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Comprendre l’affaire Dieudonné – Par Cloaque

21 mars 20140
Comprendre l’affaire Dieudonné – Par Cloaque 5.00/5 4 votes

Publié le : 18 janvier 2014

Source : blogobluj2.blogspot.fr

 

 

Blasphème : comprendre pourquoi le Rire est toujours un danger pour le Système…

Avec « l’affaire Dieudonné », la séquence médiatique des dernières semaines fut riche d’enseignements et de révélations…

Ainsi placée de manière inexpliquée (pour le profane) au centre de l’intérêt de la vie politique par le ministre de l’Intérieur et par le président de la République en personnes à plusieurs reprises, le décalage entre les priorités du gouvernement et les préoccupations du bas peuple n’a jamais été aussi grand, voire grotesque : un chansonnier devenu affaire d’État ! Pourtant, cette frénésie paranoïaque et les rouages qu’elle a dévoilés, avec l’évidente mainmise du CRIF sur le pouvoir, s’explique de manière parfaitement logique et rationnelle quand on comprend qu’il s’agit là avant tout, et au-delà de la simple apparente polémique, d’une véritable guerre de religion. Le sujet devient particulièrement sensible (euphémisme !) quand on prononce le mot « Shoah »… et pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit : Dieudonné est coupable de blasphème et c’est à ce titre qu’il est persécuté par l’Inquisition de notre temps. Ni plus, ni moins !…

Explications

Beaucoup a déjà été écrit sur la « religion de la Shoah » (voir références ci-dessous). Afin de « déminer le terrain », il convient de faire un point de rappel.

Mémoire ou Histoire ?

Ethnocentrisme oblige, la référence incontournable de l’Occident contemporain tourne autour de la Seconde Guerre mondiale, à la fois en raison du nombre de morts et de destructions, mais aussi pour des raisons idéologiques, contrairement à la Première Guerre mondiale. Parmi ce flot de sang et de malheur (50 millions de morts… quand même !) un point particulier fut mis en avant : la séquence historique de persécutions de juifs d’Allemagne, puis d’Europe, par le régime national-socialiste allemand.

Les mots ont leur importance : ainsi ce libellé décrit de manière précise et factuelle ce qui fut appelé « Holocauste » par la Communauté Internationale (entendre ici : le monde occidental). Cette dénomination était déjà bancale en soit puisqu’il s’agit d’un terme religieux (« sacrifice » en hébreu) mais justifié par le choc qu’avait ressenti l’opinion publique à la découverte des images des camps de concentration nazis.

On peut donc parfaitement comprendre que l’émoi provoqué justifie l’utilisation d’un terme particulier pour qualifier ce point précis d’horreurs parmi les autres horreurs de la guerre. On pourra en revanche faire remarquer que d’autres horreurs ont été classées pêle-mêle dans le fourre-tout des « malheurs de la guerre », parce que les médias de l’époque n’ont pas jugé bon de les mettre en lumière : corps d’enfants calcinés au phosphore sous les bombes américaines, déportations de populations civiles européennes par les Alliés entre 1944 et 1946, camps de concentrations soviétiques, ou, par exemple, les massacres atomiques de populations civiles japonaises… Le journal Le Monde titrait sur ces derniers : « Une révolution scientifique ! »… Qu’aurait-on dit si le même journaliste, à propos des chambres à gaz, avait titré : « Homicides de masse au gaz cyanhydrique : une prouesse scientifique ! »… Inconcevable, n’est-ce pas ? Preuve que tout est question de priorité et de point de vue…

Quoiqu’il en soit, c’est donc la séquence historique des persécutions de juifs d’Europe par le régime national-socialiste allemand qui fut isolée, mise en avant par les médias et qualifiée initialement d’Holocauste. Et c’est bien plus tard qu’apparut le terme « shoah » : en 1985 !

C’est le titre du film éponyme de Claude Lanzmann, et il ne s’agit plus ici d’Histoire ou même de « devoir de mémoire », ce qui aurait pu être parfaitement légitime, mais de concept promotionnel. Propos choquants ? C’est Claude Lanzmann qui le revendique lui-même :

– Shoah : oui, c’est moi qui ait donné le nom ! […] quand on a fait les cartons d’invitation pour la première […] on m’a demandé le nom de ce film, j’ai dit “Shoah !”…

– Ça veut dire quoi ? […] il faut traduire ; personne ne va comprendre !

