Politique Monde

Finalement, Donald nous aura Trumpé… énormément !

6 janvier 20181
Finalement, Donald nous aura Trumpé… énormément ! 4.20/5 45 votes

Ce billet américain de La Plume ne trouve pas sa justification, très loin s’en faut, dans la sortie cette semaine aux States du très fameux (et encore plus fumeux) Fire and Fury

Mais si, vous savez bien…vous n’avez entendu parler que de cela ou presque, depuis des jours et des jours, sur tous les médias de l’hexagone : ce misérable petit brûlot littéraire d’un dénommé Michael Wolff qui, tel de vulgaires plumitifs français façon Davet et Lhomme (1), aura donc lui aussi profité assez bassement, et grâce à la confiance (la naïveté ?) et en tout cas la bienveillance d’un président fraîchement élu et de son entourage, de ses entrées presque libres à la Maison Blanche, pour y ramasser, presque exclusivement dans le caniveau du « on dit », tous les ragots possibles et imaginables sur Donald Trump, pour y récolter dans les toilettes, les poubelles ou jusque sous les oreillers, petites ou grandes rancoeurs de conseillers éconduits, minables coups de pieds de l’âne de collaborateurs négligés, et autres méprisables règlements de comptes « off » qui sont l’apanage fort peu glorieux de tous les cercles de pouvoir, de toutes les cours des puissants de ce monde, depuis bien avant même celle qui clapotait bassement dans les couloirs et alcôves du château de Versailles.

Une démarche de « reporter embarqué » façon taupe, dont la remarquable déontologie professionnelle n’aura échappé à personne, un « exploit » journalistique bien de notre époque en vérité, qui accouche d’un ouvrage au vitriol, qui se voudrait volontiers solution finale, sans bien entendu aucun fond politique véritable, sans aucune preuve étayant les affirmations gratuites, fielleuses et parfois délirantes accumulées sur ses pages. Sans aucune contradiction, sans aucun droit de réponse accordé à la cible dézinguée, pour déboucher sur ce qui sera, malheureusement, fort probablement un très juteux succès de librairie. Mais où est le problème, me direz-vous, dès lors que c’est sur Donald Trump que l’on tire ainsi à la sulfateuse ?

Non, l’extinction de mon « feu Trumpien » (qui n’était d’ailleurs depuis l’origine qu’une bien faible lueur), la lente montée de ma « furie » du même tonneau, ne viennent pas du tout de la lecture du pathétique étron journalistique susdit : mes motivations, mon ressentiment viennent de bien plus loin (et j’ose même l’espérer, de bien plus haut, politiquement parlant tout au moins)…

Il y eut deux raisons principales qui poussèrent l’auteur de ces lignes à regarder un temps Donald Trump avec une certaine bienveillance, et même, n’ayons pas peur d’être nauséabond jusqu’au bout, avec un intérêt certain :

1) Sa candidature à la présidence américaine, suivie de son improbable élection, ont choqué, scandalisé, puis carrément mis en rage et au-delà de ce que l’on avait jusque là jamais connu, tout ce que la médiatosphère et la politicaillerie mondialisées comptent de cuistres artistiques, de « penseurs » journalistiques hémiplégiques et autres Jean Foutre politico-libéraux-libertaires.

Certes, certes… les ennemis – même mortels – de mes ennemis ne sont pas forcément mes amis, et assez loin s’en faut ! Mais je dois tout de même l’avouer : le simple fait de voir, « grâce » à Trump, et souvent à la seule évocation de son nom, éructer de haine ou s’étrangler de rage un Kassovitz, un Aphatie, ou un Hamon, fut – et demeure, aujourd’hui encore – pour moi une presque indicible « volupté de fin gourmet » (2).

2) Bien plus profonde raison, en fait primordiale pour moi, et aujourd’hui principale cause de mon terrible retour de flamme « trumpienne » : les positions géopolitiques totalement improbables pour un leader politique américain, positions pourtant affirmées en de maintes occasions, avec force et non sans un certain courage, par notre vilain petit canard à crinière jaune.

