tout aussi systématiquement tolérées, de l’ultra-gauche, « zadistes », « no borders », « antifas » et autres zozos écarlates ultra violents à slogans primaires et à barres de fer, qui obtiennent – eux – presque aussi systématiquement le sésame préfectoral pour saccager, briser, incendier, taguer nos villes et nos quartiers, dans une bienveillance policière et une impunité judiciaire quasi absolues.

Si en matière de gabegie administrative, d’irresponsabilité budgétaire, d’impuissance économique, de servilité géopolitique et de docilité devant la tyrannie du politiquement correct, on peut très légitimement renvoyer dos à dos les deux derniers Présidents de la République française, il faut tout de même reconnaître qu’en matière de non-respect du droit le plus élémentaire à manifester, ou plus exactement en matière d’instauration d’un droit à manifester à géométrie très variable, la Hollandie aura (et bien avant la fin de son mandat) écrasé la Sarkozie à plates coutures !

Malgré l’interdiction donc, les initiateurs de la manifestation maintiennent leur mot d’ordre, tout en assurant du caractère résolument non violent de celle-ci. Parmi ceux qui décident de braver l’interdiction de la police politique, Christian Piquemal, un général à la retraite de 75 ans, président d’une jusqu’alors très confidentielle association patriotique. Bien que libéré statutairement de son devoir de réserve, la présence de celui-ci crée l’évènement médiatique, et l’information remonte immédiatement jusqu’à la place Beauvau.

Les journalistes présents sur place, cherche à interroger l’ancien militaire sur les raisons de sa présence à Calais, et au micro de Charlotte d’Ornellas, de Boulevard Voltaire, quelques minutes à peine avant l’assaut des forces de police, cela donne ça :

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Quelques minutes après ces viriles et rassérénantes paroles, on l’a dit, la police – on a envie d’écrire les sbires du pouvoir – donnent l’assaut pour s’emparer sans ménagement, à plus de vingt malabars caparaçonnés comme des Robocop contre un, d’un vieil homme seul, à peu près aussi épais qu’Elie Semoun, donnant la scène grotesque encore plus qu’odieuse que l’on peut voir ci-dessous :

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Ah, elle est belle, elle est glorieuse, la police française, qui n’a pas oublié de gazer d’abondance en passant des quidams absolument pas menaçants, protestant uniquement verbalement contre cette interpellation délirante ! Glorieuse, et surtout pas ridicule pour un sou ! Quand le régime, depuis bien longtemps illégitime parce que très clairement rejeté par les Français (il suffit de voir tous les sondages d’opinion, tous les résultats des dernières élections) qui nous opprime aujourd’hui bien plus qu’il ne nous gouverne décidera d’organiser des convois ferrés pour emmener les citoyens récalcitrants dans des camps de rééducation, nos flics et nos pandores continueront-ils ainsi à obéir à des ordres iniques, le petit doigt sur la couture du pantalon ? On va finir par le craindre, au train (si j’ose dire) où vont les choses…

Aussitôt, informée via le Net de l’invraisemblable épisode de police politique qui vient de se dérouler à Calais, la sphère patriote s’embrase : dizaines de milliers de messages outrés sur les fils de commentaires, tweets, articles, pages Facebook dédiées, pétitions de soutien… la réaction est spectaculaire, virale, la solidarité est totale, la colère générale. Sera-ce enfin la goutte d’eau de la répression policière de trop, après les persécutions démesurées qui ont notamment sanctionné la plupart des Manif pour Tous, ou les rassemblements des Veilleurs et des Antigones ? La police du petit caudillo écarlate de Matignon a-t-elle versé inconsidérement la goutte d’eau susceptible de faire enfin déborder le vase bien trop calme, bien trop passif de l’opinion publique ? On se prend assez vite à l’espérer, et même à le croire. Et puis, patatras !

Piquemal, un nouveau Martel ? Tu parles, Charles !