– Et j’ai dit : « C’est ce que je veux : que personne ne comprenne » et en l’espace de quinze jours les gens se sont mis à dire la shoah partout !

(émission Demain à la Une sur TF1, interview d’Audrey Crespo-Mara)

« Que personne ne comprenne ! »… Une phrase lourde de sens puisqu’il est ici revendiqué le fait d’amener de force l’opinion publique du fait historique au mythe, à l’inexpliqué, à l’inexplicable… « L’indicible » : ce terme jusque-là bien connu des aficionados de l’univers fantastique de H.P Lovecraft venait s’imposer comme force de Loi et nulle critique n’était désormais possible. La « Shoah » remplaçait l’ « Holocauste » et devenait intouchable : une religion était née.

Une manipulation aujourd’hui encore parfaitement assumée, pour preuve l’édito de Christophe Barbier dans l’Express (janvier 2014) : « La Shoah est un sanctuaire. L’antisémitisme n’est pas une opinion, le négationnisme n’est pas une hypothèse. L’Holocauste a tracé une ligne au-delà de laquelle le doute est un délit.»

Une manipulation dénoncée cependant par des intellectuels juifs :

« Par-delà le lobby de la Shoah, ses récupérations politiques et intellectuelles, ses faiseurs larmoyants, ses compromissions financières, son centre Simon-Wiesenthal à Los Angeles, sorte de Disneyland du génocide, par-delà ses faussaires comme Jerzy Kosinski et Benjamin Wilkomirski, et par-delà son “industrie”, qu’en est-il vraiment de la Shoah, de celle vécue dans la chair ? Une définitive banalisation la guette, dans ce flot de paroles et d’images qui vouent les rescapés à la solitude ».Esther Benbassa, directrice d’études à l’École pratique des Hautes Études, où elle est titulaire de la chaire d’histoire du judaïsme moderne et auteur notamment de Israël imaginaire et de Histoire des juifs de France.

C’est pourquoi cela fait 30 ans qu’il est inculqué que la « Shoah » (terme donc parfaitement impropre) constitue « une souffrance au-dessus de tout ! » (dixit Rama Yade, janvier 2014) : quelque chose « d’unique »… Unique ? Voilà un authentique non-sens historique, une insulte au bon sens et à la décence, eût égard aux flots de victimes des innombrables massacres qui jalonnent l’histoire de l’humanité.

Mais cette instrumentalisation ne peut se concevoir uniquement que quand on a compris que la Shoah n’évoque pas la mémoire des victimes réelles de la séquence des persécutions des juifs d’Europe par le régime national-socialiste allemand, mais constitue le dogme d’une religion devant laquelle il n’est pas question de Raison mais de Révélation, dans le sens « vérité révélée et incritiquable ». Une différence fondamentale !

Les critiques sur la « Shoah » (comprendre donc : la religion de la Shoah) sont nombreuses et ne datent pas d’hier, comme on vient de le voir… En réponse aux critiques d’Esther Benbassa, difficile d’avancer l’argument de l’antisémitisme… et pourtant si !

Antisémitisme : encore un mot magique et fourre-tout destiné à discréditer désormais toute personne critique de la « Shoah », même si cette personne est juive ! Et la seule réponse fut, dès les années 80, la violence au nom d’une « légitime défense préventive ».

« Y’a quelqu’un qui dit simplement un mot de travers sur la Shoah : on cogne ! On n’a pas peur de frapper ! » un militant du Bétar  (voir ci-dessous)

 

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Le cas M’Bala

Après avoir franchi une première fois la ligne jaune (affaire Fogiel), Dieudonné n’a pas baissé les yeux ou son froc devant les menaces (et, accessoirement, le passage obligé du cassage de gueule). Il faut dire qu’ayant pris conscience, en tant que Noir, du malheur que constitua la traite négrière, le coup de « la souffrance des uns au-dessus de celle des autres » avait du mal à passer !  Il a donc persévéré dans sa critique et, à l’instar d’autres esprits chagrins et dérangeants comme Soral, il fut banni (des médias) et persécuté (par la justice, via les Ligues de Vertu subventionnées).