Durant toute la campagne électorale américaine, Trump opposa à la traditionnelle «Manifest Destiny » (3) d’une Crazy Hillary néoconservatrice jusqu’au bout de ses faux ongles, hystériquement va-t-en-guerre et totalement vendue au lobby militaro-industriel américain ou à l’AIPAC, une volonté iconoclaste, presque révolutionnaire, de rompre avec des décennies d’interventionnisme américain délétère, décennies qui ont vu les USA semer (ou tenter de le faire) partout sur la planète la déstabilisation, la terreur, la mort, puis le chaos , que cela soit directement (et militairement) ou plus ou moins dans l’ombre (notamment via les « printemps arabes » ou les « révolutions colorées »), par l’entremise de ses marionnettes ou affidés (politiciens corrompus, ONG pilotées, Soros & Co, etc.), voire grâce à des opérations sous faux drapeau : Afghanistan, Serbie, Irak,  Libye, Tunisie, Egypte, Syrie, Venezuela, Ukraine… en ont successivement fait les frais, et la liste n’est même pas exhaustive ! Le tout – destruction de structures étatiques (Irak), voire de pays entiers (Libye), millions de morts et de déportés, gigantesques pillages de richesses, déstabilisations régionales majeures, et à présent risques d’embrasement général – constamment au nom du « bien » et de la « démocratie », bien entendu !

Alors oui, malgré son côté grand guignolesque souvent extravagant, malgré ses outrances, ses limites, ses tweets, sa vulgarité évidente…voir gagner un Donald Trump déclarant à la face du monde que l’Amérique devait à présent impérativement s’occuper de mettre de l’ordre chez elle, au lieu de prétendre l’imposer chez les autres, plutôt que de voir succéder à la Maison blanche, et à un Prix Nobel de la Paix (sic) recordman du monde des interventions militaires impériales, une Hilllary Clinton frapadingue et belliciste, confite dans sa haine de la Russie, de la Syrie ou de l’Iran « comme un marron dans le cul d’une dinde » (4), était un des seuls grands bols d’air frais (à l’échelle planétaire, s’entend) de l’année écoulée. On pensait que le monde allait pouvoir un peu, géopolitiquement et militairement au moins, poser les valises impérialistes américaines…

Hélas… par faiblesse politique, par inconstance coupable, par inculture historique et diplomatique sans doute, par couardise aussi peut-être (il ne serait pas le premier Président américain indocile à se faire descendre, on le lui a sans doute bien fait comprendre), ou même pour tenter d’amadouer un peu la meute lancée médiatiquement à ses trousses depuis son émergence dans le paysage politique américain, Trump a, jour après jour, reniement après reniement, tout lâché sur l’international (qui nous concerne) pour tenter de sauver ses pauvres meubles en politique intérieure (dont nous n’avons que faire)…

Russie, Ukraine, Syrie, Israël-Palestine… rien n’a changé, rien ne changera dans le bon sens en politique étrangère américaine, on le sait bien à présent. Trump n’ira sans doute pas aussi loin que l’aurait fait Clinton, mais il a déjà en réalité, en un an de mandat, et de par ses revirements successifs, ses déclarations intempestives et très souvent carrément irresponsables (Corée du Nord, Pakistan, Jérusalem, UNESCO, etc.), grandement contribué à déstabiliser encore un peu plus un monde qui n’en avait vraiment pas besoin. L’arrogance des USA, la prétention à commander la planète par la force militaire, par les menaces de représailles et bien entendu grâce à l’outil ultime que constitue le Dieu dollar (pourtant un bien grand malade économique, et en phase presque terminale) sont toujours aussi présentes, aussi pesantes.

