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Les femmes et le métro : un rapport sur les rapports… humains – Par Arnaud D

18 avril 20150
Les femmes et le métro : un rapport sur les rapports… humains – Par Arnaud D 5.00/5 4 votes

Publié le : 14 avril 2015

Source : chroniquesdesabusees.wordpress.com

Dûment mandaté par Marisol Touraine, surnommée MST par le corps médical, le Haut Conseil à l’Égalité entre les Hommes et les Femmes (encore un comité Théodule  imbécile), a rendu un étrange rapport censé alerter quant au fait que 100% des femmes qui utilisent les transports en commun ont été victimes de harcèlement sexiste ou de violences sexuelles. Aussitôt, la presse s’est emparée de la phrase choc « 100% des utilisatrices des transports en commun ont été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou agressions sexuelles ». Alléchés par cette formidable accroche, les journaux se mirent à publier des articles agrémentés de témoignages de femmes victimes de comportements pour le moins condamnables, tout au moins sur le plan moral, encore que la très murayenne « envie de pénal » se chargera de combler rapidement ce gouffre juridique, qui pour l’instant, empêche de conduire devant le tribunal l’auteur d’un sifflet au passage d’une jolie fille.

Après avoir lu ce rapport, fort léger au demeurant puisqu’il se résume à 29 pauvres pages (36 si on compte la couverture, les pages blanches et la 4ème de couverture), plusieurs choses sautent aux yeux du lecteur nauséabond que je suis. Tout d’abord, la taille du panel des personnes interrogées est dramatiquement mince, il se réduit à 600 femmes. Même le moins fiable institut de sondage sait que pour être un minimum représentatif de l’opinion il faut que l’échantillon des personnes interrogées soit au moins égal à 1000. À  titre d’exemple, pour une population de 100.000 personnes, si on recherche un taux de fiabilité de 99%, l’échantillon devra être de 660 personnes. Ensuite, à aucun endroit du rapport il n’est fait mention de l’origine des harceleurs, l’auteur se contente de mentionner que ce sont des hommes. Cette question aurait été superflue si ce rapport avait été écrit, par exemple, au début du XXème siècle, époque où la population française était homogène. Mais dans la société multicuturelle, dans laquelle on nous force à vivre, elle est on ne peut plus intéressante. Ainsi, il ne semble pas que la notion de degré soit abordée. Comme si on pouvait mettre sur un pied d’égalité le certes peu élégant « elle a un beau pétard » avec les habituelles sorties de la racaille banlieusarde à base de « Eh j’te cause, fais pas ta putej’lui péterai bien le tarma à cette karba ». A rapprocher de ce dérangeant documentaire tourné par une féministe belge (Sofie Peeters), censé prouver le sexisme auquel les femmes sont confrontées dans les rues, et qui montrait de manière éclatante que la grande majorité des auteurs de ces faits étaient allogènes. Autre point étonnant, le rapport établit que si 2/3 des victimes d’injures et insultes sont des femmes, il établit également que la grande majorité des victimes d’agressions violentes sont des hommes. Je veux bien que l’on s’émeuve à juste titre du mauvais sort fait aux femmes, mais quand même, il m’apparaît pour le moins spécieux de chercher à faire passer ces faits comme autrement plus préoccupants et intolérables que les agressions violentes, crapuleuses ou gratuites, qui bon an, mal an, tournent aux alentours de 13 000 faits par an. Les hommes seraient-ils des sous-citoyens ?

Mon propos ne consiste pas à dédouaner certains Français, autres que de papiers, de leurs mauvais comportements, d’autant que ce que l’on appelle aujourd’hui le « harcèlement de rue » n’est pas un fait nouveau. Mais il est évident que depuis que la société est devenue multiculturelle on assiste à une nette montée en puissance de ce phénomène, qui se traduit notamment par une augmentation substantielle de la violence verbale comme de certains comportements qui étaient peu fréquents auparavant. Certains esprits mal tournés verront dans ces faits la transposition, dans notre société, de comportements liés à la place traditionnelle des femmes dans les pays d’origine de leurs auteurs. Mais ce sont assurément de mauvais sujets.

Accessoirement, il me semble que l’on devrait se poser la question de savoir si finalement le féminisme n’est pas une forme de communautarisme. La république affirmant lutter contre ce fléau sous toutes ses formes, n’y aurait-il pas là comme une contradiction ?

Arnaud D

 

 

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