C’est très logiquement que la nouvelle Inquisition traque les nouveaux Hérétiques. Mais ce qui fait la particularité de Dieudonné, c’est que la critique repose sur le rire : la plus subversive qui soit ! L’humour et la non-violence sont des armes redoutables et le Pouvoir ne s’y est pas trompé… Dans Le Nom de la Rose, un livre est mis à l’index parce qu’écrit par Aristote, le plus talentueux des philosophes de son époque. Donc le plus dangereux. Il en est de même pour Dieudonné : le plus talentueux des humoristes contemporains se retrouve logiquement dans le viseur (talentueux dans le sens objectif du terme : c’est le plus gros vendeur de billets de spectacles vivants en France).

C’est l’homme à abattre, comme l’a très justement dit Philippe Tesson, dont on ne peut nier la spontanéité et la sincérité, et dont on remarquera que l’attitude hystérique, incompréhensible venant d’un intellectuel sensé être dépositaire de la Raison et de la Sagesse, ne s’explique que par la terreur millénariste qu’éprouve l’homme de Foi face au Mal, ou plus exactement : l’idée qu’il se fait du Mal. Par la dérision, Dieudonné a asséné un coup fatal à la « religion de la Shoah » : « Le rire tue la Peur, et sans la Peur, il n’est pas de Foi » (Le Nom de la Rose).

Dieudonné s’est ainsi mis en grand danger car certains ne lui pardonneront jamais d’avoir ébranlé la clé de voûte du paradigme contemporain qui n’a plus rien à voir, comme cela vient d’être démontré, avec le juste devoir de mémoire que l’on doit aux victimes des horreurs du passé (et accessoirement du présent : ça ne manque pas !). Paradigme qui ne s’en relèvera pas et finira par s’effondrer. C’est juste une question de temps…

 

Pourquoi une nouvelle religion ?

Hypothèses : Quelques pistes pour ouvrir la réflexion…

Au départ était la transcendance : c’est sur cette base que se sont bâties quasiment toutes les civilisations. Religions, rites, traditions… certains y voient le moyen pour une minorité de manipuler les masses à leur profit (ce qui n’est pas forcément faux); d’autres y relèveront la nécessité qu’ont eu toutes les communautés humaines d’instaurer une Morale supérieure et de la structurer afin d’établir des règles de vie les plus épanouissantes possibles, l’épanouissement d’une communauté étant impossible si ne sont pas « régulés » les instincts et égoïsmes de chacun. Ce qui n’empêche pas les plus malins (dans tous les sens du terme) de se servir ensuite de ces règles pour les détourner et les utiliser à leur profit… Ce balancier perpétuel, c’est toute l’histoire de l’Humanité.

Ainsi, en Occident, le christianisme constitua le centre de la civilisation depuis 2000 ans, avec ses bons comme ses mauvais côtés. Pour les bons : l’apparition d’un humanisme authentique, mais toujours remis en cause par la corruption et l’avidité de certains. L’éternelle lutte entre le Bien et le Mal : un classique ! Oui mais … apparut alors une contestation de ce paradigme… contestation qui ne relevait pas du juste désir d’en combattre les travers (corruption de l’aristocratie et du clergé, par exemple).

En effet, la réussite de la civilisation occidentale chrétienne (réussite dans le sens : domination sur les autres civilisations, comme par exemple lors de la conquête de l’Amérique) fut source de création de richesses. Or, l’avidité appelle l’avidité, et la volonté de certains possédants (marchands, premiers banquiers) se heurta aux dogmes en vigueur : dogmes d’essence religieuse qui dictaient aux possédants l’obligation de redistribuer les richesses : c’est toute l’histoire du Moyen-Âge (l’histoire réelle, pas les fantasmes enseignés par l’Éducation nationale…).

La condamnation de l’usure était l’un des nombreux éléments à abattre par l’oligarchie financière qui s’est progressivement constituée à cette époque. C’est ainsi qu’est apparu le Libéralisme : une doctrine qui visait à « libérer » les forces marchandes des entraves idéologiques en vigueur.