Les deux derniers épisodes des errements destructeurs Trumpiens au Moyen-orient en apportent la triste preuve, avec dans un premier temps la déclaration lamentable sur la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme étant la capitale de l’état hébreux, reconnaissance en totale violation du droit international et de toutes les résolutions des Nations-Unies depuis les origines du conflit israélo-palestinien, puis dans un second temps le scandaleux appui (au regard, là encore, du droit international et de la non ingérence dans les affaires intérieures des états) via Twitter aux manifestations anti-gouvernementales en Iran (5), ces manifestations ayant pourtant été souvent particulièrement violentes et même meurtrières, bien que n’impliquant en réalité que fort peu de monde dans le pays (6). Des manifestations d’ailleurs très largement, on en prend un peu plus conscience jour après jour en découvrant la presse et les déclarations des chancelleries occidentales, orchestrées ou tout au moins très largement instrumentalisées de l’extérieur (et selon le même scénario cousu de fil « coloré » qu’en Ukraine, en Libye ou en Syrie).

En  forme de cerise sur un gâteau diplomatique Trumpien désormais donc pour moi totalement indigeste, on a vu ces jours derniers les USA oser réclamer à l’ONU, « en signe de soutien aux manifestants iraniens » (sic), une réunion d’urgence du Conseil de sécurité ! Pour traiter, en toute illégalité… des affaires internes d’un pays souverain, dont nul, et que cela nous plaise ou pas en Occident, ne peut pourtant contester la légitimité démocratique ! Et on a pu entendre à cette occasion l’ambassadrice US Nikki Haley oser dénoncer lors de cette réunion d’urgence « les dépenses d’armement iraniennes aux dépens du bien-être de la population »…

Avouez que de la part de la représentante d’un pays dont les-dites « dépenses militaires » sont de très loin les plus importantes du monde (608 milliards de dollars en 2018, soit 45 % des dépenses militaires sur la planète, contre par exemple 3,6% à la France de Macron ou à la Russie de l’ignoble Poutine. Quant à l’horrible budget militaire iranien, il est lui évalué à… 10 milliards de dollars !)… de ce même pays où les dernières statistiques officielles (2014) sur le « bien-être des populations » recensaient 47 millions d’américains recevant des bons d’aide alimentaire, et plus de 600 000 personnes vivant dans la rue, dont au moins 22 000 enfants (7)… ça aurait tout de même un peu tendance à décoiffer le brushing Trumpien, ou dans le moins sévère des cas, à nous dérider très cyniquement les zygomatiques !

Question culot impérial, distribution de leçons indécentes, foutage de gueule et autres spécialités ricaines : Clinton (monsieur), Bush (papa et fiston), Obama (black is forcément beautiful), et maintenant Trump… c’est finalement encore et toujours le même combat, hélas ! Oui, décidément, Donald nous aura Trumpé, et énormément !

Marc LEROY – La Plume à Gratter

_____

1) Un Président ne devrait pas dire cela, de Davet et Lhomme.

2) « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet ». Courteline.

3) Le Manifest Destiny (en français destinée manifeste) est une idéologie néoconservatrice américaine selon laquelle les Etats-Unis ont vocation par mission divine à répandre la « démocratie » et à imposer leur civilisation dans le monde.

4) Pierre Desproges.

5) « L’Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama »… « Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l’Iran est confisquée, comme les droits de l’Homme. Il est temps que ça change »… « Les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais, et le jour viendra où le peuple iranien fera face à un choix. Le monde regarde ! »

6) Les Iraniens ne veulent pas de nouvelle révolution. Entretien avec l’iraniste Jean-Pierre Digard.

7) Source Wikipedia.

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13 Responses to Finalement, Donald nous aura Trumpé… énormément !

  1. Carine le 9 janvier 2018 à 0 h 28 min

    Bof…
    Je crois surtout qu’il n’a pas envie de finir comme les Kennedy.
    Donc il va dans le sens des vrais détenteurs du pouvoir aux USA (et partout)B.
    Il n’est ni sot ni suicidaire.
    Donc, il fait plaisir aux maîtres.

    Bonne année, Marc !
    Ménage-toi !
    Bises

  2. JOSEPHINE le 8 janvier 2018 à 10 h 59 min

    Ai reçu un lien ce matin d’un ami qui m’a permis de lire un US GO HOME ! Alors avant de déposer ce qu’il contient, tiens à préciser que sur la liste des nombreux salopards à foutre en l’air, j’en retire un seul : D.TRUMP. Patiencesssss…laissons-lui le temps de virer ce qui est nuisible autour de lui, ce qu’il l’est pour nous par ricochets, aujourd’hui encore. Je suis pour couper ce cordon ombilical qui nous lie à l’Amérique depuis trop de décennies, en espérant des relations d’un autre genre, du genre en pensant comme Donald, à savoir : uniquement à nous et à la FRANCE sans oublier ceux qui ont donné leurs vies pour Elle.