On espérait un Martel, un Bonaparte ou un De Gaulle… on a finalement eu un Boulanger. Et encore… On croyait s’enflammer pour un vieux grognard de la garde, debout, criant face à la meute médiatique « Merde ! La garde meurt, mais ne se rend pas ! » ? On eut très vite un vieux geignard, se précipitant à la radio, au micro de l’improbable Marc-Olivier Fogiel, pour piteusement, lamentablement capituler en rase campagne. Jugez-en plutôt (à partir de la deuxième minute) :

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« Extrême-droite »… « violent » ( ???)… « fascistes » « racistes » « xénophobes » « islamophobes »… la totale : du Libé ou du France Info dans le texte ! Et Piquemal de regretter dans le même mouvement la présence des responsables de Pegida à une manifestation… qu’ils ont eux-mêmes initiée ! Au niveau de la tartufferie et de l’« aplaventrisme », il était difficile d’imaginer pire. Et il en remettra même une couche dans la « dhimitude » médiatique au micro de BFM TV, en parlant cette fois (à propos de Pegida) de « pro-nazis »…. N’en jetez plus, mon général, la coulpe est pleine !

Eberluée, désemparée, refusant de croire à cet invraisemblable retournement des convictions et des valeurs, la « famille patriote » qui s’était insurgée comme un seul homme sur tous les réseaux sociaux suite à l’arrestation scandaleuse de l’ancien officier de la Légion Etrangère, lui cherche presque immédiatement des excuses, ou à tout le moins tente d’articuler de maigres explications :

- Pénibilité de la garde à vue pour un homme de 75 ans ? Pour un quidam, peut-être, mais pour un vieux soldat qui a tout de même dû en voir d’autres ?

- Menaces de la hiérarchie militaire ? Sans doute, mais cela pourrait-il justifier un tel déballonnage en place médiatique ?

- Peur du procès, de la prison ? Là aussi, cette crainte serait-elle digne d’un ancien militaire, normalement rompu à affronter des adversités d’un tout autre calibre ?

- Rétropédalage exigé par des frères de loge maçonnique, la truelle et le compas accueillant chacun le sait – hélas ! – bon nombre, pour ne pas dire la majorité des hauts gradés de l’armée française ? Fort possible, mais en vérité comment le savoir ?

A-t-on vraiment les zéros qu’on mérite ?

Et puis dans tous les cas, aucune de ces « explications » ne justifierait un tel reniement, une telle reptation repentante devant la bienpensance médiatique, et donc ne saurait nous satisfaire… la plus judicieuse des explications étant sans doute, tout simplement, la plus désolante : le général Piquemal n’était pas le « héros » de la cause nationale que nous avions pour nombre d’entre nous cru, voulu reconnaître en lui. « Nous avons cru qu’il était du marbre dont on fait les statues, il est de l’émail dont on fait les bidets » avait dit en son temps Marie-France Garaud à propos de Jacques Chirac. Malheureusement, la cinglante saillie de cette grande dame de la politique française s’applique de toute évidence à merveille (et c’est une triste clause de style) au vieux gradé de la Légion, à l’auto-dégradé de la résistance nationale.

En se couchant aussi piteusement devant le politiquement correct, en balbutiant ses pathétiques excuses au micro de Fogiel sur RTL ou à celui de BFM TV, en bredouillant en vérité, et tel un Richard Virenque de la cause patriote, qu’il aurait été présent à Calais presque à « l’insu de son plein gré », en traitant même de « pro-nazis » les organisateurs de la manifestation calaisienne, se vautrant lamentablement dans la réduction ad hitlerum dont usent et abusent tant les petits kapos du système, les gardiens zélés de la pensée conforme, le général Piquemal s’est déshonoré pour longtemps, et a rendu un bien mauvais service à la cause qu’il prétendait vouloir défendre.