Exemple parfait avec la Guerre des Farines : c’est à cette époque qu’on entendit pour la première fois l’étrange argument qui faisait croire que la « libre concurrence » était source de « prospérité »… Avec, déjà, les résultats qu’on ne connaît que trop : spéculation, enrichissement des uns, famine pour les autres… la monarchie était donc à abattre parce que bras armé de l’Église (« le Trône et l’Autel ») et donc garante de ce système de valeurs. À noter que des motivations de tous ordres amenaient à cette même conclusion, comme par exemple le libertinage (un « libéralisme sexuel »), passe-temps de la noblesse décadente également proscrit par la Religion…

La contestation des élites débuta sous Louis XIII (et impitoyablement combattue par Richelieu), mise sous le boisseau par Louis XIV après la Fronde, mais se développa insidieusement dans la discrétion des loges maçonniques, haut lieu de rencontre des élites bourgeoises et aristocratiques, où se concoctèrent tout autant les idéologies libérales que les réseaux d’influence et de coteries qui allaient aboutir à la Révolution sous Louis XVI. Soit la destruction du Trône pour abattre l’Autel et permettre ainsi l’avènement d’une société basée sur un nouveau paradigme : le Libéralisme contre la Transcendance.

À noter qu’en Angleterre, le virage fut pris dès 1215 avec la Grande Charte (Magna Carta), quand les barons anglais ont arraché des privilèges politiques et financiers au roi Jean sans Terre, obligeant ainsi la couronne britannique à composer avec une caste financière et commerciale… Et ce n’est pas un hasard si c’est en Angleterre que se développèrent à la fois les idées libérales et la franc-maçonnerie (Constitutions d’Anderson en 1721).

Avec l’avènement de la République en Europe (y compris les « monarchies constitutionnelle » ou les empires napoléoniens), les élites ont voulu « tuer Dieu » et ont pensé y parvenir (idées de « Laïcité »). Le concile de Vatican II fut ainsi la conclusion logique d’une séquence historique longue de 200 ans : une religion sans dogme, un œcuménisme fourre-tout où les rites prennent le pas sur la Foi (la superstition étant toujours pratique pour occuper et distraire les masses), mais rien de fondamentalement dangereux pour le nouveau paradigme. Contre toute attente cependant, « supprimer Dieu » n’a pas suffit, et c’est le militant laïc et franc-maçon Vincent Peillon qui le démontre et l’explique lui-même :

 

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Pour répondre à l’absence de religion depuis l’élimination du rôle politique du catholicisme, les républicains ont créé la « religion républicaine » (toujours selon frère Peillon), religion connue sous le vocable « Droits de l’Homme ». Une religion avec ses rites propres (élections et campagnes électorales) ou rites recyclés du catholicisme (mariage civil, et même baptême civil !) ainsi que son propre Clergé, que celui-ci soit officiel (représentation nationale) ou occulte (loges maçonniques, ou ses extensions de type Bilderberg…). OUI MAIS… cela n’a pas suffit non plus !

En effet, tuer Dieu est facile : il suffit de le remplacer, et l’argent (le « Veau d’or ») est parfait pour tenir ce rôle dans des sociétés capitalistes. Sauf qu’en supprimant Dieu, on supprime également le Diable… Faute grave ! Le Diable est en effet une fonction essentielle et incontournable de toute société humaine : l’interdit, la transgression, la base même de la morale… tout est basé sur l’idée et la représentation que l’Homme se fait du Mal, et ce dès l’enfance. La peur du noir, la peur du loup, la peur des monstres… tout notre développement psychologique et mental se bâtit sur la manière de maîtriser les peurs ancestrales et instinctives, qui deviennent plus tard la peur de la maladie, de la mort… en un mot : la métaphysique.

C’est pourquoi TOUTES les sociétés humaines ont développées, crées, façonnées par des représentations du Mal comme réceptacle identifié et identifiable de ses peurs afin de pouvoir les combattre. C’est ainsi que les Juifs chargeaient le Bouc Émissaire de tous les pêchés. Pour le Christianisme, ce fut l’image d’Épinal du Diable cornu aux pieds de bouc (par filiation)… Peu importe, la fonction restait la même. Dans le jeu de la carotte et du bâton, s’il est possible aux sociétés humaines de se passer de Dieu (parfaitement remplaçable), on ne peut pas en dire autant du Mal avec toute la mythologie associée : monstres, Enfers… La « religion des droits de l’Homme » était donc incomplète et bancale.

Puis vint Hitler…

L’humanité souffrante a connu bien des horreurs, bien des massacres, et le Panthéon des Enculés est indéniablement le plus fourni de l’Histoire ! Alors pourquoi la Seconde Guerre mondiale est-elle devenue l’Alpha et l’Oméga des civilisations occidentales (le fameux Point Godwin) ?