    « Au vu de l’évolution des divers conflits au Yémen, en Irak, en Lybie, au Sahel, en Syrie, en Égypte ou au Liban, on peut se demander si en 2018 l’Europe ne devrait pas changer radicalement de politique envers le monde arabe, alors qu’elle avait suivi aveuglément et naïvement les États-Unis et leurs complices du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie Saoudite, en aidant les mouvements terroristes et les multiples milices rebelles aux gouvernements souverains.

    Non seulement les Européens vont subir une vague d’immigrations incontrôlées, mais ils vont payer le prix du sang, consécutif à leur complaisance envers les djihadistes partis en Irak et en Syrie combattre les « tyrans » locaux.

    Qui peut encore croire aujourd’hui en la sincérité de Donald Trump, parlant de la paix dans le monde ? Ou de J-C Juncker, Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui nous affirment que l’immigration clandestine sera mieux contrôlée ?  »

    QUI ? Moi car je ne peux me résigner à comparer un Trump à un salaud de Juncker et aux autres qui le suivent.

  3. Mildred le 7 janvier 2018 à 16 h 11 min

    En même temps, chère Plume, on me dit que la plupart des Américains en sont satisfaits. Il y en a même qui parient que Trump sera réélu. Alors que chacun se contente de balayer devant sa porte – et chez nous, il y a de quoi faire – et les cochons seront bien gardés !
    Très bonne année à vous !

    • marc le 7 janvier 2018 à 18 h 04 min

      Quel plaisir de vous retrouver ici, ma chère Mildred !

      Il me paraît difficile tout de même de dire que « la plupart » des Américains sont satisfaits. Le pays est coupé en deux et très clivé à son égard : les uns sont pour, les autres viscéralement contre. Ceci dit, en effet, il a peu perdu d’opinions favorables dans son électorat. Et c’est assez normal :

      1) La raison principale du vote de l’Américain moyen concerne presque exclusivement la politique intérieure. De ce côté là, Trum fait (ou essaie de faire) ce qu’il avait dit !

      2) la trumpophobie délirante des ennemis du nouveau président a tout pour les crisper dans leur choix, et je le comprends tout à fait.

      La déception dont je parle dans cet article concerne comme je l’ai dit UNIQUEMENT la diplomatie et l’interventionnisme ricains. La politique intérieure, effectivement, je suis d’accord avec vous, ça les regarde, eux. Mais l’international nous impacte aussi, nous, et pas qu’un peu : rappelez-vous la Serbie, l’Afghaniistan l’Ukraine, la Syrie… et ça a fait sur les dernières décennies des millions de morts (oui, des millions).

      très bonne année à vous aussi, bien entendu !

      Grosses bises

  4. JOSEPHINE le 7 janvier 2018 à 10 h 33 min

    Je comprends votre belle désillusion Marc mais ne la partage pas vraiment pour autant. La bouche de Trump en « cul de poule de traviole » tout là-haut est la mienne ce matin à propos du président Américain après vous avoir lu. Le préférant de loin à la fêlée du bocal, la va-t-en guerre Clinton et à l’Obama du même acabit, je lui laisse encore du temps pour qu’il prouve (malgré ses marches arrière) qu’il a voulu arriver au pouvoir uniquement pour défendre les intérêts des américains, à travers leurs emplois, leurs racines, leurs us et coutumes, leurs traditions. Il n’est pas arrivé au pouvoir grâce à la franc-mac ni à la mafia qui roule avec ! Il n’a rien à voir avec la démone Merkel, avec le psychopathe Macron, tous deux protecteurs de l’état islamique où qu’il stationne. Je suis Poutine et Bachar pour leur lutte acharnée contre les barbares venus envahir la Syrie. Il suffit de compter les morts parmi les troupes de l’Armée Russe et celles de El Assad pour savoir qui a vraiment combattu au péril de sa vie la saloperie d’état islamique. Donc, pour Trump, wait and see… Il y a tellement de salauds parmi les grands dirigeants en ce bas monde, que j’éprouve presque de la sympathie pour les moins salauds. C’est grave toubib ? oui ça l’est.
    J’ose espérer que vous ne me tiendrez pas rigueur de n’être pas tout à fait en accord avec votre article d’aujourd’hui Cher Marc. Vous souhaite un excellent Dimanche autour des Rois. Et je vous embrasse affectueusement.