Son procès en comparution immédiate a finalement été reporté au mois de mai pour des raisons médicales (il a semble-t-il fait un malaise à l’issue de sa garde à vue), mais quatre autres manifestants du 6 février n’ont pas eu la même chance, qui ont été quant à eux effectivement jugés (et condamnés pour deux d’entre eux à de la prison ferme) hier à Boulogne-sur-Mer. On attend encore une prise de parole du général Piquemal pour dénoncer le jugement sidérant qui a condamné ses compagnons de bitume, et cela pour une simple manifestation non autorisée. M’est avis qu’on pourra d’ailleurs attendre encore longtemps…

Piquemal définitivement relégué aux oubliettes de la fierté française, aux poubelles de l’histoire patriote, la chasse d’eau médiatique tirée sur ses reniements lamentables, que restera-t-il finalement de positif à l’issue de ce pathétique épisode ?

- Qu’il existe bien encore en France des patriotes debout, et qu’ils sont encore prêts à se mobiliser pour défendre l’intérêt national et l’identité française, malgré les interdits de la police politique du gouvernement Valls.

- Que la mouvance patriote, sur les réseaux sociaux, est à l’affût du moindre incident, de la moindre vilénie ploutocratique, et s’enflamme comme une torche imprégnée d’essence dès que l’on touche à ce qu’elle considère (ici à tort) comme l’un de ses représentants.

- Que le pouvoir commence à sacrément paniquer, qu’il suinte même la peur, et que dans les prochains mois, entre les manifestations patriotes qui se multiplient et qui bientôt se radicaliseront, le désespoir agricole, les colères noires des chauffeurs de taxis, des médecins ou d’autres catégories socioprofessionnelles massacrées par la « mondialisation heureuse » et obligatoire que nous imposent les élites traîtresses à la Nation de l’UMPS, tout pourra sans doute bientôt arriver.

Alors, gardons le moral : la France n’est pas encore totalement morte ! Adieu général Piquemal… mais bonjour, résistants de demain qui, vous, ne vous coucherez pas servilement devant l’adversaire qui prétend nous imposer le silence ! Merde au système qui veut nous bâillonner, merde à la police de la pensée conforme qui cajole le gauchisme violent et poursuit de sa vindicte judiciaire le patriotisme pacifique. Et renvoyons leur en boomerang, à tous nos oligarques mondialisés, et si possible en pleine figure, ce slogan qu’ils ont pour la plupart d’entre eux tant chéri, tant crié, directement issu de la funeste époque où tout a, en réalité, commencé à partir en quenouille : « ce n’est qu’un début, continuons le combat » !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

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24 Responses to Calais et le « sauve qui peut général » : de Piquemal en… pitre

  1. Vénéra le 19 avril 2016 à 7 h 46 min
  2. Catherine B le 25 février 2016 à 18 h 23 min

    J’écrivais sur un autre blog, que BIG BROTHER avait changé de costume pour prendre les habits de BIG OTHER expression de Jean Raspail qui dit tout!

    Ce sont tous ces autres( toutes les minorités, les homosexuels, les trans-genres, les femmes, les étrangers, etc…) défendus par toutes ces associations ténébreuses qui font le lit de notre mort en tant que peuple.

    Le pire, c’est que c’était écrit notamment dans Farenheit de Bradberry, mais nous ne savons plus lire, plus voir, plus entendre, plus goûter, plus sentir tout bonnement!

  3. Catherine B le 18 février 2016 à 18 h 59 min

    En lien avec ce que nous vivons et n’allons pas tarder à vivre de façon encore plus féroce, voici un document qui s’appelle Les Fleuves du sang 4x10mns.

    On y parle d’Enoch Powell qui a anticipé bien de nos éprouvantes épreuves que nous n’avons pas fini d’éprouver d’ailleurs.

    Je mets le lien pour le deuxième, si vous voulez voir les autres, il suffit de cliquer sur le numéro suivant.

    C’est vraiment à voir!

    https://youtu.be/j412h_-VbpQ

  4. Violette le 17 février 2016 à 9 h 07 min

    La lueur d’espoir qu’il a fait naître chez beaucoup de français était magnifique. Les héros n’ont peur de rien, se n’était pas son cas, dommage.