Tout d’abord en raison de ce « manque de Diable » en tant que fonction sociologique et psychologique. Les postulants à cette fonction ne manquaient pas : Staline, par exemple, fut ainsi décrit comme un authentique « démon » par la bourgeoisie occidentale… Sauf que les soviétiques, par natures antireligieux, réfutaient toute description « obscurantiste » à leur encontre et se revendiquaient eux-mêmes comme « agents du Bien » (les horreurs commises au nom du communisme avaient pour finalité une amélioration de la condition humaine).

Avec les nazis, tout était différent. Hitler se revendiquait lui-même d’une certaine mystique et prônait de manière parfaitement assumée des idées traditionnellement associées au Mal : violence, refus de la compassion vue comme une faiblesse, inégalité des Hommes… Pour ses adversaires, il n’était pas besoin de chercher très loin pour le « diaboliser » (un terme parfaitement approprié, pour le coup !).

La Seconde Guerre mondiale permit de parachever le portrait démoniaque. Non pas que les Alliés eussent pu prétendre tenir le rôle des « gentils » (après les massacres de Katyn, de Dresde, et de Hiroshima, ça n’était pas crédible !), mais les images des camps de concentration nazis complétaient le tableau en renouvelant la vision traditionnelle de l’Enfer : ce serait désormais Auschwitz. Les mythiques cuves de souffres de Lucifer remplacées par les Chambres à Gaz, les hordes de démons par les légions SS et le Diable par Hitler… Rien ne manquait, pas même l’iconographie composée par les nazis eux-mêmes, avec le terrible symbole de la croix-gammée (pourtant bien inoffensive dans ses origines hindoues !). Qui n’a pas cauchemardé depuis à partir de ces imageries qui ont remplacé à merveille la mythologie obsolète du Diable de la tradition chrétienne ? La « Shoah » peut désormais constituer une religion pleine et entière puisqu’elle a ses démons.

 

Propagande d’hier et d’aujourd’hui : la symbolique démoniaque remplace la Raison.

Démons qui génèrent littéralement une authentique terreur : à sa seule évocation, même les plus sages et les plus érudits deviennent hystériques, dans le sens médical du terme, car ils ne raisonnent plus. C’est la peur instinctive et primale qui domine, et ce de manière parfaitement sincère (…à titre d’exemple : les derniers « documentaires » diffusés sur France-Télévision ne mentionnent pas, pour expliquer l’accession au pouvoir du national-socialisme, les raisons économiques concrètes, comme la faillite de la Kredit Anstalt). C’est pourquoi quiconque remet en question ce dogme est considéré comme un hérétique aux temps de l’Inquisition. Même le questionnement est interdit (« Pas de débat possible sur la Shoah », comme l’ont rappelé les chiens de garde de RMC à Jacky). Même la simple ironie est, comme on l’a constaté avec Dieudonné, impensable : ricaner du Dogme, c’est ne plus craindre le Mal qui y est associé.

Et c’est l’effondrement de tout le paradigme qui en résulte. Une simple comparaison rationnelle des crimes que l’on impute aux nazis avec les horreurs perpétrées depuis (génocide des Khmers rouges, génocide du Rwanda, guerres d’Irak, etc…) permettaient pourtant de faire remarquer qu’Hitler n’a, hélas, pas le monopole du Mal en ce bas monde et qu’il était assez suspect d’en faire ainsi un nouveau Bouc Émissaire, puisque cela permettait de « relativiser » (et donc, en quelque sorte, d’accepter) les crimes commis par d’autres par le biais de la « hiérarchisation victimaire ».

 

Mission commandée de diabolisation : exit la Raison !

Ce que l’analyse rationnelle n’a pas réussi à faire, le rire s’en est chargé. Et ce, d’ailleurs, dans la plus pure tradition de l’histoire humaine… Pour conclure avec un brin d’humour, on pourra remarquer que les Mayas (que l’on ne peut suspecter d’antisémitisme) n’avaient peut-être pas tout à fait tort : avec Shoahnanas, l’Occident est en train de vivre une fin de cycle ! Ce qui rend notre époque aussi passionnante que dangereuse.

A suivre…

Cloaque

 

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