    • marc le 7 janvier 2018 à 10 h 47 min

      Ma (très) chère Joséphine,

      Il ne saurait être question de vous tenir rigueur de votre relatif désaccord avec mon dernier article : pas de ça entre nous, m’enfin ! :-)

      D’ailleurs, je n’ai en réalité pas grand chose à redire à ce que vous exposez fort brillamment ici : oui, Trump, c’est moins pire que Crazy Hillary (je le dis d’ailleurs, je crois) ! Oui, il est moins ploutocrate, vendu au système que tous les autres ! Oui, il est moins coupable de complaisance avec les fous d’Allah ! Oui, en politique intérieure américaine, il semble faire un boulot non négligeable, et qui demande un peu de temps avant de tirer un premier bilan, tant les bâtons qui lui sont mis dans les roues sont nombreux… n’empêche : j’espérais grandement une inflexion de la politique étrangère américaine sous Trump, inflexion (radicale) qu’il n’avait cessé de promettre durant sa campagne. Force est de constater que sur ce point, l’état profond américain a totalement repris la main… d’où mon dépit du jour, car je voyais dans ce changement là l’intérêt principal (pour nous Français, et pour le monde aussi d’ailleurs) de l’élection du trublion Trump à la tête des Etats-Unis.

      Quant à votre excellent dimanche… je vois que vous persistez dans votre islamophobie primaire ! Je n’en attendais pas moins de vous :-) ! Le Leroy va donc suivre votre conseil, et aller fêter les Rois avec sa chère mère, cet après-midi ! Bon dimanche, finalement !

      Bises au carré, si ce n’est au cube

      • JOSEPHINE le 7 janvier 2018 à 12 h 56 min

        « Pas de ça entre nous m’enfin !  » Ouf que je me sens mieux… Alors oui, fêtons les ROIS mon cher Marc, avant d’avoir obligation de fêter demain d’autres rois qui sont seront ceux du pétrole, propriétaires de PARIS. Bon alors, revenons à ce joyeux luron de Leroy qui va aller fêter les bons Rois chez sa chère Mère. Que OUI c’est un bon Dimanche voyons Vous me direz qui a croqué la fève et quelle tête elle avait.

        Si vous saviez comme j’apprécie votre humour présent dans toutes les circonstances !!! Il est cicatrisant.

        Ne trouvant rien au-dessus du « cube » pour vous doubler…
        Bises jusqu’à l’infini. Tiens, en parlant d’infini, je l’ai ressenti une fois physiquement dans le désert à l’âge de onze ans à peine.

      • Vent d'Est, Vent d'Ouest le 25 janvier 2018 à 21 h 25 min

        Bonne année Marc et surtout tous mes voeux de bonne santé !
        Je vous retrouve avec plaisir.
        Je partage l’opinion de Joséphine. Trump fait ce qu’il peut avec tous ces chiens à ses basques mais il semble qu’il avance, parfois difficilement, il est vrai,mais il avance. Souhaitons-lui beaucoup de succès malgré ce qu’en dit, je ne sais plus qui, un politique anglais, je crois, qui augure à Abbas l’élimination proche de Trump. Je ne sais pas ce qu’il veut dire par là mais je tremble pour le président des USA.