    • Catherine B le 17 février 2016 à 11 h 28 min

      Pas grave Violette.Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre!

      En tout cas, on constate que c’est possible, qu’il est possible de se lever, ensuite reste à tenir, petit à petit, on y arrivera peut-être.

      Déjà, si l’on y croit c’est un bon début. A nous d’avancer, comme Moïse quand il avait les égyptiens derrière lui et la mer devant. C’est alors qu’il a imploré Dieu et Dieu lui a dit: « Pourquoi hurles-tu? Avance!

      Avançons, aidons-nous et le ciel nous aidera, mais c’est à nous à initier le mouvement!

      Bises à tous

    • marc le 28 février 2016 à 17 h 22 min

      Et oui, Violette… c’était une erreur de « casting »… mais le film reste à écrire, puis à visionner. D’urgence !

      Bises

  5. Carine le 14 février 2016 à 20 h 28 min

    Moi aussi j’ai plongé dans l’indignation et la solidarité.
    Comme toi, j’ai été déçue.
    Mais je suis de l’avis de Corto sur les pressions et manips.
    C’est quand même un sacré recul pour un général légionnaire…

    Autre hypothèse, vu ses antécédents avec les socialistes, ça peut être aussi un coup monté, avec pour but exactement ce qu’il s’est passé : espoir et grand coup dans la tronche pour les patriotes.
    Si c’est ça le scénario, c’est très réussi.
    En outre, il a baissé le pantalon jusqu’aux chevilles en traitant les manifestants et Pegida comme il l’a fait. C’est indigne.
    Bises.

    • marc le 15 février 2016 à 12 h 41 min

      J’avoue que je ne cherche même pas à essayer de comprendre : c’est nul, point final…

      Bises

  6. Catherine B le 14 février 2016 à 15 h 36 min

    Et que font Les Mariniens pendant ce temps là!

    Ils causent! Nous sommes sauvés les Amis!

    Extrait De Rivarol:

    « Pendant que Pegida maintenait à Calais la manifestation interdite par les pouvoirs publics et que le général Piquemal était arrêté, que faisait donc le Front national ? Eh bien, il s’adonnait aux joies de l’introspection dans le cadre feutré et luxueux du country club d’Etiolles (Essonne) s’interrogeant dans le cadre d’un séminaire (imagine-t-on Philippot et ses gitons en séminaristes ?) sur la nécessité d’infléchir son discours et ses thématiques pour enfin percer le fameux plafond de verre des 50 % qui résiste obstinément à la stratégie dite de dédiabolisation mise en œuvre par la présidente du FN et sa garde rapprochée. A l’issue de cette réunion à huis clos où avaient été invitées des personnalités extérieures au FN comme Gilbert Collard et Robert Ménard mais pour laquelle le fondateur du mouvement n’avait pas reçu de carton d’invitation, Marine Le Pen est venue le 8 février au 20 heures de TF1 pour livrer les résultats de ses intenses cogitations. Or, manifestement la montagne a accouché d’une souris. Même si l’on a vite compris que la normalisation allait s’accélérer. Pendant son interview d’une dizaine de minutes, la présidente du FN n’a pas une seule fois prononcé le mot immigration ni à aucun moment évoqué la situation à Calais, et notamment les incidents du 6 février. Pas un mot pour dénoncer l’interdiction de la manifestation de Pegida, pas un mot sur le traitement infligé au général Piquemal.

    Marine Le Pen, au sourire artificiel, a en revanche évoqué les nouvelles thématiques du FN : « l’industrie du futur, l’écologie, le patriotisme économique, l’innovation ». Autant de sujets relativement subalternes par rapport à l’invasion de notre pays et à la situation insupportable à Calais. Le journal de TF1, au cours d’un bref reportage, a également donné la parole au nouveau secrétaire national aux fédérations et à l’implantation du FN Jean-Lin Lacapelle. Voici ce que ce mariniste de la première heure a déclaré aux caméras de télévision : « Marine est en train de faire une étude de marché. Et à cette étude de marché il faudra apporter de bonnes solutions de façon que nous ayons le produit parfaitement adapté aux attentes du consommateur. » Peut-on aller plus loin dans le cynisme et l’absence totale de convictions, d’idéal, de grand dessein, de ligne politique ? Difficile après une telle déclaration de s’autoproclamer comme Marine Le Pen « candidate de la vérité ». La vérité en effet ne cède pas ni aux modes ni au politiquement correct ni au discours commercial et publicitaire. Ce n’est pas en aseptisant son message, en renonçant à ses fondamentaux, à ses symboles (après la disparition des BBR, on annonce aujourd’hui la fin, ou au moins l’adultération, du défilé du 1er mai en l’honneur de Jeanne d’Arc et du Travail, officiellement à cause de menaces de Daech mais la décision avait été prise auparavant) que l’on est utile ; c’est en dénonçant les dangers menaçant notre pays et notre peuple, c’est en disant la vérité sur tous les sujets. Si le FN se comporte comme n’importe quel parti politicien à la recherche de parts de marché, sans défendre une ligne claire et des convictions solides, il n’a alors aucun intérêt.  »

    • marc le 14 février 2016 à 17 h 58 min

      Je comprends votre agacement concernant les actuels errements du FN, Catherine, car je les partage pour bonne partie (en espérant que tout rentre dans l’ordre le plus vite possible), mais je ne vois pas très bien le rapport avec le sujet de cet article…

      En plus, Rivarol ment effrontément : Marine Le Pen, Marion Maréchal Le Pen et même… Florian Philippot ont condamné très clairement l’arrestation du général Piquemal !

      Quant aux propos effectivement lamentables de Jean-Lin Lacapelle, là aussi, Marine Le Pen les a également très clairement condamnés, déclarant que Lacapelle, qui vient du milieu de l’entreprise et du marketing, devait comprendre qu’en entrant en politique, il devait d’urgence comprendre qu’il n’était pas là pour vendre un produit et remiser ses raisonnements « business » au placard.

      La critique intelligente et constructive est toujours utile (et je crois que je ne m’en prive pas), le lynchage systématique à la Rivarol est lamentable et totalement contreproductif !

      Amitiés

      • Catherine B le 17 février 2016 à 12 h 44 min

        On va dire que je suis entre les deux alors, amical sourire!

  7. Euripide le 14 février 2016 à 7 h 59 min

    Vous semblez tous très déçus par le revirement de ce général. Il y a de quoi s’interroger en effet sur les raisons de ce revirement. Mais, personnellement, ma déception a été très relative, car j’ai été frappé par la faiblesse de son discours avant son arrestation.
    Voilà un homme qui veut user de son poids symbolique pour « marquer le coup » dans un sens patriotique. Or, tout son discours était improvisé, non structuré, faible et répétitif. Il ne m’a paru avoir l’étoffe d’un grand homme. Avoir un nom et un passé militaire ne suffit pas pour être un chef. À mes yeux, le général Piquemal n’était pas à la hauteur de la situation, dès le départ.

    • Bluebair le 14 février 2016 à 22 h 25 min

      Tout a fait d’accord sur ce que vous ecrivez a propos du discours d’avant arrestation que je n’avais pas entendu.

  8. Angst le 14 février 2016 à 7 h 57 min

    La garde à vue semble surtout s’être faite à l’hôpital.
    Un malaise (sérieux ou crise d’angoisse ? Réel ou inventé ?) a conduit à son hospitalisation.
    Quel hôpital ? Celui de Calais ? Un autre ?
    Le séjour lui a été bénéfique, c’est remarquable, un nouvel homme !

    • Angst le 14 février 2016 à 8 h 22 min

      Je viens de découvrir l’existence du blogue d’un mouvement dont il semble être le chef.
      Celui du cercle des citoyens patriotes.
      Il y écrit que rien n’a changé, le combat continue.
      Je suis perplexe.

      • marc le 14 février 2016 à 19 h 22 min

        Il ya effectivement de quoi en perdre son latin !