  5. Trechelaplaine le 7 janvier 2018 à 10 h 29 min

    Merci Marc pour ce bel éclaircissement dominical !
    Trump fait ce qu’il peut, c’est à dire pas grand chose, à la tête d’une nation dirigée par une administration omnipotente qui ne lui laisse qu’un jouet pour s’occuper, donner l’air à ses électeurs qu’il est encore là et à ses détracteurs qu’il est bien le beauf qu’ils dénoncent: le Tweet !
    L’élection de Trump prouve, si besoin était, au moins une chose: l’incapacité intellectuelle des Démocrates, mais aussi de nos médias nationaux qui le harcèlent quotidiennement, à accepter un verdict électoral qui leur est défavorable ou qui ne leur convient pas. C’est comme la liberté d’expression: seule la leur compte, celle des autres est sujette à leur censure !
    Certes, le personnage est loufoque et probablement incompétent sur de nombreux sujets, mais l’économie américaine se porte bien et là-bas, il se moquent de nos fariboles socialo-gauchistes qui conduisent à l’extinction de tout ce qui est grand et beau. Et n’oublions pas que Trump à permis d’éviter le pire: Hillary Clinton !

    • marc le 7 janvier 2018 à 10 h 53 min

      Commme pour le dernier commentaire de Joséphine, je n’ai strictement rien à redire avec ce que vous écrivez ici, mon cher Trechelaplaine : je suis d’accord sur tout ! Reste, comme je l’ai dit à notre chère amie, ma déception réelle et inquiète concernant l’impérialisme américain, auquel voulait mettre un terme le sieur Donald, et qui, c’est très clair aujourd’hui, a encore de sacrés beaux jours devant lui… ce qui est me semble-t-il une très, très mauvaise nouvelle pour le monde ! D’où ce billet de méchante humeur…

      Amitiés

  6. Catherine le 6 janvier 2018 à 21 h 45 min

    Les zotres, les zotres, les zotres, et nous, si pour une fois on se regardait d’un peu plus près! Si on arrêtait la plainte pour se prendre en mains une bonne fois !

    Si on devenait sujet du verbe et non objet, ça nous changerait et pour sûr que ça changerait l’atmosphère!

    • marc le 7 janvier 2018 à 9 h 28 min

      Chère Catherine,

      je ne vois pas trop le sens, ni même l’intérêt de votre commentaire du jour… ben oui, les « zotres », comme vous dites, ça compte forcément quand on évoque le monde, la géopolitique, la diplomatie et l’impérialisme ! Si vous avez une recette (miracle) pour faire en sorte que le monde entier se réduise d’un seul coup à notre seul petit hexagone national, n’hésitez pas à nous en faire profiter ici… mais permettez-moi d’émettre quelques doutes à l’avance !

      Les positions américaines, notamment celles exprimées par leur nouveau président, que cela nous plaise ou pas, ont une importance évidente dans les affaires de la planète… d’où la profonde déception qui a motivé la rédaction de cet article.

      bises

      • Catherine le 7 janvier 2018 à 11 h 45 min

        Le sens Marc, c’est celui qui m’est venu en lisant le début de votre billet, je ne l’ai pas lu jusque la fin, parce que ça m’énerve pour tout vous dire, le sens, c’est le lien que j’ai fait, ce n’est même pas moi, ça s’est fait par devers moi, entre ces plaintes continuelles que nous ne cessons de faire ( c’est tout ce que nous savons faire d’ailleurs, nous plaindre!) et un livre que j’ai lu il y a une dizaine d’années et qui s’appelle « la fin de la plainte » de François Roustang.

        Le sens est là, tout entier là, dans le fait que se plaindre entretient quelque chose d’une passivité maladive, et qu’il serait temps que nous activions nos potentialités et les actualisions, parce qu’à ce train-là, dans dix ans, c’est le même topo.

        Voilà ce que je voulais dire et que si nous continuons à répéter nos litanies, les chats ne donneront pas des chiens parce que à ce que je sache, ce n’est pas Lourdes ici ni même ailleurs.

        Ce que nous voulons ne va nous tomber dans le bec du seul fait que nous l’invoquons, il faut aller le chercher.

        Aidons-nous et les forces arriveront.

        Plaignons-nous et les forces s’éteindront.

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