        Amitiés

        • PR CALGUÈS le 16 février 2016 à 9 h 44 min

          Ce… légionaire essaie de se rattrapper aux branches.
          Pour perdre son honneur, mon cher Piquemal, il ne suffit que d’une fois.
          Général ou pas vous vous êtes renié, vous avez TRAHI des milliers de Français, vous avez perdu votre honneur.
          À la niche.
          Point.

          • marc le 28 février 2016 à 17 h 23 min

            :-( pas grand chose à ajouter, hélas…

  9. crisfi le 14 février 2016 à 1 h 50 min

    Bizarre, bizarre cette histoire ! Les analyses sont diverses et variées et comme le dit Corto, il y a du brouillage radar… Qui tire les ficelles ? Wait and see…

    • marc le 14 février 2016 à 19 h 30 min

      Ben justement, malheureusement, on a vu… ou plutôt entendu. Et convenez avec moi que ce n’était pas très glorieux…

      Amitiés

  10. corto74 (@corto74) le 14 février 2016 à 0 h 01 min

    La bonne question à se poser est la suivante: Qu’est-ce qui a pu pousser un général , ex-commandant de la LE – et quand on sait comment fonctionne la LE, on imagine les actes de bravoure et d engagement qu’a du accomplir Piquemal pour devenir général de ce corps d’armée – à un tel retournement de veste ? C’est la seule question qu’il faut se poser, pas une autre et encore moins extrapoler et juger le bonhomme.
    Perso, pour en avoir discuté avec des généraux ces jours-ci, je préfère, comme eux, ne pas savoir. Mézavi, hormis les conditions de GAV pendant 48h qui pour un vieux de 75 ans ont du être coton et spécialement  » aménagées « , j’imagine ( ainsi que ceux avec qui j ai discuté )que le monsieur a du être savamment bousculé afin que dès sa sortie il  » éprouve  » le besoin de se renier.

    • marc le 14 février 2016 à 0 h 13 min

      Salut Corto

      En faiit, quand on lit le CV du bonhomme, on comprend un peu mieux, je crois :

      (Wikipedia)

      [1964] Il intègre l’École d’application de l’infanterie de Saint-Maixent, puis, l’année suivante, s’engage dans la Légion étrangère. Son stage d’intégration effectué au 1er régiment étranger d’infanterie (REI) à Aubagne, août 1964 le voit affecté à Mers el-Kébir, à cette époque base du 2e régiment étranger parachutiste (2e REP). Il effectue un séjour de huit mois en Nouvelle-Calédonie avec son régiment.

      Promu lieutenant, il sert comme chef de section, comme officier en charge de l’entraînement sportif des légionnaires, puis adjoint au commandant de la 4e compagnie du 2e REP.

      Avec le même grade, il est sous les ordres du général Bigeard. En juin 1967, il rejoint la nouvelle base du 2e REP, à Calvi, qui était auparavant affectée au 1er bataillon de Choc de la 11e demi-brigade parachutiste de choc. Il servira aussi au 9e régiment de chasseurs parachutistes.

      Ingénieur diplômé de Supélec, il commence, en 1969, une spécialisation en génie atomique à l’université de Paris-Jussieu et à l’École des applications militaires de l’énergie atomique, et obtient à ce titre le brevet technique d’études militaires supérieures à l’École supérieure de guerre.

      Nommé chef-adjoint de la section des études techniques et radiologiques de la direction des centres d’expérimentations nucléaires, il est basé de 1978 à 1980 au centre d’expérimentation du Pacifique à Moruroa (Polynésie française).

      Il est chef de corps du 3e régiment étranger d’infanterie de 1985 à 1987. Pendant trois ans, il est adjoint au chef du cabinet militaire de trois Premiers ministres : Michel Rocard (1989-1991), Édith Cresson (1991-1992) puis Pierre Bérégovoy (1992). De 1994 à 1999, il est le commandant de la Légion étrangère. Durant son commandement, il est à l’origine de la création d’une équipe de cross-country au sein de la Légion. Dans cette équipe, le caporal-chef Mohamed Ouaadi, allait remporter le marathon de Paris en 2000.

      Christian Piquemal est promu au rang de général de corps d’armée en 1999.

      Il a donc certes commencé dans la Légion, mais fait l’essentiel de sa carrière militaire… dans le nucléaire avant… d’oeuvrer dans les cabinets ministériels socialistes ! Avant de retrouver la Légion pendant cinq ans seulement (mais en ayant le temps de monter une équipe de cross country, tout de même :-) !

      Evidemment, cela change un peu le tableau, et est susceptible d’expliquer bien des choses, tu ne penses pas ?

      amitiés

      Marc LEROY – La Plume à Gratter

      • corto74 (@corto74) le 14 février 2016 à 0 h 44 min

        je connais son parcours (ne correspondant pas tout a fait à celui que tu relates) et je dis non, cela n explique rien. Des généraux, dans l armée de terre il y en a des camions entiers. Dans la LE, ils se comptent sur les doigts de la main, autant dire que pour diriger ce corps, pour être accepté et respecté par la base, il faut avoir des coucougnettes en béton armé et un paquetage fait d’autres faits d armes que quelques années passées dans les cabinets ministériels ou à monter une équipe de cross-country.
        Par ailleurs, je ne sais où tu as trouvé sa bio mais si c’est sur Wikipédia, il est amusant de savoir qu il y a à peu près 8 jours, Piquemal n’avait pas de page Wikipedia. Et là, soudainement en voilà une qui apparaît… Etrange mais absolument pas surprenant.
        Méfies l’ami, mais sur le cas Piquemal il y a mise en place d un brouillage radar aussi soudain que suspect mais visiblement parfaitement orchestré.

        • marc le 14 février 2016 à 4 h 57 min

          Peut-être as-tu raison concernant le passé militaire très respectable de Piquemal… sûrement, même ! Sans doute as-tu raison concernant la soudaine apparition de sa page wikipedia. De cela je ne disconviens pas, même si je pense que les faits de carrière qui y sont relatés avec une malice certaine (le coup du club de cross, je reconnais que cela est assez mesquin, poour ne pas dire beaucoup plus) sont tout de mêmes vérifiables et sans doute réels.

          Sans doute a-t-il subi des pressions importantes et désagréables, peut-être même des menaces…

          Reste que dénoncer comme « racistes », « islamophobes », « pro-nazis » etc. ses compagnons de manif, qui ont essayé de le faire libérer et dont deux risquent d’aller au gnouf (pour « port d’Opinel » pour l’un d’eux), prétendre qu’il était là presque par hasard, pour essayer d’aider à régler la situation des migrants (si, si, il l’a dit aussi !) quand on a écouté son entrevue avec Charlotte d’Ornellas just avant son arrestation… quelles que soient les raisons, les pressions, ce n’est vraiment pas glorieux. Et je reste poli. Je pense d’ailleurs que sur un plan personnel, il n’est pas prêt d’oublier et de se pardonner sa « trahison ». Il doit même certainement en avoir bien honte, mais le mal est fait.

          En 39-45 par exemple, et dans toutes sortes de conflits armés d’ailleurs, des « gardés à vue » (si j’ose dire), militaires ou civils résistants ont été soumis à des « pressions » d’un tout autre niveau tout de même ! Certains ont certes parlé (et je ne les juge évidemment pas aujourd’hui, confortablement assis dans mon fauteuil, il ne manquerait plus que cela !), mais d’autres, pas mal d’autres n’ont eux jamais cédé, jamais trahi leurs compagnons, et même à l’âge avancé de Piquemal. Tu ne me feras pas croire que ce qu’a « subi » le général puisse excuser en rien ce lâchage pitoyable.

          C’est bien triste, et comme je l’ai dit, il n’a sans doute pas fini de le payer même auprès de ses proches, mais c’est lui qui a fait en sorte de se retrouver là où il en est à présent. Un beau gâchis !

          Marc

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